1998

Réalisé par Peter Medak

Avec Natasha Henstridge, Marg Helgenberger, Michael Madsen

Des astronautes ramènent un virus alien sur Terre.

Bienvenu-e-s dans le vidéoclub Smallthings où on ressort les quelques VHS qui traînent. On a tenté la suite de La Mutante…

3 ans après le petit succès du premier opus (60 millions de dollars aux USA, quand même !), on remet le couvert avec le retour d’une menace alien. Sil n’est plus et un clone, Eve, est toujours en étude dans un laboratoire. Mais une menace alien revenue avec des astronautes sur Terre décime tout le monde.

Outre les énormes effets gores (accouchement, tranchage, entrailles), La Mutante 2 n’est qu’un énième prétexte pour tenter de faire plus sanglant et plus sexy. Si pour la première chose, c’est réussi, la seconde est nettement moins le même résultat. Natasha Henstridge est relégué au second plan voire troisième et ne sera là que pour relancer le troisième et dernier acte.

Ecrit par Chris Brancato (Narcos, Hannibal), le film devait, à l’origine, suivre deux extraterrestres femelles. On imagine bien que l’idée de Brancato était d’offrir une suite qui mise sur deux actrices plantureuses. Bizarrement, Hollywood n’en a pas voulu. A la place, La Mutante 2 suit trois astronautes possédés par un virus alien. Evidemment, ce bon vieux Michael Madsen, qui semble savoir dans quel projet il a été se mettre, revient dans la peau du vaillant Press.

Après s’être débarrassé du premier astronaute avec une scène très gore, on élimine rapidement le second qui ne sera pas infecté et collaborera avec le gouvernement. Le troisième sera donc le suspect principal. Le film ne sera qu’une suite de meurtres sanglants pour devenir une traque où Patrick, le troisième astronaute, tente de trouver qui féconder.

La réalisation est pauvre malgré les effets gores. La séquence de course-poursuite avec Patrick et son otage est une honte de mise en scène. Notez les mouvements souples et précis d’un Michael Madsen qui n’attendait qu’une chose : la fin de journée.

Heureusement, le métrage se rattrape en toute fin avec ce combat entre les deux créatures. Les effets sont bluffants encore aujourd’hui.

Le grand spectacle est là mais c’est déjà trop tard, le spectateur se réveille d’une léthargie plombante. Madsen ne faisant aucun effort, il n’y avait rien pour nous tenir en éveil sauf cette scène de reconstitution faciale en plan séquence qui surprend par son degré de détail.

La Mutante 2 est une suite qui aurait mérité un meilleur traitement. Patrick n’a aucun charisme, aucune épaisseur et tout semble vraiment fait sans plaisir. Les techniciens et maquilleurs ont peut-être eu l’occasion de prouver leurs compétences et c’est déjà beaucoup pour un film cinéma aussi gore que celui-ci.