Bastards, petit dernier d’Ayerdhal, est sorti le 20 février au Diable Vauvert. Après Rainbow Warriors, voyons ce que notre chroniqueuse Lola a pensé de ce nouveau roman.

Bastards, les chat(tes) de gouttière ne se domestiquent pas.

ayerdhal-bastardsAlexander Byrd est un écrivain atteint du syndrome de la page blanche depuis qu’il a gagné le Pulitzer avec son dernier livre, qui rendait hommage à sa défunte femme et à la ville de New York. Un de ses condisciples lui propose un drôle d’exercice : partir sur les traces de la protagoniste d’un fait divers, une petite vieille qui aurait mis en déroute trois voyous avec l’aide de son chat. A sa grande surprise, cet exercice de style va plonger Alexander dans un incroyable conflit opposant différents services de renseignement américains à une tribu de femmes aussi fatales que félines. Devra-t-il payer de sa vie le retour de son inspiration littéraire ?

Ayerdhal a été en tout cas bien inspiré en nous livrant Bastards, cette histoire au rythme endiablé. Au-delà d’un thriller aux accents fantastiques bien ficelé, c’est surtout la galerie de personnages féminins, des femmes toutes plus singulières les unes que les autres, qui fait mouche dans Bastards. Alexander, ou « Xander » va parvenir à débusquer, avec l’aide de deux amis policiers, la petite vieille dame, Janet Bond. Cette Janet Bond se révèle être une chef de clan excentrique et mystérieuse qui ne révèle ses secrets qu’au compte-goutte. Embarqué presque malgré lui au sein de cette grande famille exclusivement féminine, sensuelle et dangereuse, Xander va se retrouver au coeur d’un conflit ancestral.

Si vous avez envie d’un bon thriller qui ne vous tombera pas des mains, si vous aimez (voire vénérez) les chats, si vous aimez les livres qu’on imagine déjà sur grand écran, alors Bastards est pour vous.

« Avec ce que tu m’as appris sur Sandra, je pense finalement que c’est New York qu’il te faut arpenter. Oublie la connaissance que tu as de la ville et de ses habitants, joue à inventer des vies pour chaque inconnu que tu croises, choisis ceux qui t’inspirent le moins et imagine-les dans des situations qui ne ressemblent pas à ce qu’ils dégagent. Décale-les, décale-toi. Prends The man who ate the biggest apple à contre-pied. Noue toutes ces vies ensemble par un lien arbitraire, un fait-divers quelconque, absurde… Tiens, tu as entendu parler de cette vieille qui a occis trois voyous avec un outil de jardin ?
– Et un chat, oui, comme tout le monde.
– Retrouve-la. « 

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