1996

Réalisé par David Hogan

Avec Pamela Anderson, Udo Kier

Durant la Seconde Guerre Civile américaine, en 2017, le Congrès américain a pris un pouvoir absolu et instauré une dictature réprimant durement les « anti-citoyens ». Barb Wire, patronne d’un bar situé à Steel Harbor, dernier territoire libre des États-Unis, est une mercenaire qui vend ses services aux plus offrants. Elle a combattu dans les rangs de la « résistance » lors de la Seconde guerre civile, puis a abandonné ses activités afin de mener une vie plus lucrative, avec son frère, aveugle depuis la guerre. Avec l’aide d’un de ses anciens compagnons d’armes, elle va aider une biologiste à s’échapper du territoire contrôlé par les congressistes.

Bienvenu-e-s dans le vidéoclub Smallthings où on ressort les quelques VHS qui traînent. On est tombé sur Barb Wire !

Les comics étaient souvent adaptés dans les années 90, notamment la seconde moitié de la décennie avec des productions comme The Mask, Men In Black, Judge Dredd, Spawn, The Shadow, Le Fantôme du Bengale (on s’arrêtera d’ailleurs sur les deux derniers cités). Barb Wire en fait partie.

Basé sur la série de comics du même nom parue chez Dark Horse Comics pendant peu de temps. Le personnage n’a pas marché mais des producteurs avec des idées en tête s sont sûrement dit que mettre en scène Pamela Anderson, au sommet de sa carri… de sa popularité étaient un bon moyen de faire revenir le personnage sur le devant de la scène.

Pamela Anderson joue donc Barb Wire, tout de cuir vêtue. Les producteurs savaient très bien que le film allait baser sa communication sur l’actrice. La bimbo qui avait dévoilé ses charmes dans Playboy puis, plus habillée, dans Alerte à Malibu, était un atout majeur pour que le projet se fasse, se vende et fonctionne. Alors il s’est fait, il s’est vendu mais il n’a pas marché. Le film reste assez plat mais il est plutôt honnête ! Il faut le dire, le film ne fait pas cheap. L’aspect un peu « post-guerre » ne fait pas faux, les décors sont plutôt imposants, on passe de ruelles de studios à des grands espaces industriels abandonnés.
Encore mieux, les scènes d’action ne sont pas ridicules et permettent même à l’actrice de faire ses propres cascades qui ne sont pas si simples. Ce qui manque surtout au film, c’est quelque chose qui marque. On se sent comme devant un film trouvé dans un bac de supermarché avec une belle affiche et un prix fou de 15 francs.

Pour sa première production cinéma, Pamela Anderson fait bonne figure, remplissant son rôle avec « talent ». Elle sait qu’elle n’a pas été engagée pour son jeu. La première scène sera d’ailleurs une scène de pole-dance très sexy où la plastique refaite de Pamela inonde l’écran. Et ce qu’on aurait pensé comme une « exploitation » est vite démenti car le film ne se repose pas sur la blonde américaine. Elle ne squatte pas toutes les scènes et se fond même à l’intrigue. Pire pour les plus voyeurs, à part ses tenues, Barb est une violente, pas une allumeuse. La moitié du film n’utilise pas Barb. C’en est presque frustrant pour un tel projet.

Barb Wire ne brille pas par son ambition. Les critiques n’ont pas été tendres. Il reste que le film n’est pas repoussant, ni déplaisant, il n’est juste pas brillant. Le film a été un gros flop et s’est peut-être rattrapé dans les vidéoclubs…