DIVERGENTE

Prouvant une fois de plus que les studios cherchent leur nouvelle poule aux oeufs d’or, Divergente est la nouvelle adaptation « star » du moment après les échecs de Sublimes créatures, Mortal Instruments ou Ender’s Game.

Après Harry Potter, Narnia, Hunger Games et Twilight, il est difficile de trouver une saga littéraire aussi importante à adapter au cinéma. Avec Divergente, roman écrit par une jeune femme d’à peine 22 ans, Lionsgate et Summit veulent renouveler le succès de la saga Twilight. 2h19 après, quelle critique peut-on faire à ce film  de 85 millions de dollars avec l’actrice montante Shailene Woodley (Spectacular Now, The Descendants et le prochain Gregg Araki) ?

DIVERGENTE

Premier film d’une série de trois (ou de quatre, sait-on jamais avec les studios), Divergente se veut très introductif. L’univers présenté est assez basique. Après une guerre violente, Chicago est barricadée et coupée du monde. 5 factions sont créées afin de régir la société en place, les Audacieux, les Altruistes, les Érudits, les Sincères et les Fraternels. A leur majorité, les jeunes passent un test qui leur révéle leur faction diéale. Béatrice (Woodley) passe son test mais se révèle divergente, elle est aussi bien placée pour être audacieuse, qu’érudite ou altruiste, sa faction d’origine. Choisissant d’être chez les Audacieux, Beatrice coupe les ponts avec ses parents Altruistes et son frère devenu Erudit. Elle comprend qu’être Divergente est un danger sans savoir la raison. Dans la faction Audacieux, elle découvre une communauté entraînée au combat.

DIVERGENTE

Divergente joue la carte de l’initiation pendant une bonne heure et demi avant de vraiment s’intéresser à une histoire. Sans aucun vrai enjeu, ou vraie menace, le public suit Beatrice devenue Tris s’entraîner et tomber amoureuse (évidemment) de l’un de ses instructeurs, Tobias, joué par la jolie Theo James (Downtown Abbey,  Underworld : Nouvelle Ère).
Dans une sobriété à couper au couteau, le film déroule les scènes sans jamais intriguer. Pourtant, on reste devant, intéressé par ce qu’il se passe mais jamais impliqué. Comment prendre parti pour une faction qui se révèle puante de suffisance et manquant cruellement d’attractivité ? Cette faction, les Audacieux, n’a semble-t-il aucun vrai rôle. C’est après 1h40 que l’on comprend où l’histoire voulait arriver. Les Audacieux formés au combat se voient implanter une puce qui prend le contrôle de leur cerveau. Dirigée par Jeannine Matthews (l’inutile Kate Winslet), les Erudits prennent le contrôle des Audacieux pour éliminer les Altruistes. Pourquoi ? On ne comprend aps très bien. Le manque total d’informations quant aux relations entre les factions et leur rôle précis ne permet pas à Divergente d’être consistant. Au détour d’un premier twist, on comprend que Tris ne peut pas être contrôlée par la puce en tant que Divergente. Le film prend enfin un peu de dimension et on est pris par le rythme.

DIVERGENT

Jai Courtney

Les phases d’initiation sont toujours bénéfiques au récit car il permet d’égrainer de longues minutes en soulignant le background sans faire avancer l’histoire. Divergente est ainsi porté par cette première partie et s’emballe enfin, un peu tardivement, dans la traditionnelle rébellion. On parlait tout à l’heure de Kate Winslet mais Ashley Judd tente aussi de payer ses impôts avec un rôle assez merdique disons-le. Le peu de tension durant les phases de combat ont annihilé toute ambition  e créer un quelconque climax. Les gens se tirent dessus, se ratent à un centimètre mais meurt d’une façon idiote. Shaline Woodley a l’air perdue parmi tout ça, Theo James se la joue beau gosse ténébreux, il n’y a guère que Miles Teller (Spectacular Now) qui tire son épingle du jeu, et encore, il joue encore le même personnage d’insolent. Jai Courtney (Varro dans Spartacus et vu dan Die Hard) est charismatique comme jamais malgré un traitement honteux de son personnage.

Divergente peine à convaincre réellement, la faute à un manque cruel d’ambition du réalisateur Neil Burger (Limitless, L’illusioniste) et à un script qui n’explique rien. Digne d’un pitch de série CW avec un budget confortable, Divergente aurait été très bien à la télévision. Son petit score au box-office (moins de 100 million de dollars en 2 semaines) prouve qu’il faut vraiment une histoire audacieuse et sincère (jsutement) pour convaincre.