sueprstore saison 4 critique
On a terminé

Superstore, saison 4 : petite série devenue presque grande

Déjà 4 saisons que nous suivons le quotidien des employés de Cloud 9 et Superstore devient peu à peu une série importante dans le genre workplace comedy.

On commençait à douter en voyant cette saison 4. On se demandait si la série pouvait gagner un peu d’épaisseur, jouer avec son univers, créer enfin des codes et cette saison 4 est sur la bonne voie. Il y a eu du travail fait et on peut le dire, c’est quasiment la meilleure saison.

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La série est en constante évolution, voire progression. On ressent toujours un peu de flottement en mi-saison ou sur quelques épisodes dans les séries de network, mais tenir plus de 20 épisodes est toujours un acte de courage, de bravoure… et de talent. Cette saison 4 de Superstore ne bouscule pas ses habitudes jusqu’aux deux-tiers de son parcours quand elle s’essaye à un bouleversement que certaines comédies ont essayé de faire pour rafraîchir le décor. Friends a proposé un échange d’appartement, The Office a tenté la scission et Superstore… change la hiérarchie du Cloud 9!

Amy devient la nouvelle boss à la place de Glenn. Fondamentalement, ça ne bouscule rien dans la série. Amy n’a jamais été un personnage très intéressant / important. Elle subissait plus que d’autres et n’était pas l’atout comique. En gros, Amy n’était ni la plus drôle, ni la plus sympathique, ni la plus… quelque chose. En lui ajoutant une utilité, Amy gagne un peu d’intérêt surtout quand elle a Jonah qui devient une sorte de conseiller moral. Glenn, lui, reste le même. Sa régression ne le change pas. Mieux, il devient un des employés les plus sympathiques.

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Loin de changer une formule qui marche, Superstore garde la dynamique de groupe. Marcus, Sandra, Matéo, Cheyenne, Garrrett ou Dina restent les générateurs de situations. Et comme à l’accoutumée, la série pointe le doigt vers les dysfonctionnement socio-économiques du pays et de la vie d’entreprise et les défauts du genre humain. On rit par identification, par adoubement et on aime quand la série sent le vécu et l’analyse sociétale. Et mieux encore, la saison 4 se permet de devenir feuilletonnante dans son dernier quart avec des liens entre chaque épisode et la construction d’une belle intrigue globale. Les scénaristes se permettent le luxe de se souvenir des épisodes diffusés plus tôt dans l’année pour rebondir et offrir une sorte de consistance à l’ensemble. Et comme dans toute workplace comedy qui se respecte, les épisodes hors lieu de travail sont un challenge à passer pour voir si les personnages tiennent hors de leur repère / repaire. Et ça marche!

Bel effort collectif pour la série de Justin Spitzer qui abordera sa saison 5 avec une histoire presque grave qui touche à la richesse du pays d’origine du show. Superstore dresse, petit à petit, un portrait doux-amer de la société américaine qui va, on l’espère, devenir de plus en plus piquant, grinçant, pertinent.

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