disney - La Reine des Neiges 2 : Ensemble mais séparées ! (Spoilers)
Critiques de suites

La Reine des Neiges 2 : Ensemble mais séparées ! (Spoilers)

Enorme succès critique et public, devenu un classique, Frozen / La Reine des Neiges ne nous a jamais libérés et délivrés puisque la suite est là.

            Attention, cette critique contient de gros spoilers sur la Reine des Neiges 2 ET la Reine des Neiges 1. Ne lisez pas plus loin si vous voulez garder la surprise.

             Cela fait tellement longtemps que nous attendions ce second opus ! En effet, le précédent film date déjà de 2013 ! Et là, enfin le voilà : la Reine des Neiges 2 est sorti en avant-première au Grand Rex à Paris, et nous livre enfin la suite des aventures d’Elsa et de sa sœur Anna. Qu’en avons-nous pensé en sortant de la salle ? Et bien… Notre avis est mitigé, hélas.

Tandis que tout se déroule pour le mieux dans le Royaume d’Arendelle, Elsa finit par entendre des voix et se dit qu’il faut les suivre. (À noter que ce chant entendu au loin ressemble beaucoup à un chant scandinave destiné à appeler les vaches d’un troupeau… Ne vous moquez pas, c’est très joli !) Le problème, c’est qu’Elsa se heurte à une forêt enchantée dont les esprits sont en colère : un peuple autochtone, les Northuldra, ont apparemment été en conflit avec le peuple d’Arendelle, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Anna est contrariée qu’Elsa décide de partir toute seule et décide de l’accompagner. Kristoff, son renne Sven et le bonhomme de neiges Olaf sont de la partie. Ce scénario aurait pu être une bonne idée à la base : en effet, dans le conte originale d’Andersen, le voyage est au cœur de l’histoire. Malheureusement, les péripéties de la Reine des Neiges 2 ne suffisent pas à en faire un bon film.

Trop de personnages inutiles

            On dirait qu’il n’y a pas d’enjeux, pas de réel obstacle, pas de réelle conséquence. Elsa est « over-cheatée » dans le film, ce qui n’est pas une bonne idée quand on veut créer une histoire crédible. Quand Elsa et Anna se retrouvent face aux Northuldra, il y a une petite tension au début, mais très rapidement, plus rien ! Le personnage de la matriarche des Northuldra est trop effacé : elle sort des phrases complètement creuses au sujet du « respect de la nature », et jamais elle ne se méfie vraiment d’Elsa et d’Anna, qui pourraient bien être des ennemies ! En plus de cela, des soldats du grand-père des deux sœurs se sont retrouvés piégés dans la forêt avec les Northuldras : et jamais on ne sent une réelle hostilité entre les deux. Et on ne sait pas non plus pourquoi ces antagonistes ne se sont pas alliés plus tôt, car depuis le temps, ils auraient dû se mêler au peuple du Nord. Mais non, ils sont toujours bêtement ennemis depuis deux décennies. Pire encore, on dirait que le chef de la garde d’Arendelle, le lieutenant Mattias, va finir par épouser la matriarche, ce qui est un ressort scénaristique usé jusqu’à la corde ! Forcément qu’ils vont finir ensemble, god damn it, on l’a vu venir à des millions de kilomètres !

Mais ce qui m’a choquée le plus, c’est de voir à quel point Kristoff ne sert à RIEN. Déjà que dans le 1, il ne servait que de « taxi » pour Anna dans la montagne, mais là dans la suite, c’est carrément pire ! Vous voulez un autre ressort scénaristique usé jusqu’à la moelle ? La demande en mariage sans cesse retardée. Kristoff tente sans arrêt de se déclarer à Anna, mais ça ne marche pas à cause de quiproquos rigolos et pittoresques, hihihi ! (Pitié…) Bien sûr, c’est seulement à la fin qu’il réussit à faire sa demande ! Ça fait combien de fois qu’on a vu ça dans les films hollywoodiens ? 10 000 fois ? 14 000, peu-être ? Lui et son renne Sven sont d’une inutilité consternante. Ils servent seulement à secourir Anna de temps en temps, ce qui n’a pas du tout évolué depuis le 1. Kristoff est même complètement ridicule quand il joue les ventriloques et fait parler Sven avec une grosse voix (Tuez-moi, s’il-vous-plaît). Mais le pompon sur le gâteau qui fait déborder le vase, c’est quand il se met à chanter une chanson parodique de désespoir amoureux quand il n’arrive pas à se déclarer auprès d’Anna. La blague tombe lamentablement à côté. Même Anna n’est guère intéressante et pire encore, elle freine Elsa dans son voyage. Cette dernière aurait pu faire tout toute seule que ça n’aurait rien changé !

reine des neiges

 

Une intrigue gâchée à la Pocahontas

J’ai commencé à avoir très peur quand, dans le récit, il était dit qu’il fallait apaiser les éléments de la terre, du feu, de l’eau et de l’air. Encore une quête des quatre éléments ? On dirait l’idée d’un gamin ! Mais c’est pas fini : Olaf précise que « l’eau a de la mémoire » et que si Elsa veut connaître la véritable nature de ses pouvoirs, elle doit se rendre dans la grande rivière du Nord, du nom de l’Ahtohallan. Quand on entend « grande rivière sacrée » et qu’on est dans un Disney à portée écolo, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Pocahontas. Aïe. Oui parce que Pocahontas, c’est le Disney joli, avec une belle musique, mais… sans scénario. Comme la Reine des Neiges 2. Car non seulement tout est vide et se résout sans trop de difficulté, mais même les décors semblent vides. Dans le 1, il se passait beaucoup de choses dans le Palais et dans la montagne enneigée. Ici, nous avons une forêt certes très jolie, mais on ne parvient pas à se sentir immergés. Et c’est bien dommage car la nature du Grand Nord est très diverse avec des couleurs variées, que ce soit au niveau de la toundra, de la forêt de sapins (d’ailleurs pourquoi il n’y a pas un seul conifère dans le film?) et on ne voit pas beaucoup d’aurores boréales non plus, ce qui est bien dommage. Pour un film tourné vers la nature, c’est carrément loupé. Princesse Mononoké a fait bien mieux.

Elsa est définitivement la seule à porter le film : c’est devenu (enfin) très intéressant quand elle retrouve l’épave du bateau où sont morts ses parents ! Ces derniers voient leur histoire un peu mieux expliquée : on apprend que la mère est en fait une Northuldra depuis le début. Elle et son mari ont voyagé en mer en direction du Nord pour en savoir plus sur les pouvoirs d’Elsa. Mais c’est vraiment tiré par les cheveux car dans le 1, ce voyage est effectué vers les mers du sud, pas du nord ! Et si la mère était au courant pour les esprits de la forêt, pourquoi n’a-t’elle pas mieux enseigné à Elsa comment se servir de ses pouvoirs de glace ? Lui évitant ainsi de se retrouver séquestrée pendant plus d’une dizaine d’années dans sa chambre ??? C’est vraiment un plot hole que je ne m’explique pas… En plus de ça la nature n’est jamais vraiment menaçante : le feu n’est personnifié que par une salamandre bien mignonne mais apprivoisée beaucoup trop tôt à mes yeux, bref… C’est fade. Cela m’attriste que la nature ne soit pas plus poétique, plus inquiétante, avec une vraie profondeur mystérieuse.

 

Un final sans surprise      

Ce qui est le plus surprenant c’est que le deuxième film s’est efforcé de déconstruire tout ce qui marchait bien dans le 1. On sent une envie de renouvellement dans la suite, mais c’est hélas effectué vers quelque chose de moins bien. L’amitié entre Anna et Elsa fonctionnait très bien, de par leurs personnalités opposées. Et là, il faut qu’elles soient séparées, mais en même temps « ensemble » ce qui rend le tout très bancal. Surprenamment, Olaf est le seul qui devient plus mature dans le film ! Il découvre la colère, apporte des explications aussi pertinentes que les trolls au sujet du pouvoir de l’eau, même si ses moments humoristiques sont parfois agaçants. Pourtant, il finit par mourir à la façon des Avengers pour ensuite ressusciter même pas quelques minutes après, ce qui enlève tout enjeu. Elsa, quant à elle, parvient à atteindre la rivière du Nord en chevauchant un beau cheval d’eau, ce qui est la scène la plus réussie du film. Mais cela ne fait que précéder un final raté.

 

Quand Elsa atteint enfin l’Ahtohallan, elle a une expérience façon « Grotte de Platon » où elle retrouve l’esprit de sa mère – référence à Simba qui retrouve Mufasa, mais en moins bien -. La chanson qu’elle déclame à ce moment-là se veut le successeur de « Libérée, délivrée », mais hélas, aucune chanson n’est à la hauteur du premier film. Il y a quand même de beaux moments, surtout quand elle se détache les cheveux : non seulement c’est joli à voir, mais cela montre qu’elle est définitivement devenue la Reine des Neiges. Pourtant, j’ai une question : pourquoi se transforme-t-elle en statue de glace quand elle plonge trop loin dans ses souvenirs ? Ce n’est jamais expliqué… A ce moment-là, je m’imaginais qu’Anna allait lever toute une flotte pour traverser la Mer sombre et tenter de retrouver Elsa ? Mais non, elle n’a même pas besoin de faire tout ça. Elle décide de provoquer les géants de la terre pour qu’ils cassent un barrage construit par les hommes d’Arendelle, ce même fichu barrage que l’on voit depuis le début et dont on avait vu venir la destruction à des kilomètres ! Encore un ressort scénaristique qui se rajoute à la longue liste des choses trop prévisibles du film. Et ne parlons même pas des expressions des personnages : beaucoup trop exagérés, les protagonistes ressemblent à des acteurs non expérimentés qui surjouent à mort. Et les images de synthèse ne sont pas du tout à blâmer dans le manque d’émotions authentiques : n’oublions pas que les films d’animation Pixar demeurent parmi les plus touchants qui existent, et ils n’ont aucun mal à nous faire verser des larmes grâce à la variété des thèmes abordés, souvent très matures. Pour la Reine des Neiges 2, ce n’est pas la CGI qui pose problème, mais bien l’histoire bancale, la pauvreté des dialogues, les personnages insipides qui sont incapables de nous faire ressentir de vraies émotions. Le tout donne un ressenti trop forcé, avec des scènes beaucoup trop niaises et des ressorts scénaristiques recyclés mille fois.

 

disney - La Reine des Neiges 2 : Ensemble mais séparées ! (Spoilers)

Car oui ce qui avait fait la réussite de la Reine des Neiges 1, ce n’était pas seulement les chansons, ni les personnages : c’était le final que personne n’avait vu venir. Ce n’est plus l’amour d’un Prince Charmant qui sauve la Princesse, mais une femme. En voyant ce film pour la première fois, nous étions tous sûrs que c’était à Kristoff de sauver Anna de son cœur de glace, mais non ! A la surprise générale, c’est Elsa qui pleure contre sa poitrine et qui la sauve (comme Gerda qui sauve Kay dans le conte original). Et ce premier film avait brillamment déconstruit tous les clichés de Disney avec la Princesse passive toujours sauvée par un homme, nous permettant d’assister à un changement de paradigme dans la franchise américaine. On n’avait plus vu de final aussi réussi depuis la Belle et la Bête. Que ce soit les chansons, l’ambiance ou le final émouvant qui prend au tripes, la Reine des Neiges a réussi à apporter quelque chose de vraiment nouveau. Grâce à son succès, cette œuvre a rapporté encore plus d’argent que le Roi Lion à travers le monde, et n’a pas cessé de diffuser ses hits jusqu’au Japon à l’heure actuelle.

Mais là, le final complètement prévisible de la Reine des Neiges 2 gâche absolument tout. On dirait une auto-parodie de l’œuvre elle-même. Si la Reine des Neiges 1 était à la hauteur du Roi Lion, la Reine des Neiges 2 fait moins bien que Pocahontas. Olaf, à la fin, dit même ceci : « Et bien on en sort bien changés de cette balade en forêt ! ». Et j’ai failli m’écrier : « Mais oui ! C’était rien d’autre qu’une stupide balade en forêt ! Il n’y a pas d’enjeu, pas de drame, rien ! ». C’est quand même inquiétant quand un personnage commence à critiquer le film, n’est-ce pas ? C’est vrai que la suite d’un film est toujours très périlleuse en soi : le deuxième opus se doit d’être plus mature, d’aller plus en profondeur. En résumé, de faire mieux que le précédent. Mais on dirait bien que la Reine des Neiges 1 est un miracle impossible à reproduire.

 

 

Délivraison de la libération

Il aura fallu attendre sept ans pour voir enfin la Reine des Neiges 2. Sept ans pour ça ? La déception est de taille. D’habitude, dans les Disney les plus réussis, il y a toujours deux niveaux de lecture. Le côté amusant pour les enfants, et un deuxième message plus caché, que seuls les adultes comprennent. Là, personne ne meurt (du moins, dans le présent), les obstacles sont surmontés beaucoup trop facilement, aucune réelle ambiance ne parvient à être installée, les personnages n’évoluent pas, la forêt n’est pas si inquiétante que ça, et les Northuldra, bah… ils font tapisserie. Comme le disait le Joueur du Grenier, il n’y a plus de mort spectaculaire comme Mufasa ou la mère de Bambi : à chaque fois qu’un personnage meurt, il ressuscite deux secondes plus tard. L’histoire est donc très plate. En outre, deux choses manquent gravement à cette œuvre : l’arrivée d’un nouvel intérêt amoureux pour Elsa – car oui, c’est dommage d’avoir laissé tomber l’idée qu’elle puisse être heureuse avec une femme, ou même un homme qui ne soit pas comme Hans. Et la deuxième, c’est un vrai méchant. Il n’y a aucun réel antagoniste dans l’histoire de la Reine des Neiges 2, et ce vide ne parvient jamais à être comblé par quoi que ce soit dans le récit. Sans doute que le méchant, c’était le barrage. Vous savez ? Celui qu’il fallait démolir depuis le début ! Bref…

C’est également dommage qu’il n’y ait pas eu un crossover avec Raiponce car oui, de nombreux clins d’œil à cette œuvre étaient très visibles. Comme le gecko tout mignon, ou la nouvelle coupe de cheveux d’Elsa qui ressemble totalement à celle de sa lointaine cousine. Cela aurait pu être très intéressant de voir la lutte entre les pouvoirs de glace d’Elsa et le pouvoir du soleil de Raiponce. J’aurais bien imaginé aussi des pouvoirs pour Anna (même si le pouvoir du feu, ça aurait été trop prévisible). J’en suis réduite à penser que les idées de fanfiction sur internet avec Jack Frost amoureux d’Elsa étaient très pertinentes ! C’est dire… Disney aurait pu s’inspirer de l’imagination des fans, qui réussit à aller bien au-delà de l’œuvre le plus souvent. En tout cas, je ne comprends pas pourquoi ce film est sorti au cinéma : il aurait cent fois mieux valu qu’il sorte directement en DVD pour les fêtes de Noël. Mais vu la fin, il y a fort à parier qu’ils préparent un Frozen 3. Et si c’est vraiment le cas, espérons de tout cœur qu’il parvienne à remonter le niveau !

La Reine des Neiges 2 en salles le 20 novembre

 

 

3 Replies to “La Reine des Neiges 2 : Ensemble mais séparées ! (Spoilers)

  1. J’ai vu le film cet après midi. Je ne suis pas du tout d’accord, ton analyse est à mes yeux nulle. Il y a énormément de points positifs et tu ne montre que les négatifs. Si tu trouves que les blagues et toutes les scènes du films sont pathétiques et ridicules alors tout ceux qui ont aimé ce film le sont non ? Je trouve que ce film est trés beau et pour une fois qu’un second opus n’a pas gout de réchauffé on devrait être content. Dois-je d’ailleurs te rappeler que c’est un film qui vise plutôt le jeune public tu crois qu’un film avec des théories tordues et compliquées plairaient a des enfants. Les studios ne sont pas bêtes, la plupart des personnes qui iront voir ce films font parties du jeune public, ce n’est ni plus ni moins qu’eux qui vont permettre à Disney de faire des bénéfices. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce film, je ne suis pas déçues et même si il y a des incohérences à des moments je trouve que ce dessin animé est trés réussit.
    Après, ceci est mon avis et tu as le tient mais sache que je ne suis en aucun point d’accord avec toi.

  2. Bonjour !

    Je suis désolée pour toi, mais les critiques, dans l’ensemble, sont très mitigées concernant Frozen 2. Je suis loin d’être la seule à ne pas avoir aimé. Tout le monde, objectivement parlant, reconnaît que le 2 est bien inférieur au 1.

     » Si tu trouves que les blagues et toutes les scènes du films sont pathétiques et ridicules alors tout ceux qui ont aimé ce film le sont non ? » Ah bah c’est pas moi qui le dis…

    « pour une fois qu’un second opus n’a pas gout de réchauffé on devrait être content. » : Parce que le fait de demander en vain une fille en mariage durant tout le film, et de réussir comme par hasard à la fin, c’est pas du réchauffé, peut-être ? Tu n’as vu aucun film avant pour savoir ça ? Ou la quête des 4 éléments, tu n’as pas vu ça 5000 fois dans des dessins animés de ton enfance ? Moi si, même dans une série animée japonaise sur Blanche Neige.

    « Dois-je d’ailleurs te rappeler que c’est un film qui vise plutôt le jeune public tu crois qu’un film avec des théories tordues et compliquées plairaient a des enfants. » Là, il ya un problème. Parce que tu vois, contrairement à toi, j’aime pas quand on prend les enfants pour des débiles. Les enfants sont parfaitement capables de comprendre bien des choses, crois-moi. Les contes pour enfants ont tous, TOUS une part très sombre. Blanche-Neige avec sa belle-mère qui veut la tuer, Le Petit Chaperon Rouge qui incarne à elle seule la peur d’être confrontée à un violeur dans la forêt, ou la Petite Sirène qui finit mal dans l’original… Ces contes existaient bien avant Disney. Et les Pixar ont réussis à mettre plusieurs messages plus cachés qui parlent ET aux enfants, ET aux adultes. Et ces Pixar ont rencontré un grand succès (Nemo, Toy Story, les Indestructibles, 1001 pattes). Pourquoi n’ont-ils pas fait cet effort-là pour la Reine des Neiges 2 ? Alors qu’ils avaient très bien
    réussi ça dans le 1 ? Ils avaient quand même 7 ans devant eux pour faire un effort. Et ils ont rien fait.

    « Les studios ne sont pas bêtes, la plupart des personnes qui iront voir ce films font parties du jeune public, ce n’est ni plus ni moins qu’eux qui vont permettre à Disney de faire des bénéfices. » AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaah là tu dis vrai, là tu admets que Disney a voulu faire des bénéfices en sortant le 2. Là, on est d’accord.

    « Sache que je ne suis en aucun point d’accord avec toi ». Sauf pour les bénéfices ! Là je suis d’accord ^^

  3. Pour le coup ce qui me laisse fortement sceptique dans cette critique c’est qu’on a justement l’impression que ce qui était attendu c’était un bon gros navet sentimental… Le coup de l’histoire d’amour ça aurait été justement gâcher la particularité de ce personnage qui est capable de se sauver lui-même, qui n’a aucunement besoin pour être intéressant d’être accepté par les autres mais uniquement par lui-même. Et c’est en apprenant à s’aimer qu’elle apprend aussi à aimer correctement les autres. Quel dommage de penser qu’il faut un « n’amoureux » pour qu’elle trouve le bonheur. Bon sans que cela soit un film fantastique, la plupart des pixars restent en réalité assez basiques du point de vue du second degré de lecture (ce qui ne veut pas dire que ce sont des films stupides). Frozen 1 était un appel à s’accepter soi-même, à réaliser également qu’une relation se construit. Frozen 2 reprend un message similaire. On est cependant d’accord que les personnages secondaires peinent à gagner en épaisseur tant ils sont éclipsés par la beauté de la relation entre les deux soeurs. Il était donc nécessaire de leur donner un avenir indépendant pour que Anna puisse se construire par elle-même au lieu de n’exister que pour sa soeur dont elle guettait l’approbation depuis toujours. Elsa sort enfin de son cocon, j’ai trouvé ça appréciable car personnellement j’avais gardé du premier l’image d’un conte certes un peu moins simpliste que les disneys cuculs demandant une princesse et son prince, mais surtout une jolie histoire pleine de bons sentiments, là on sort enfin des scénarios classiques (un opposant, un élément perturbateur, bouhou péripéties, solution, situation finale). Pas de méchants, du danger cependant – géant de pierre au lieu de géant de neige, Elsa qui gèle à mort au lieu de Anna…- des éléments facétieux mais qui cèdent naturellement à celle qui sert de passerelle entre les deux mondes… Mais je trouve juste que l’explication dépasse même le problème, ces questions étaient certes intéressantes mais je ne voyais pas grand chose derrière le premier opus et là on donne une profondeur à ce monde que je n’avais pas soupçonné. Bref, je l’ai trouvé magnifique visuellement, très sympa musicalement parlant puisqu’il soigne toutes les chansons au lieu de se concentrer sur un unique refrain entêtant, les textes originaux sont d’ailleurs toujours aussi bien soignés… Bon, un peu d’humour même si Olaf m’amuse sans plus, j’ai adoré l’auto-dérision de la chanson de Kristoff… même si elle montre bien que celui-ci n’a d’autre rôle que d’offrir à Anna un avenir qui lui serait propre. Un scénario ensuite sans doute prévisible (j’avoue que je m’attendais à ce qu’elle reste morte et devienne un esprit) mais répondant à nos questions et jouant sur la culpabilité d’Elsa vis à vis de ses parents. La fable concernant l’harmonie avec la nature ne m’a pas paru réellement importante, voire clairement secondaire.

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