Film de James Keach avec Rachel Bilson( The O.C., Jumper, The Last Kiss) Waiting For Forever est une comédie romantique ? Pas vraiment vu que le romantisme n’est pas vraiment des plus agréables.

L’histoire ? Will Donner est un saltimbanque revient dans sa ville natale pour rencontrer enfin celle qui partageait sa vie quand il était gamin, Emma. Tout pourrait être beau et simple sauf que Will a un peu de mal à se détacher d’elle depuis 15 ans alors qu’il ne l’a jamais revu depuis la mort de ses parents qui l’a traumatisé et Emma a ses soucis à elle.

Je reviewe des films méconnus plutôt que les derniers DVDs sortis, c’est un peu la valeur ajoutée de ce blog 🙂 Vous auriez voulu des avis sur Paranormal Activity 2 ?…

Bref, Waiting For Forever est réalisé par Monsieur Docteur Quinn, en fait le mari de Jane Seymour. Il n’es pas connu pour son talent de réalisateur cinéma, il a officié sur divers téléfilms de facture classique… et il ne sera pas connu pour ce film non plus ! Outre un montage efficace quand il s’agit de raconter le passé, Keach ne sait pas du tout dirigé ses acteurs. Tous les protagonistes sonnent faux durant la moitié du film. Incroyable de voir toutes les scènes gâchées par des réactions ou un jeu à côté de la plaque. Heureusement, dès que Will et Emma se rencontrent, la direction se fait plus souple et les acteurs peuvent enfin être un peu plus juste.

Waiting for forever

Concernant les flashbacks, la photographie est assez jolie, sorte de mix entre du Super 8 et de la rêverie. Le générique reprend cette atmosphère et nous emporte dès les premières secondes. Seulement voilà, rien ne porte le film à cause du personnage central et de sa finalité qui ne sont pas du tout travaillés. Le background de Will Donner n’est pas palpable, il raconte son histoire à des inconnus et on se retrouve devant un film qui pourrait avoir un capital sympathie énorme, une romance contemporaine qui traverse les années. Seulement, le script rajoute des éléments mal maitrisés comme le fait que Will parle à ses parents morts, qu’Emma a trompé son copain, que ce dernier a tué l’amant en question, que le père d’Emma est souffrant. Il n’y a rien de prenant. Elizabethtown avait aussi cette faiblesse de ne pas se sentir concerné par le personnage principal.

Il y a pourtant de bonnes choses. Emma disant à Will, il y a quinze ans que ses parents seront toujours présent près de lui, est le point de départ du problème de Will. Le jeune homme a pris au pied de la lettre cette phrase et il leur parle quelques fois. Pourtant ce mal n’est jamais clairement utilisé, au détour d’une scène Emma le remarque et ça ne sera réutilisé qu’une autre fois quand Emma découvrira la raison. Cet élément pouvait offrir un pathos intéressant.
Le fait que Will ai suivi Emma durant toutes ces années est aussi une bonne chose, mais en une scène tout est annihilé, Emma découvrant cette sorte de « stalking » rejette complètement Will et rien n’évoluera.

 

En fait, Waiting For Forever a un script trop compliqué pour ce qu’il veut raconter. Les parents d’Emma sont transparents malgré des scènes au potentiel énorme. Le copain d’Emma qui a tué l’amant par accident (pote du copain également !) est juste un prétexte pour mettre Will dans la merde (dans un quiproquo) et relancer l’intrigue mais rien de cela n’est crédible. Franchement, simplifier au maximum le scénario aurait rendu cette romance plus intéressante, le personnage de Will était suffisamment original pour tenir l’histoire.

Dommage, l’essai est raté. Et ne vous attendez pas à voir une vraie romance, il n’y a même aucun baiser entre les deux. Pour les fans de Rachel Bilson, le film la met assez longtemps à l’image pour être satisfait. Le casting était aussi intéressant avec Blythe Danner (Madame films indépendants), Richard Jenkins (papa Six Feet under), Scott Mechlowicz (Mean Creek), Jaime King (Sin City) , Nelson Franklin (The Office, Scott Pilgrim)