On a terminé

Swamp Thing: critique d’une série d’art et DC

La plateforme DC Universe semblait partir sur de bonnes bases avec Titans et Doom Patrol, deux séries fortement appréciées. Avec Swamp Thing, on s’attendait aussi à quelque chose d’étonnant et détonnant.

Swamp Thing a plus fait parler d’elle par les aléas de production que par ses qualités. Annulée après la diffusion du premier épisode, saison écourtée par des coûts de production réduits, Swamp Thing n’attirait pas l’œil pour le public lambda qui souhaite un certain confort d’implication.

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Une forme exceptionnelle, un fond sans âme

Il fallait oublier tout ça pour apprécier une série formellement exceptionnelle. Swamp Thing a bénéficié d’un soin particulier pour les décors et les effets spéciaux. Si le premier épisode nous avait bluffé par sa direction artistique, les autres épisodes ne faiblissent pas. Le marais a toujours une personnalité propre et les effets végétaux, la créature et d’autres SFX sont d’une grande qualité. A cela s’ajoute un scope qui magnifie une belle photographie et on a un produit formel très beau. On ajoute à ça un format d’image plus cinéma pour renforcer les cadres et Swamp Thin avait vraiment une belle production value.

Ce qui cloche, c’est le fond. Pendant ces 10 épisodes, les histoires semblent tourner en boucle, les événements se répètent et ce n’est pas les quelques scènes avec Ian Ziering qui sauveront des scripts peu engageants. Ziering est affreusement mauvais. Il faut le voir hurler de douleur sans une once de crédibilité. Passons là-dessus, ça n’a jamais été un grand acteur. Non, il faut aller voir du côté des histoires qui nourrissent chaque épisode. La série ne raconte pas grand chose si ce n’est la présence de cette chose qui n’a pas grand poids dans la balance et de chercheurs et de gros bonnets qui veulent en savoir plus sur ces attaques de plantes. Au final, on a une redondance de scènes, de suspens qui n’apporte pas grand chose. Crystal Reed a beau se démener dans le rôle d’Abby, on ne lui offre pas grand chose.

L’histoire entre elle et la créature aurait pu être gothique à souhait, dramatique, mais il manque un petit quelque chose.

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Tout semble assez statique et quand on arrive aux scènes avec Will Patton, il nous vient à l’esprit deux choses : Patton est désormais vieux mais semble arborer un maquillage le vieillissant tellement il fait faux vieux. Et ensuite, Patton cabotine à mort, il semble tellement investi dans ce personnages inintéressants qu’il en devient un peu ridicule et mauvais.

Il y a bien une troisième chose. On s’en fiche un peu de la trame principale. Ce cancer vert, cette nécrose ne semble pas vraiment toucher d’autres personnes que nos personnages. On ne ressent aucune vraie peur sur cette ville et tout semble survoler.


On peut penser que tout parait négatif mais Swamp Thing partait plutôt bien avec des « monstres de la semaine » avant de sombrer dans des confrontations verbales. On a même l’épisode hallucinatoire, la pire idée qui soit dans les séries (je déteste). Swamp Thing n’a que 10 épisodes, a 4 ou 5 épisodes plutôt bons. Elle vous fera passer un bon moment, surtout car elle propose un univers différent de ce qu’on peut s’infliger. A l’instar de Helix, les séries sur les virus sont rares mais tellement entreprenantes. C’est rarement réussi mais toujours intrigant.

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Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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