Que seraient les nouvelles séries estivales sans un show boosté à la mythologie surnaturelle ? Heureusement, Syfy a pensé à tout en commandant la série « Dominion », adapté du film « Legion » de Peter Schink et Scott Stewart.

Quand les Anges se rebellent et descendent sur Terre pour détruire les humains, on s’attend à tout… Jusqu’à ce que l’archange Michael viennent porter main forte aux humains, quitte à se brouiller avec les siens. Après avoir vu 3 épisodes du show, que faut-il attendre de cette série bien remplumée ?

dominion

© Syfy

25 ans après la fin du film « Legion », les derniers survivants de la guerre contre les Anges se sont retranchés dans de grandes villes, protégées par des hauts murs. Tout le monde essaie de continuer à vivre en se raccrochant à un mince espoir : l’arrivée de l’Élu, un bébé sauvé par Michael et qui devrait enfin libérer la terre des Anges noirs… Mais en attendant ce grand sauveur, la population est obligée de vivre sous un système de castes, où certains dorment sur des cartons tandis que d’autres vivent dans les plus beaux palaces.

L’histoire n’a rien de très original (même sans avoir vu le film « Legion », le thème de la guerre entre les créatures ailées et les humains me semblait familier), sans parler des relations entre les différents personnages : le soldat d’origine modeste tombe amoureux de la fille du riche général, il y a le haut-gradé dangereux et prêt à tout pour récupérer le pouvoir, ou encore la figure paternelle dont s’éloigne le héros. Malgré tout, « Dominion » se laisse regarder et surtout, s’apprécier. Est-ce grâce aux beaux effets spéciaux nous permettant d’admirer les ailes déployées des anges ? Peut-être. Est-ce parce qu’après toutes les histoires sur les vampires et les loup-garous, nous avons besoin de voir autre chose ? Sûrement.

Évidemment, cela reste une histoire de guerre, un conflit entre deux groupes qui se détestent l’un l’autre, mais pourquoi ne pas y ajouter un élément un peu surnaturel, et quelques traîtres  indécis ?

© Syfy

© Syfy

« Dominion » peut nous offrir ce petit moment de divertissement mythologique. Certes, la série a quelques moments longuets et des articulations déjà bien rodées, qu’on devine vite, mais je ne doute pas qu’elle pourra nous surprendre dans les prochains épisodes, comme elle a fait avec certains de ses personnages. Il suffirait que le fameux « héros élu » que tout le monde attend soit un peu moins lisse…