Le film de super héroïne arrive enfin dans le MCU avec Captain Marvel portée par Brie Larson.

Carole Danvers vient de la planète Hala et se bat contre les Skrulls. Crashée sur Terre, elle rencontre Nick Fury.

Marvel a la bonne idée, à chaque fois, de créer suffisamment de sympathie envers ses projets pour que rien ne semble enrailler la machine. Et encore une fois, c’est réussi. Avec un script qui ne laissera aucune surprise, avec un chat qui sera l’arme suprême du « aaaaw » dans fans faciles, des références qui sentent bon le fan-service, Captain Marvel déroule son script avec une belle efficacité. Cependant, là où le bas blesse c’est que le pilotage automatique se voit de plus en plus. Et si on connait déjà l’héroïne au début du film, l’origin story prend quand même 1h20 avant de décoller.

Plus d’une heure d’attente avant de voir Captain Marvel en action, ça fait beaucoup. Avant ça, on déroule les bons mots, le rock des 90s (évidemment plutôt féminin pour coller à la haute féminisation du récit) et la cool attitude pour éviter tout dépassement du cahier des charges. Le côté « utile » est assurée par le girl power évident avec une insistance sur certains personnages qu’on imagine, évidemment, devenir phare plus tard (hein Monica?). Brie Larson s’en sort d’ailleurs très bien, aidé par un Samuel L. Jackson qui a enfin un rôle plus conséquent.

captain marvel

En buddy-movie décontracté, sans scène marquante, sans tension intéressante, le film propose tout de même un script moins linéaire qu’à l’accoutumée avec des lignes narratives qui se croisent et offrent un sentiment de profondeur au récit sans offrir une once d’âme. La Phase 3 Marvel prend des risques (Dr Strange, Ragnarok), s’offre des visions de cinéastes plutôt intéressantes et arrive à donner une identité aux films. Pour le supplément d’âme, allez voir DC. Et côté méchant? Comme dans tout le MCU, la menace peine à l’être vraiment surtout dans ce film qui dévoile son vrai opposant que tard. On gardera ses munitions pour le second film…

Un peu engluée dans une cool attitude, Captain Marvel arrive cependant à ne pas tomber dans le léger comme pourra sûrement l’être Shazam de l’autre côté du comicsverse. Anna Boden et Ryan Fleck sont moins convaincants dans la mise en scène que leurs prédécesseurs mais Captain Marvel n’est pas mauvais. Comme à peu près tous les Marvel. On sort divertis mais pas bousculés.

SCENES POST-GENERIQUE

SCENE 1

Juste après le premier générique, on retourne du côté des Avengers avec Captain America et Black Widow qui étudient le bipper de Nick Fury. Ils se demandent à quoi il sert. Quand Black Widow demande de poursuivre les recherches, elle se retourne et voit Captain Marvel devant elle qui demande où est Nick Fury.

 

SCENE 2

On retrouve Goose qui s’est dévoilée être une race très menacante. Il a avalé le cube de Tesseract plus tôt dans le film. Il monte sur le bureau vide de Nick Fury et a des convulsions pre-vomitives. Il s’arrête, laissant le temps d’une semi-surprise au public, puis vomit le cube, sans surprise, sur le bureau.