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Critiques de films

Crawl : Alexandre Aja se fait plaisir dans une « bête » histoire de crocodiles

Alaexandre Aja revient à la série B de luxe avec Crawl, un film de crocodile en salles le 24 juillet.

Une ptite bourgade, une violente tempête, une inondation et un parc à crocodiles qui laisse échappé des bestioles dans les fondations d’une maison où se trouve Kaya Scodelario. Voilà le pitch de Crawl, film de monstre, home invasion, film de croco, bref gros plaisir coupable?

Oui et non, Crawl n’a presque quasi aucun second degré, on est vraiment dans un thriller catastrophe bien ficelé avec des effets plutôt convaincants. On oubliera un peu les fonds verts brouillons de scènes de voiture (les plus simples finalement) pour s’attarder sur une ambiance humide non-stop. Les décors sont crédibles et la première partie du film, avec les personnages coincés dans les bas-fonds d’une maison, fonctionne bien.

Malgré un manque de surprise évident, Crawl se permet de ne pas tromper le public. Nous ne sommes pas dans un délire, une comédie cachée. Crawl est dans le dur, c’est du premier degré et il s’assume comme tel.

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Cependant, malgré les efforts évidents de prod, on trouve un peu le temps long quand on est dans l’énième scène où Kaya Scodelario geint. Le même râle est entendu une bonne vingtaine de fois. Même si son regard a séduit Aja, on sent une petite limitation de jeu chez l’actrice. Peut-être le rôle n’avait-il aucune autre ambition que de montrer quelqu’un en difficulté?

Ce n’est pas non plus le fameux trauma enfantin du personnage qui fera gagner des points à l’ensemble. Ce qui compte dans Crawl, c’est la générosité de l’ensemble. Les scènes sont efficaces, le suspens est plutôt bon et le script suit un bon balisage.

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Mais alors que manque t-il à Crawl? L’ambition est là, le sérieux aussi. La folie aurait été de trop. Crawl manque juste un peu de piment. On parlait du manque de surprise. Jusqu’à la dernière minute, on aurait pu penser que la menace pouvait encore être là (même dans l’ultime endroit montré du film) mais non, on préfère raconter une « bête » histoire de crocodiles.

Retrouvez la masterclass d’Alexandre Aja avec pas mal d’anecdotes.

Ici pas de crocodiles mutants, d’antagonistes venus d’une multinationale, de personnages secondaires lourdingues. On va à l’essentiel et comme pour le plutôt bon Instinct de Survie avec Blake Lively, on se dit que les films de requins ou de crocodiles peuvent encore donner des films satisfaisants quand on veut les prendre au sérieux.

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Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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