ActusReviews

Evil, saison 3, épisode 1 : hot as hell

La meilleure série que vous ne regardez pas, c’est Evil ! Disponible sur Salto, la série de Michelle et Robert King (The Good Fight, The Good Wife) propose sa saison 3. Et on ne peut pas dire que ce retour soit râté.

Rappelez-vous, on avait quittés David et Kristen en pleine tension. Elle était venue se confesser et ils se sont retrouvés à contenir de pulsions sexuelles…

Evil est une série qui perturbe par des choix scénaristiques et artistiques détonants. On ne sait pas ce qui est vrai, faux, ce qui sera expliqué ou non. Les King l’ont assuré : il y a beaucoup de choses qui resteront sans réponses. C’est ce qui avait troublé dans la précédente saison avec beaucoup de scènes au sens cryptique. Oui, on parle de toi, substance étrange qui tombe du matelas pendant que Kristen et son mari font l’amour avec des masques…

L’épisode 1 qui ouvre cette saison a un côté un peu SF. On plonge du côté d’une vieille légende qui dit que l’âme quitte notre corps à notre mort et nous fait donc perdre quelques grammes. 21 pour certains. Un organisme a mis au point un système perfectionné qui mesure l’évolution du poids du corps à la mort. Il faut donc avoir des patients. C’est Father Frank Ignatius (Wallace Shawn), en phase terminal de son cancer, qui se porte volontaire. Si on constate bien une perte de 24 grammes à sa mort, le patient se réveille quelques secondes après en pleine forme…

Evil saison 3

Du côté de David, sa nuit avec Kristen le perturbe. Il se rend compte qu’il a passé la nuit avec une représentation démoniaque de Kristen… Le mari de cette dernière revient à la maison pour de bon et découvre que Sheryl a un démon à son chevet. Kristen ordonne à Leeland de s’éloigner de ses filles tandis que ces dernières découvrent un jeu en ligne…

evil_season_3

On sait qu’Evil a une tendance à mettre en avant les dangers du jeu vidéo ou de la technologie avec un certain kitsch. Il y a une ambiance qui se dégage des scènes où la technologie est mise en avant. Quand on met ensemble le kitch et le monde de l’enfance, on tombe rapidement et facilement dans quelque chose qui frôle le malaise.

Réitérant l’expérience de la pesée de l’âme avec une nouvelle patiente, on découvre… qu’elle prend du poids à sa mort. L’expérience est-elle concluante ? Assurément non, mais les conclusions vont dans le sens de la possession, d’un transfuge d’âme démoniaque.

Evil ne nous épargne plus rien. Le langage est de plus en plus libéré, Kristen lâche des fuck et devient même une icône sexy et démoniaque. On savait que le personnage transpirait d’une aura de frustration énorme. On tient ici l’une des scènes les plus chaudes de la saison en début d’épisode… C’est finement filmé comme écrit, on est dans une sorte de subtilité grossière.

Evil revient fort avec encore une fois des limites repoussées sans toutefois dénigrer son propre univers. La série peut encore aller loin et on lui autorise même des écarts de conduite ou créatifs. Et pourquoi pas un épisode musical ? On accepte tout d’Evil à ce stade.

On notera un nouveau générique (qui vient, d’ailleurs, après 20 minutes d’épisode), plus long, tout autant archaïque que le précédent mais rempli de sens.

evil opening credits

Tom Witwicky

Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *