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Critiques de films

Good Boys: le début d’une grande saga sur l’amitié ? on vote pour! (sans spoilers)

Le duo Seth Rogen et Evan Goldberg propose une nouvelle comédie un peu trash… avec des gamins de douze ans ! On sent encore le mini scandale à la Sausage Party?

Rappelez-vous Sausage party semblait être un film inoffensif pour les gosses pour certains parents mal renseignés. S’en est suivi une vague de parents protestant sur le ton du film et des salles quittées après vingt minutes.

Pour Good Boys, attendez-vous à la même chose. C’est avant tout une comédie pour les plus de 12 ans. Ces jeunes-là rigoleront bien grassement alors que les adultes sauront trouver grâce devant cette comédie drôle et réussie !

Une équipe réputée derrière le film

On aime les comédies estivales, de Les Miller à Vive les vacances en passant par Game Night, on aime rire ici. Oui car ces films sont vraiment drôles. Merci Warner. Pour une fois, c’est Universal qui damne le pion.

Good Boys est le premier film de Gene Stupnitsky qu’on a connu sur The Office ou la série oubliée Hello Ladies (qui était pourtant une vraie série fille de The Office avec ce loser joué par Stephen Merchant. Scénariste à ses heures, il a bossé avec Lee Eisenberg, complice de longue date qui a aussi bossé sur The Office !

Bad Teacher, c’était déjà eux. C’était plutôt sympa et finalement assez frais, loin des comédies sentimentales qui inondent l’écran. Des comédies R-Rated, ça c’est de la came !

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Une grosse et grasse comédie

Good Boys prend donc le pari de proposer une comédie trash avec des gosses de 12 ans… Le pari est lancé. On retrouve Jacob Tremblay (Room), Keith L. Williams (Last Man On Earth) et Brady Noon (Boardwalk Empire), un trio d’amis depuis la maternelle qui sont invités à une fête. Mais… les événements se passent d’une certaine façon qu’ils vont devoir ruser pour aller à la fête premièrement !

Les comédies grasses avec des gosses, il n’y en a pas tant que ça, on se limite à des ados pour parler des émois, des premières fois, de sexe… mais Good Boys se permet ça en incorporant l’essentiel de la première fois : le bisou.

La bonne idée est de vraiment prendre le canevas d’une comédie trash en remplaçant le classique personnage puceau de 16 ans par son homologue plus jeune. Et ça marche.

On sent que l’écriture n’a pas voulu faire essentiellement pour les gosses mais vraiment prendre le public adulte et lui proposer un regard précis sur cette enfance. Il sera donc question de sex toys et d’allusions sexuelles pendant 1h30. Les auteurs n’oublient jamais qu’ils doivent proposer un regard naïf là-dessus. Ce sont donc des maladresses de langage, des « on dit », des légendes déformées (vous savez les fameuses « ouais, il a sucé sa sœur, c’est machin qui me l’a dit »).

Il ne faut pas oublier les quelques références modernes et assez inédites dont une très drôle sur Annabelle.

Un coming-of-age qui mérite encore plus

L’autre sujet du film est évidemment l’amitié avec cette phase importante de tout le monde : garder l’amitié intact tout en grandissant.

Effleurer en début de métrage, on sent que la thématique prend du poids et devient finalement quasi essentiel par la suite. Good Boys devient alors le chaînon manquant dans un pan du cinéma qui lorgne, comme on l’a dit, sur les ados plutôt que les pré-ados. On touche alors à des sujets qui nous parlent.

Et par ce biais, aidé par l’alchimie entre les trois acteurs, on s’imagine voir ces trois personnages grandir sous nos yeux avec des films tous les 5 ans. Lucas, Max et Thor version ado, version adulte, les voir grandir, mûrir, travailler, parler, vivre. Il y a un peu de ça à la fin du ilm où on peut que les étapes de la Vie sont encore nombreuses. Croisons les doigts pour que le trio d’acteurs soient encore actifs d’ici là et que les producteurs sentent qu’ils ont un beau concept, un Boyhood du trash.

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Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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