Paddle Your Own Canoe, ou littéralement « Pagayer son propre canoë », raconte la vie cachée de Ron Swanson. Enfin presque.

Ou plutôt de son presqu’alter ego, Nick Offerman. Pour ceux qui ne connaissent pas ce vieux Nick, mon bon pote avec qui je brunche un dimanche sur deux, c’est l’acteur qui peut avoir attirer votre regard dans la comédie Parks and Recreation. Le grand moustachu boss de Leslie Knope. Il me disait justement dimanche dernier, alors que je venais d’attaquer mon burger saignant, qu’il mentionnait dans son autobriogaphie l’importance de manger de la viande rouge. Du coup, fervente défenderesse des protéines animales, je me suis mise à avaler son livre que je n’avais pas encore lu. Le sous-titre de Paddle Your Own Canoe est One Man’s Fundamentals for Delicious Living. Et qui n’a pas rêver d’un style de vie délicieux ? Je me voyais déjà appliquer ses conseils.

nick offermanLe livre est découpé en 16 chapitres, variant d’un chapitre sur son concept de la vie à un chapitre sur sa vie tout court. Ma première surprise fut d’apprendre que lors de sa naissance, Nick Offerman n’avait pas de moustache… COMMENT ?! s’écrie-t-on de toute part. Et pourtant, hélas, c’était un bébé tout à fait normal en Illinois. Un enfant très proche de sa famille d’ailleurs, qui est comblée d’éloges particulièrement dans les premiers chapitres sachant qu’on suit un ordre chronologique. C’est un homme, « un vrai » avec le goût du travail manuel et le respect des femmes dit-il. On apprend plein d’autres petits détails, comme le fait que le personnage de Ron Swanson qui est sculpteur de bois est un peu basé sur lui-même puisqu’il détient sa propre entreprise Offerman Woodshop qui vend des meubles mais aussi des canoës. Comme on le suppose, l’auteur n’a pas la langue de bois, et ça se ressent à la lecture où il n’hésite pas à appeler un chat, un chat, ou plutôt une chatte, une chatte.

Par moment, on hésite entre le scepticisme et l’admiration totale, comme quand on apprend qu’il a été arrêté et mis en détention pour avoir volé des cassettes audio, et ce, huit fois la même… Bon, après avoir payé sa caution, il s’en est sorti indemne, non pas sans avoir avoir lancé un petit discours qui montrait sa nonchalance face à l’autorité. D’accord, ce n’est pas encore du niveau de Ron Swanson qui est carrément anti-gouvernement et anti-religion, ce serait plutôt se moquer gentiment de l’ordre et de la morale. Et à côté de ses tribulations scolaires, il nous explique qu’il aime le vin et la bière ainsi que le whisky, sans oublier son passage par différentes drogues. Toujours rien d’étonnant. Malgré les points communs entre Nick et Ron, j’en ai cités mais on peut encore rajouter sa pratique du saxophone, il faut le rappeler, ils sont deux entités différentes ! C’est répété maintes fois. Dommage, car étrangement, je n’ai aucun mal à imaginer Offerman comme Swanson. Passons.
A part ça, l’ensemble de l’ouvrage est une belle ode à sa femme, Megan Mullally. Ils sont mariés depuis 2003 et grâce à Will & Grace, un bon réseau s’est formé autour de lui pour qu’il existe dans le showbiz. C’est certainement les chapitres les plus intéressants (okay, avec les petits trucs sur comment aborder le quotidien tout droit sorti de « Chasse et Pêche »), surtout pour les curieux qui voulaient en lire plus sur Parks and Rec, quand il décortique un peu les coulisses puisque son livre est sorti fin 2013. On assiste donc à ses galères de jeune acteur, sa lutte contre ses agents, sa rencontre avec les gens du monde la comédie et notamment de l’Upright Citizens Brigade dont parmi eux Amy Poehler, Rob Corddry (qu’il retrouvera dans Children’s Hospital) etc. Petite anecdote quand même, à la base, pour P&R, son audition se faisait pour un love interest de la beautiful spinster Ann. Il était en compétition avec Adam Scott et avait conclu qu’il allait perdre car il n’était pas assez beau… On connait le résultat, aucun des deux n’a eu le rôle, mais Ron Swanson a été créé spécialement pour lui, tandis que Scott allait rejoindre la série à la fin de la saison 2.

A notre prochain brunch, je lui dirais que j’ai bien rigolé en lisant son bouquin, mais qu’il fallait pas qu’il s’étonne qu’on l’appelle Ron Swanson dans la rue après ça.

(P.S. : Rob Lowe a également sorti deux mémoires Stories I Only Tell My Friends et Love Life. Le premier ne mentionne pas du tout Parks, quant au second, il parait qu’il ressemble au premier… Il ne reste plus qu’à attendre le bouquin d’Amy Poehler Yes, Please! qui sort le 28 octobre.)