1992

Réalisé par Anthony Hickox

Avec Zach Galligan, Bruce Campbell, Patrick Macnee et une apparition de Drew Barrymore

Mark et Sarah s’enfuient du musée de cire en feu mais une créature s’en échappe aussi et suit Sarah. La créature (une main) tue le beau-père de l’héroïne. Accusée du meurtre, Sarah clame son innocence en accusant la main devant un jury dubitatif. Mark se souvient alors que Sir Wilfred lui avait dit avant de mourir de se rendre à son domicile s’il avait des ennuis. Mark et Sarah y découvrent un portail …

Waxwork est un film de 1988 qui reste un petit film original, bien fichu et qui résiste à l’péreuve du temps. Sa suite… c’est autre chose.

Le pitch est assez improbable. Et tout le film l’est aussi. Suite directe du premier, le film montre Mark et Sarah (recastée et jouée désormais par Monika Schnarre) embarqués dans une suite qui se permet d’ouvrir le concept à un immense voyage à travers le temps et les figures horrifiques les plus célèbres. Bonjour Alien, Nosferatu, Mister Hyde, Frankenstein, La Maison de l’Horreur…

Optant pour une surenchère de décors et d’environnement, Hickox ne se met également aucune limite dans le ton. Ultra-parodique, limite surjoué (ou mal joué), Waxwork 2 enchaîne les séquences qui frôle le faux pas. Le premier voyage s’opère dans le monde de Viktor Frankenstein. Tout semble exagéré et on perd beaucoup de plaisir. Et plus on avancera dans le métarge, plus on regardera sa montre. La séquence dans la maison de l’horreur avec Bruce Campblell part dans tous les sens et est couplé avec un hommage série Z à Alien. On notera des effets approximatifs notamment une transition non-sensique où on voit des figurines mal incrustées dans l’espace.

waxwork

Waxwork 2 mise tout sur l’époque du Moyen-Âge avec une grosse partie du film voulant recréer un combat entre chevaliers et sorciers. Après une scène improbable où on se demande encore ce qu’a fait la panthère noire à cette esclave pour qu’elle se transforme en mutant mi-femme mi-panthère, le film allonge son intrigue avec des scènes horrifiques oubliées et des personnages en roue libre.

On ne sait pas si le réalisateur a voulu faire de ce Waxwork 2 un CV en images mais il teste tout. Toutes les époques, tous les genres ciné y passent. C’est souvent maladroit, rarement intéressant. Le combat final qui enchaîne les voyages temporels est plutôt bien vu avec une belle reconstitution. On termine même le film avec une chanson rap et les acteurs qui dansent et un générique où on peut voir « FIlmed in The 4th Dimension »….

 

Le film n’est pas fauché mais la multiplication des décors ne fait pas tout. Galligan (le célèbre Billy de Gremlins) semble s’amuser avec ces perruques et ces costumes et on est presque content pour lui.

Mais globalement, le film oscille constamment entre l’hommage appuyé et la parodie à la ZAZ (non pas la chanteuse, le trio Zucker-Abrahams-Zucker derrière les Y’a t’il un pilote…). C’est vraiment un film à voir entre potes pour essayer de trier le bon grain de l’ivraie.

Un blu-ray avec une image restaurée très jolie est disponible avec le premier film qui reste à découvrir.