50 nuances plus sombres est le deuxième opus sorti très vite après le premier. Dès le 3 janvier 2013 il était  en vente chez tous les (mauvais) libraires, suivi de près par le troisième opus sorti le 6 février 2013.

« L’intrigue » de 50 nuances, si je puis m’exprimer ainsi, se situe toujours à Seattle. On retrouve nos deux protagonistes principaux, Anastasia Steel et le trop parfait Christian Grey. L’histoire reprend là où elle avait laissé le lecteur à la fin du premier livre : après une folle passion de plusieurs semaines, Anastasia, un peu rebelle dans l’âme, avait enfin décidé de succomber aux pulsions un peu olé-olé de Cricri d’amour, sauf qu’elle n’a pas été déçue du voyage. Après plusieurs coups de fouets, fessées déculottées et autres joyeusetés, Anastasia ressort choquée de cette expérience et réalise qu’elle ne peut pas supporter les dérives de son bel hidalgo. Elle décide donc de le larguer comme une vieille chaussette.

Les voilà tous les deux embarqués dans une loooooongue période de dépression, qui en fait dure deux jours et trois pages. On ne va donc pas trop les plaindre. Ana perd 10 kilos, déjà qu’elle n’est pas épaisse (évidemment, elle ne pouvait pas faire comme 50% de la gent féminine et se goinfrer pour combler le vide). Christian, lui, erre comme une âme en peine.

Peu après sa rupture (donc environ 45 minutes après, proportionnellement au timing bidon du bouquin), Ana est embauchée dans une maison d’édition. Mais Christian réapparait vite dans sa vie… Coïncidence ? Je ne crois pas! Ils se rendent ensemble à une soirée et hop les voilà revenus dans les bras l’un de l’autre, la loi de l’attraction étant plus forte que tout. Ils remettent le couvert, leur folle passion recommence. A une différence près : cette fois Christian accepte de tenter de vivre une vraie relation amoureuse avec Ana, sans avoir envie de lui refiler des coups de cravaches toutes les deux minutes. Mais alors qu’ils pensent que tout va bien dans le meilleur des mondes, le passé plus que douteux de Monsieur Grey ressurgit…

50 nuances de Grey594 pages plus tard, ce livre n’a rien changé à ma vie. Autant 50 nuances de gris avait bénéficié de toute cette émulation autour de sa sortie. On a qu’à dire que c’était un peu justifié. Il y avait l’attrait de la découverte, de la nouveauté, de la lecture d’un genre qu’on n’aurait jamais osé lire autrement. Il avait apporté quelque chose d’un peu différent dans mon paysage littéraire. Un léger suspens flottait au fil des pages.

Autant cette fois- ci, à chaque page tournée je me disais : YES !! Une de moins !

Selon moi, le phénomène Fifty Shades s’est écroulé comme un pauvre soufflet raté. D’ailleurs, on n’en entend plus vraiment parler de cette saga !

Commençons par le style. La traduction n’est ni faite ni à faire. C’est à se demander pourquoi ils ont changé de traductrice entre temps. Déjà que la première était pas top… la deuxième touche le fond. Quant à l’histoire… on était déjà limite au bord du gouffre avec le premier livre : l’auteur a fait un grand pas en avant.

Tout est complètement ridicule dans ce 50 nuances. On peut facilement accepter une part d’impossible et de fantaisie dans certains romans, mais ici ça vire au pathétique et à la farce absolue. Quoi qu’il se passe, tout prend des proportions démesurées. La nouvelle intrigue et les nouveaux personnages introduits laissent complètement sceptiques.

Nos deux héros n’arrêtent pas de copuler, pour un oui ou pour un non, incapables de maîtriser leurs pulsions animales. OK c’était un peu l’idée de base de la saga : « la fête du slip en trois tomes ». Mais tout de même ! Peut-être n’ai-je pas bien saisi la grande différence entre les deux tomes… Dans le premier, la relation entre Ana et Christian était essentiellement basée sur un contrat SM. Maintenant ils sont dans une vraie relation amoureuse, ils s’envoient probablement en l’air différemment. Mais est-ce bien la peine de nous imposer cette déferlante de scènes de sexe absolument inutiles ? Pour tout vous dire, ça m’a donné envie de faire vœu de chasteté pour ne plus jamais en entendre parler ! (tellement crédible, ndlr)

50 nuances plus sombres

L’ouverture finale faite sur Cinquantes Nuances plus claires, laisse présager que le contenu du dernier livre sera encore plus creux que les précédents. On a hâte !

A la lecture de 50 Nuances de Grey, j’avais été un minimum embarquée dans l’histoire, me demandant ce qui allait se passer, me demandant où l’auteur voulait en venir. J’ai eu la réponse à cette question dès les premiers chapitres de 50 nuances plus sombres : NULLE PART !

Si vous avez envie de lire un bon livre qui ne sert à rien : n’attendez plus !

Si tout critique qui se respecte se doit de lire le troisième tome, je le ferai probablement. Il m’a fallu trois mois pour achever non sans mal 50 nuances plus sombres alors attendez vous à une critique de Cinquante nuances plus claires, troisième et dernier (MERCI MON DIEU) tome de la saga d’ici la fin de l’été 😉

 

Ndlr : malgré tout, les trois tomes de la saga « 50 nuances » sont toujours, inlassablement, en tête des meilleures ventes depuis des mois. Pas de baisse des ventes prévue pour le moment…