AHS-1984-saison-9-2019
Reviews

AHS 1984: on s’emmerderait pas un peu dans cette saison 9 d’American Horror Story ?

Nous sommes à 3 épisodes de la fin de la saison 9 et American Horror Story (AHS 1984) semble ne pas se fouler pour proposer quelque chose d’intéressant.

Si Dylan McDermott (Murder House) revient dans l’épisode de cette semaine, AHS 1984 doit se retrousser les manches pour offrir un beau final.

Le verdict est tombé vers l’épisode 3 ou 4 : cette saison ne raconte que peu de choses intéressantes. Les clichés et gimmicks de la série de Falchuk et Murphy se font de plus en plus ressentir. Listons les reproches.

Moins d’épisodes car moins d’idées?

Les saisons étaient de 13 épisodes avec le plus souvent des conclusions moins folles qu prévues. Les bonnes idées, maîtresses, des saisons étaient liquidées à deux épisodes de la fin pour conclure que toute autre chose. Peut-être était ce ça que l’équipe créative a voulu empêcher en faisant des saisons plus courtes. Par contre, pourquoi terminer plus tôt l’intéressant et combler le reste et ne pas faire l’inverse ? A partir de la saison 6 (Roanoke), AHS a baissé son nombre d’épisodes à 10. Epiphénomène ou conséquence fatale à la perte de créativité de la série ?

Les habitués au casting disparaissaient, les univers n’attiraient plus. Les audiences ont été fatales. Si le public est toujours attiré par le premier épisode, histoire de faire connaissance avec la proposition annuelle, il est de moins en moins nombreux et pour cette saison, 1984, on frôle la correctionnelle avec un petit million de spectateurs. Même Si Billie Lourd fait le job, on n’oublie pas que Leslie Grossman est encore là.

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Narration éclatée

La narration ne semble plus être là pour proposer un univers et jouer avec mais plutôt pour déconstruire et jouer avec des matériaux de base. La nuance est là. Les flashbacks sont devenus inutiles, masquants sûrement un scénario sans éclat voulant dissimuler des manques. Les retours en arrière pour expliquer telle ou telle chose font perdre patience au public (moi, le premier). 1984 en abuse pour ne produire aucun effet, Apocalypse nous faisait perdre le fil (la faute à des repères inexistants dans l’esthétique pour nous situer dans le temps) et Cult dissimulait un vide scénaristique malgré de fortes thématiques.

En gros, la série se noie un peu dans ses travers et n’essaye pas de faire simple. 1984 parait basique mais on sent que les personnages ne sont jamais blancs ou noirs.

80s dépassées ?

L’univers a cinq ans de retard et est déjà rincé. Les années 80 ont marché dans Stranger Things, dans quelques films, mais niveau séries, Everything Sucks n’a pas attiré. We Hot American Summer a été un pétard mouillé, Pose, Glow jouent sur une ambiance autre que juste le décalage des époques. Faire une semi-parodie des slashers étaient une bonne idée mais finalement, la saison reprend les mêmes codes et ne jouent même pas avec son univers. On est loin du second degré des promos (comme toujours, les promos visent à côté du résultat final).

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1984 ne raconte pas grand chose entre le sempiternelle et désormais chiant Mal qui domine la saison, des personnages sans une once d’empathie (il y en a de moins en moins dans la série, souvenez-vous de Pepper) et une histoire qui ne va nulle part.

La saison 10 devra être celle du bouquet final pour essayer de sauver cette anthologie qui a clairement perdu de sa superbe.

Vivement que ça s’arrête ?

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Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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