Cinéphilie Critiques de films

La Belle Jeunesse : Un Jour En Espagne

Jaime Rosales dépeint une jeunesse espagnole passionnée mais enfermée dans le carcan de la misère et des projets sans lendemain, à travers « La Belle Jeunesse ». L’amertume semble l’emporter, mais la créativité formelle aussi.

Natalia et Carlos ont la vingtaine, ils sont amoureux, mais pauvres et vivant encore plus ou moins aux crochets de leurs parents, avec des petits boulots qui ne paient pas assez, et une crise qui rafle tout, y compris -presque- l’espoir. La proposition de cinéma qui suit est brute de décoffrage, et raconte leur quotidien sans fards, avec une mère conciliante mais dépassée, des embrouilles qui ne concernent Carlos que de très loin, des tournages de porno amateur pour se faire un peu de blé… On pourrait vite basculer dans une comédie romantique ou un Drame Social A Thème, mais d’évidence, Jaime Rosales n’a pas besoin de romancer les traits de ses personnages. Ingrid Garcia-Jonsson et Carlos Rodriguez sont aussi entiers que leurs personnages, et traitent leurs scènes comme des épisodes, comme une manière de plus d’aller ailleurs, d’être ailleurs. L’envie d’ailleurs est là, concernant Natalia, qui se découvre enceinte, ce qui n’arrange pas énormément les choses.

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