On a terminé

A Million Little Things, saison 1 : série discrète pour un maximum d’effets !

Alors que This Is Us a remis au goût du jour les plus simples moments de la Vie, A Million Little Things sur ABC surfe sur ce modèle pour proposer une version « amicale » du drame familial.

A Million Little Things est créée par D.J. Nash qui a déjà tenté la série générationnelle à de nombreuses reprises comme Hank, Guys with Kids, ‘Til Death, Growing Up Fisher, Traffic Light… Cette série semble très inspirée par Les Copains D’abord, film de 1983, réalisé par Lawrence Kasdan.

Pour les sériephiles, gros casting puisqu’on retrouve James Roday et David Giuntoli échappés de Psych et Grimm. Ron Livingston (Band of Brothers), Romany Malco (Weeds), Allison Miller (Terra Nova), Christina Moses (The Originals), Christina Ochoa (Blood Drive), Stephanie Szostak (Satisfaction) et Lizzy Greene (Nicky, Ricky, Dicky & Dawn) et Grace Park (Hawaii 5-0) complètent la chorale.

 

EPISODE 14 à 17 FIN DE SAISON // SPOILERS !
L’épisode 14 arrive avant la longue conclusion de la saison. Tous les personnages sont à un point de leur intrigue où le plus gros est passé. On ajoute juste une petite couche de drame comme le passé de Regina qui surgit pour repartir aussitôt, l’amourette de Delilah, histoire de redonner petit coup de fouet aux personnages qui semblaient oubliés. A partir de l’épisode 15, la trilogie « fin de saison » débute. Sans jouer dans la surenchère, la série récolte juste les graines semées.
Gary / Maggie sont les deux personnages les plus intéressants avec une épreuve touchante alors que Katherine et Eddie semblent restées au second plan avec un mariage / divorce qui n’a pas grand poids dans leur vie.
Katherine a eu une amourette, Eddie a juste fait de la musique, leur vie n’a pas été bouleversée plus que de raison. Et la résolution de cette intrigue n’apporte aucune vraie satisfaction ou aucun grand intérêt.

Regina et Rome commencent doucement à devenir plus prompts à s’imposer. Dommage qu’on n’en fasse pas un peu plus, comme pour Eddie et Katherine. Regina a son restaurant et comme souvent dans les séries qui ont ce sujet, n’atteint pas une dramaturgie suffisante. Les problèmes familiaux de Rome sont des ajouts un peu superficiels mais qui arrivent à peser sur la psychologie de son personnage mais pas de son entourage.

Concernant Jon, les dernières clés sont découvertes et c’est assez délicat de juger. Ajouter le traumatisme du 11 Septembre dans la balance surprend. Et l’impression de voir un personnage usé et fatigué par le trop-plein d’émotions sonne un poil faux. L’entreprise est louable, l’intention est bonne, simplement, on transforme légèrement la série en un gros pamphlet sur le post-911.

Malgré ces petites critiques, la série s’en sort vraiment bien avec un ton toujours exempt de surenchère lacrymale. Les personnages deviennent attachants et on sent une volonté de créer un ensemble riche où chaque personnage peut, à tout moment, créer la surprise et sonner la cloche du drame. Rien ne semble facile pour eux, les moments de bonheur ne semblent pas être des moments de décompression mais on ne sent pas non plus le poids du drame sur leurs épaules. A l’instar de Delilah qui semblait ne jamais pouvoir se relever, la série a su réussir à ne pas dépendre de la mort de Jon.

A Million Little Things est une belle série, douce, sans fioriture et NBC semble l’aimer puisqu’elle l’a déplacée après Grey’s Anatomy pour les quelques épisodes de fin de saison. 17 épisodes seulement pour cette saison qui seront accompagnés d’autres dans plusieurs mois. L’attente sera longue et on espère que l’équipe de DJ Nash auront des idées simples mais efficaces pour rendre les personnages égaux face aux intrigues. On sent que Gary et Maggie ont la faveur du public. Il ne faudra pas oublier les autres qui ont une très bonne base dramaturgique.

EPISODE 13
On continue sur cette histoire importante de building, d’héritage et de contrat signé. N’ayant que suivi d’un œil, je dois me plonger dans les résumés pour comprendre les tenants et aboutissants. Les choses un peu administratives ne marchent jamais dans les séries. Peut-être parce qu’elles nous rappellent le quotidien?

C’est le gros sujet de l’épisode avec la partie sur Maggie et son cancer qui fait la part belle à des scènes touchantes.

EPISODE 12
Pour ceux qui n’ont pas suivi la série a ses débuts, cet épisode peut paraitre étrange puisqu’il relate les faits avant le suicide de Jon. On développe un peu plus le background des personnages mais il manque un petit quelque chose. Nous ne sommes pas encore proches des personnages pour être touchés par ce passé qu’on nous impose.

Cette histoire de buildings est confuse de mon côté et je m’en éloigne. Et par mécanisme logique, on ne comprend pas la décision de Jon d’en finir.

EPISODE 11

Alors que la série change de case pour faire suite à Grey’s Anatomy (preuve de la confiance qu’a la chaine envers la série), c’est avec une audience grandie que la série revient après un mois d’absence. Comme pour un nouveau départ, un résumé des faits débute l’épisode.

On retrouve de bonnes sensations avec encore un drame bien dosé et des personnages attachants;, on s’oriente vers des coups bas plutôt surprenants qui ne sont pas des simples retournements de situations mais bien des idées soapesques qui donnent un ton moins humain et plus artificiel mais c’est de bon augure.

EPISODE 8 à 10
Que cette série se bonifie avec le temps, que sa vie est courte mais tellement remplie d’événements ! Que cette série ne s’attarde pas sur les choses ! C’est presque un peu dommage de voir que tout avance rapidement et que la dramaturgie ne se nourrit pas assez du temps nécessaire pour jouer sur les émotions. Cela dit, les personnages existent vraiment et la série a suffisamment de storylines pour pouvoir doser certaines comme il faut. Le décès de Jon a enfin une place moins intrusive dans les épisodes.

Ce qui tache aussi un peu est la scène finale de l’épisode Fall Finale de Noël. On s’y attendait, on se disait que c’était oublié et une mauvaise idée. Finalement, le personnage de Christina Ochoa a bien le rôle qu’on avait deviné au début…

A Million Little Things prend de l’épaisseur à force qu’elle prend de l’âge contrairement à This Is Us.

EPISODE 7
Un épisode encore une fois réussi. La dose de mélo est encore acceptable et haute. On mise sur des petites histoires comme la douleur de Rome, la chanson d’Eddie ou le collègue de Katherine. C’est donc un épisode peu engageant au niveau des histoires. Ce qui marche, encore et toujours, c’est l’implication des personnages magnifiquement interprétés. On sent que chaque épisode voit un personne endolori par un fait. Ici, Regina tire son épingle du jeu. Delilah devrait, par contre, mettre un frein à toutes ces émotions fortes.

Restent Gary et Maggie, toujours au-dessus du lot avec ce « I Still Standing » rabâché au fil de l’épisode jusqu’à cette fin d’épisode qui sent affreusement la débâcle des sentiments.

EPISODE 6
On ne s’embête pas avec des intrigues et des secrets qui traînent. La série raconte vraiment avec rythme les aléas de ce groupe. L’épisode est charnière sans être impressionnant d’efficacité. On suit toujours avec plaisir les mélodrames. Ce n’est ni trop ni pas assez. La partie Theo est surprenante puisque les terreurs nocturnes du gosse ne semblent pas importantes. Ce sera donc sûrement oublié dans les épisodes à venir. Quant au petit Danny, l’arc va être un problème de plus à gérer. On multiplie les couches de drames pour donner de la substance, on sent que la Vie n’épargne donc personne.

EPISODE 5
Voilà un épisode rempli de bonnes choses. On évite de citer Jon à tout va, on passe sur le deuil et on privilégie les intrigues des personnages. Ça nous donne une série dramatique et chorale de bonne facture avec beaucoup de ressentis, beaucoup d’échanges et une pertinence dans les réactions que This Is Us commence un peu à surjouer de son côté.
Il y a vraiment des choses à faire du côté de Garry et Maggie qui vont être assez poignantes sur la durée. Et leur match de basket avec, au bout, une décision radicale était joli à voir. Pour la révélation de fin, difficile de juger mais elle permet de s’affranchir encore plus du « mystère » Jon pour aller plus loin dans la reconstruction des personnages. Vraiment, A Million Things commence sérieusement à devenir incontournable.

A MILLION LITTLE THINGS – « the game of your life »

EPISODE 4
Doucement et sûrement, la série étoffe ses personnages et ses intrigues. tout est déjà bien en place. Le côté soap s’accentue et la série répète quelques petites erreurs comme de retomber dans l’abus de flashbacks (avec en plus Gerald McRaney en guest qui jouait le docteur dans This Is Us). Mais surtout, terminer l’épisode avec une grande scène où la musique prend toute la place. On est dans un exercice de style, dans un cahier des charges honteusement balisé. Ca peut marcher pour les moins difficiles.

EPISODE 3
L’épisode qui fait plaisir. Pourquoi? Il met en place chaque personnage, utilise à fond les situations et donne un bel écrin dramatique à tout ça. Il n’y a pas que la mort de Jon dans l’histoire et on le sait. L’histoire entre Delilah et Eddie est au centre de cette histoire… d’anniversaire. Les petits tracas se mêlent aux grands et on assiste à une belle série sur ce qui fait la vie de tous les jours. C’est assez délicat de parler d’un deuil et d’une histoire d’infidélité. L’échelle de valeurs des problèmes est bousculée et la série sait très bien s’en sortir à ce propos. 

Mais il y a une chose: engager Christina Ochoa pour jouer une simple secrétaire n’est pas anodin… Suivons ça….

 

EPISODE 2
L’épisode poursuit ses intrigues tout en développant les liens entre chacun. Il était difficile d’entrevoir quelque chose de fort dans le premir épisode entre les personnages. On les voit déjà soudés et l’épreuve ne semble pas les avoir rapprochés. Il y a certes quelques échanges bien sentis mais jamais on e ressent une quelconque empathie chez nous et chez eux. La partie fille / père de substitution, et la scène de Rome sur le balcon renforcent la partie émotion. A part ça, les personnages qui s’en sortent le mieux sont Garry et Maggie qui forment un couple incertain, instable mais attachant.

Le message vocal de John est simple et est symptomatique de cette intention de créer de l’émotion avec la plus pure des manières. Les messages singuliers, directs semblent marche auprès du public quand This Is Us le fait. A Million Little Things tente de faire de même. Si l’intention est bonne, l’exécution l’est moins.

EPISODE 1
Le premier épisode nous plonge de suite dans l’après avec l’appel téléphonique qui annonce la mort de Jon. Mort accidentelle ou suicide, tout le monde est sous le choc. Mais après un enterrement sobre, on retrouve notre petit monde déjà sur le qui-vive pour savoir comment faire son deuil. Chacun a, en effet, sa petite histoire qui parasite avec la plus grande: l’amitié qui lie Eddie, Rome et Gary.

Chacun y va de son problème personnel et, évidemment, les intrigues tourneront autour de cette gestion du deuil tout en essayant de s’en sortir personnellement. L’éveil de conscience fait partie évidente du sujet. Et ce pilote nous montre beaucoup d’émotion sans vraiment réussir à encore nous émouvoir de notre côté. Comme pour Sorry For Your Loss, on doit accepter, nous spectateur, que Jon était un homme bien, un ami sincère. C’est à base de vidéos (bon moyen d’éviter ce gimmick de montage qu’est le flahback inévitable) qu’on apprend un peu à découvrir ce personnage.

Toutes les petites histoires s’inscrivent dans la grande et cet épisode marche plutôt bien. Il y a un trop plein d’intrigues qui se dessinent mais qui semblent être suffisament bien dosées pour offrir des épisodes denses. Inévitablement, Jon aura une grande place dans les actions des personnages et il sera intéressant, comme pour la série Sorry For Your Loss, de voir comment et pour combien de temps Jon aura une place pivot. This Is Us a réussi à offrir de suite une histoire de famille pour son premier épisode et ce n’est qu’après que le deuil a mis un poids énorme sur les épaules des scénaristes. Mais il restait tout le reste. ici, on part sur un deuil, on célèbre l’amitié. Il faut éviter de tomber dans le pathos en sortant Jon du chapeau pour lier tout le monde.

Les personnages sont attachants, semblent déjà avoir vécu mille chose et ce sont les millions d’autres qui vont nous accrocher pour la suite. On y croit.

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Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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