fast times at ridgemont
Critique d'adaptation

Fast Times at Rdgemont High (1982) : ça chauffait presque à cette époque

Il y a des classiques dans certains genres qui, des années plus tard, semblent surprendre par leur statut de classique justement. Le genre a évolué, le contexte aussi. Et c’est Fast Times At Ridgemont High qui en fait les frais.

Fast Times at Ridgemont High est un teen movie réalisé par Amy Heckerling (Clueless) et écrit par Cameron Crowe (Vanilla Sky, Jerry Maguire) adapté de son propre livre.

Au casting, on retrouve un Sean Penn complétement stone de 22 ans, Jennifer Jason Leigh (Atypical), Judge Reinhold (une figure du cinéma comique US des 80s), un jeune Forest Whitaker (Panic Room) et même Nicholas Cage pour deux secondes trente de présence. Il y a évidemment Phoebe Cates, cultissime figure du teen movie qui fera forte impression dans ce film.

Le pitch est simple: la vie de lycéens pendant l’année scolaire.

Tout commence plutôt bien avec une B.O. pêchue, des images d’Epinal de tout teen movie avec une rentrée de classe, des jeunes idiots dragueurs… Tout semble plutôt partir sur des bases positives avec un ton ni trop forcé, ni trop désuet. Mais puis les minutes passent et plus on se sent un peu délaissés, nous, spectateurs. Le film devient une chronique sans vrai liant, et à l’instar de Harry Potter, l’année scolaire passe au fil des minutes. Les relations entre chacun, cœur et âme des teen movies, semblent vivre en dehors dus cript. L’attachement aux personnages ne se fait donc pas facilement. Dans American Pie, l’année semble passer à une vitesse folle et les histoires se calquent sur cette temporalité.

fast times at ridgemont

Certains figures survolent le tout comme Spicoli, le stoner Sean Penn, la pétillante Linda et le cool Brad et pourtant rien ne semble vraiment offrir des développements palpables. On sent une légère évolution des choses mais aucun événement ne vient vraiment nous offrir quelque chose de consistant. On ne s’inquiète plus de personne, on ne sait plus qui aimer, qui détester.  La bonne note reste dans la gestion du professeur Hand, qui reste une belle figure professorale, loin de la moquerie historique de ce genre de poste dans ces films. Il y a cette légèreté des 80s qui font que certaines scènes ne semblent n’avoir aucun sens logique.

Phoebe Cates restera celle par qui le culte viendra. Au travers d’une scène qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, Phoebe sort de la piscine, dégrafe son maillot de bain, se retrouve topless et embrasse un personnage. La voici fantasme d’une génération et icone du teen movie. Elle enchaînera ensuite quelques films du même tonneau avant de briller dans Gremlins.

D’ailleurs, en parlant d’érotisme, il y a, évidemment, beaucoup de discussions sur le sexe dont une sur la fellation et le sperme qui surprend vu la censure actuelle pour ce genre de discussion. Si American Pie en fera son beurre, ce sera dans une subtilité assez absente. Le fait que ce soit des lycéennes mineures ne semblent pas déranger la censure à cette époque. Comme dans Porky’s, les jeunes de 15 ans peuvent donc être nu(e)s. Une autre époque.

fast times at ridgemont

Fast Times at Ridgemont Hight, baptisé Ça chauffe au lycée Ridgemont, reste un honnête teen movie, loin d’avoir la consistance manifeste d’un American Pie à cause d’un manque cruel de liant mais qui semble mieux comprendre son époque et son genre que Porky’s sorti un an avant.

Une série verra le jour quelques années plus tard, ne durant que 7 épisodes, où seuls les acteurs jouant les professeurs reprennent leurs rôles. On y retrouve quand même Patrick Dempsey, une dizaine d’années avant son arrivée dans Grey’s Anatomy. Il y a aussi Courtney Thorne-Smith (Ally McBeal, According to Jim, Mon Oncle Charlie).

Avatar
Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

One Reply to “Fast Times at Rdgemont High (1982) : ça chauffait presque à cette époque

Laisser un commentaire