1996

Réalisé par John Payson

Avec Jerry O’Connell, Megan Ward

Joe débarque à New-York et loue un vieil appartement infesté de cafards.

20 ans que je voulais voir ce film. 20 ans que je me souviens avoir découvert ce pitch et cette affiche dans un Mad Movies. Et en 2019, je lance Joe’s Apartment, en VF.

Le film n’est sorti qu’en 2006 en DVD chez nous mais est disponible en VHS quelques mois après sa sortie US. C’est Thierry Wermuth qui double Jerry O’Connell comme dans Sliders.

Nous voici donc devant ce film de 1h17 seulement. Il faut dire que le réalisateur, John Payson, adapte son court métrage de 3 minutes.

Comme on le sait, si un court existe, c’est que l’idée ne pouvait pas être adapté en long. On l’a vu avec Cashback ou encore Lights Out. Et on sent un peu que ce film joue à fond sur ses petits cafards qui parlent et chantent. Si le film commence par un petit effet spécial convaincant et une chanson déroutante, on continue avec un running gag puis de l’humour qui fonctionne notamment grâce à une bonne VF. Walter Shit devient Alex Crément et… ça marche. On pouffe de rire. Mais ça se gâte avec les voix des cafards qui agacent de plus en plus. C’est strident et insupportable. L’humour fonctionne de moins en moins et le ratio de bonnes vannes / mauvaises vannes bascule du côté négatif. 

Alors que reste t-il de ce film? Pourquoi Joe’s Apartment a une petite notoriété ?

C’est le premier film de MTV Films. On sent une volonté de faire du décalé dans la mise en scène et le script et si à l’époque, on trouve ça ridicule, ça fait un sacré bien en 2019. MTV Films, c’est American Boys (Varsity Blues en 1999) Save The Last Dance (2001), Jackass: The Movie (2002), Napoleon Dynamite (2004). Et ensuite, absorbé par Paramount, ce sont tout de même les gros budgets comme Coach Carter (2005), Aeon Flux, (2005) et Hansel & Gretel en 2013. 

C’est un film qui n’est pas sorti en France et qui a donc créé son petit buzz dans les pages de Mad Movies. La VHS n’a pas du être trouvable facilement. L’aspect très original du film a joué en sa faveur. C’est donc un film qui se passait sous le manteau.

C’est sacrément bien foutu ! Le budget était confortable avec 13 millions de dollars et c’est Chris Wedge, futur réalisateur de L’Age de Glace, qui dirige les effets spéciaux. On obtient alors un mélange entre vrais cafards, animatroniques, images par images et CGI. Et c’est bluffant. On est en 1996, les CGI ont fait un énorme bond en avant avec Jurassic Park 3 ans auparavant. La simplicité des cafards côté texture ne jure pas beaucoup plus que ça 20 ans plus tard. Quelques incrustations sont moyennes mais globalement, on est dans un sacré travail. 
Et côté décors, outre l’appartement en décrépitude très bluffant, nous avons une scène finale avec un décor extérieur assez impressionnant vu le type de film.

Le film a fait un flop et semble n’avoir laissé aucun héritage… 

 

Le film est disponible en DVD chez nous sans VO.