Le groupe Imagine Dragons était en concert hier soir à l’Olympia (6 mois après le Batalcan). Un spectacle dynamique et généreux qui fait honneur à leur album Night Visions (critique positive ici)sorti en février dernier.

Pas toujours évident pour un artiste de porter un concert d’1h30 avec un album seulement. J’ai un souvenir très mitigé du concert de Stromae après son premier album, qui avait notamment interprété 4 ou 5 fois Alors on danse… (aucun rapport, désolée). Night Visions comporte seulement 11 titres, qui seront tous mis à l’honneur. Le groupe propose au public des arrangements musicaux inédits en introduction et conclusion de chaque chanson. Une petite reprise sympathique de Stand by me, et hop, il est plus de 22h30 et on n’a pas vu le temps passer… Bien joué !

Petit rappel de l’historique du groupe

Composé de Dan Reynolds (chanteur), Wayne Sermon (guitare), Daniel Platzman (batterie) et Ben McKee (basse), le groupe Imagine Dragons (anagramme connue seulement des membres du groupe) s’est formé en 2008. Le groupe écume les casinos et bars de Las Vegas et sortent 3 EP avant d’être repéré par le producteur de musique Alex Da Kid. En 2012 sort Night Visions, qui sera un énorme succès. Imagine Dragons est aujourd’hui habitué aux premiers rangs des charts, remplit des stades aux Etats-Unis, et est hyper apprécié en France, comme nous avons pu le remarquer hier soir. Le public a entre 15 et 40 ans. L’enthousiame bon enfant de la salle est relayé par la présence sympathique de Dan Reynolds, qui communique énormément avec son public et lui raconte des histoires.

La playlist

Toutes les chansons de Night Visions y passent : Tiptoe, It’s Time, Amsterdam, Hear Me, Every night, Bleeding out, Underdog, Nothing left to say / rocks, Cha-Ching (Till we grow older), Working Man, et pour la fin du concert les efficaces On top of the world, Demons, et juste avant le rappel : Radioactive.

La scène de l’Olympia devient le terrain de jeu du groupe : guitares, batterie, mais surtout diverses sortes de tambours, que Dan Reynolds s’approprie en général en fin de chanson. On sent les membres du groupe très complices : ils communiquent beaucoup, et pour conclure le concert se rassemblent en cercle autour de la batterie devant un public conquis. Chouette image assez symbolique du message de fraternité et d’amitié qu’ils nous ont envoyé pendant 1h30.

Imagine Dragons, Olympia / photo Claire Lois

Imagine Dragons, Olympia / photo Claire Lois

Un sans faute

Un peu d’animation : gros ballons lancés dans la foule, jeté de baguettes de batterie à la fin, rappel bien choisi suite à un Radioactive électrisant, Dan Reynolds s’adresse spécifiquement au public français et adapte son discours. Je m’en étonne presque, je crois que je vais trop voir Muse en concert… Faut que j’arrête et retourne dans les petites salles. Je maîtrise mal le sujet, et vous laisse me dire si Dan Reynolds est une exception ou non, du coup. En tout cas, il a l’air réellement surpris et touché de l’accueil du public de l’Olympia. Les gens connaissent les chansons par coeur, et n’économisent pas leur énergie, à l’image du groupe.

Des interprétations et arrangements quasi parfaits : on trouverait du coup l’album presque trop lisse… Les effets de voix rendent beaucoup mieux en live, et Dan Reynolds laisse libre cours à sa spontanéité. Les mouvements de son corps marquent le rythme, inlassablement, et les tambours prennent le relais. Il propose au public de se charger des choeurs pour la dernière chanson ; l’effet rendu est vraiment sympa. Mes chansons préférées de l’album (On top of the world, Radioactive, Demons) ne sont plus du tout les mêmes en live. Une belle surprise, une chouette expérience à renouveler ! « On verra s’ils sont toujours aussi proches du public les prochaines années… » entend-on à la sortie. En effet, aujourd’hui comparés à Coldplay, reste à voir s’ils sauront garder cette fraîcheur, cette envie, cette simplicité… Je vérifierai pour vous avec plaisir.

Imagine Dragons, Olympia / photo Claire Lois

Imagine Dragons, Olympia / photo Claire Lois

Playlist (dans le désordre)

Tiptoe

It’s Time

Amsterdam

Hear Me

Every night

 Bleeding out

Underdog

Stand be my (reprise)

Cha-Ching (Till we grow older)

Working Man

On top of the world

Demons

Radioactive

Nothing left to say / rocks