1998

Réalisé par Stephen Sommers

Avec  Treat Williams, Famke Janssen

Un gang de voleurs et un pilote complice débarquent dans un bateau où un monstre a tout décimé.

1998, le cinéma de genre connait un regain d’intérêt et de dignité depuis que X-Files a remis au goût du jour les monstres, l’horreur et le fantastique. Stephan Sommers n’a pas encore fait La Momie et se prépare à faire un petit film de monstre sans prétention, bourré d’intention.

Finnegan conduit des trafiquants voulant braquer un bâteau de croisière. Problème : en arrivant sur le bâteau, il est vidé de ses occupants. Un monstre se balade aux alentours.

Nous voici dans le cas typique d’un film, confortable par le budget (45 millions de dollars), au casting de seconds couteaux, et qui se paye le luxe de ne proposer rien de plus qu’un honnête divertissement. Treat Williams, Famke Janssen, Anthony Heald, Kevin J. O’Connor, Wes Studi, Derrick O’Connor ou Jason Flemyng constituent une belle bande de bras (gros ou cassés au choix) embarqués dans une chasse (ou fuite) au monstre.

cri dans l'océan

Le film ne perd pas son temps et entre dans le vif du sujet avec un pilote bourru à la punchline facile et un gang aux personnalités interchangeables. Du côté des gentils, Finnegan (Williams) est entouré du cahier des charges réglementaire : une asiatique et un rigolo. Evidemment, durant le métrage, il aura comme sidekick une femme plutôt charmante (Janssen).

Un Cri dans l’océan est un bel hommage aux films de monstres des années 50. Les morts se succèdent, les apparitions sont disparates et le héros est imperturbable. D’ailleurs, on parlait de punchlines mais Treat Williams semble jouer ses lignes de texte comme autant de punchlines venant ponctuer la scène. On en finirait saoul si un Drinking Game était mis en place. Harrison Ford a refusé le rôle, on peut le comprendre, le film sent bon la série B et c’est peut-être par un manque flagrant d’attractivité du projet que Un Cri dans l’océan n’a pas été le succès escompté.

cri dans l'ocean

Le film n’a pas vieilli sauf, évidemment, du côté des effets spéciaux, les incrustations sentent bon le fond vert mais à de rares occasions, le maquillage et les effets « live » sont bluffants comme la scène avec le corps décomposé. Certaines musiques (celle de l’introduction) sont tout de même kitsch, avec du synthé qui n’avait déjà plus sa place à cette époque. Quand on sait que c’est le très (trop?) prolifique Jerry Goldsmith qui a composé la piste sonore, on tique un peu. Mais le monsieur était bien occupé cette année-là avec U.S. Marshals, Mulan, Small Soldiers et Star Trek : Insurrection.

Des décors impressionnants (le bateau est dantesque), un casting investi font de Deep Rising (en V.O.) un film qui a encore une belle réputation. Sa fin ouverte proposait une idée de suite intéressante mais Stephan Sommers n’a pas pu et voulu la faire à cause de l’arrivée de LOST quelques années plus tard (6 ans quand même)

 

Le film sort aux Etats-Unis en blu-ray dans une copie 4K fin août.