Il y a des livres comme ça dont on sait qu’il faudra absolument qu’on les lise un jour. La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert en fait partie pour moi. C’est donc avec impatience que j’attendais 1) d’avoir le temps 2) la sortie en poche, parce que j’aime promener mes bouquins partout et que la version grand format était plutôt volumineuse.

C’est donc avec La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert que je me promène tous les jours de la semaine. Pour le métro, pour la pause déjeuner, pour la fin d’après-midi à la maison, pour le soir avant de dormir… Avec ses chapitres courts qui nous emmènent dans différentes périodes et vers différents personnages, ce roman est parfait pour la lecture suivie aussi bien que pour la lecture fragmentée.

Nous rencontrons tout d’abord Marcus Goldman, célèbre écrivain en panne d’inspiration, qui décide de rendre visite à son mentor Harry Quebert. L’un comme l’autre, ils n’ont publié qu’un seul immense succès. Le succès d’Harry Quebert, c’est Les Origines du mal, best-seller absolu qu’il a rédigé à la table du Clark’s, restaurant d’hamburgers de la petite ville d’Aurora. Alors que Marcus est en « convalescence » intellectuelle et spirituelle chez son vieux maître, il fait une découverte déconcertante. Harry aurait eu une aventure avec Nola, une jeune fille de quinze ans, alors que lui en avait le double, juste avant qu’elle ne disparaisse mystérieusement… Marcus ne sait que penser. Persuadé qu’Harry est incapable d’être mêlé à une telle affaire, les faits malheureusement sont contre lui.

Prix Goncourt des Lycéens 2012, Grand Prix du roman de l’Académie française, Joël Dicker avait beaucoup fait parler de lui lors de la sortie de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. Je ne peux que modestement confirmer ce succès. Le roman est passionnant. Beaucoup de sujets y sont abordés, hormis l’enquête policière autour de la disparation de Nola. On y trouve aussi de très beaux passages sur une amitié entre deux hommes qui se respectent et s’apportent énormément en tant qu’écrivains. Le livre parle aussi d’amour. Joël Dicker brasse pas mal de personnages. Un ton un peu naïf parfois pourra laisser perplexe. Quelques clichés inutiles, des dialogues un peu simplistes. Mais un talent pour mener l’histoire, du moins dans la structure du texte. Aérée, elle laisse la part belle à l’évolution des personnages et à leurs destins propres.

En attendant le dossier Rentrée Littéraire que nous vous préparons pour fin août-début septembre, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert dans sa pratique version poche est ma recommandation pour l’été. Si vous ne l’avez pas encore lu mais que vous en aviez le projet, ça me semble être le bon moment. Ces journées ensoleillées vous permettront de ressentir l’atmosphère de la petite ville d’Aurora et des passages au bord de l’eau. Tout en frissonnant à la lecture des moments un peu plus glauques de cette disparition et de cette histoire d’amour qui dérange.