La comédie musicale Sailor Moon a été présentée à la Cité des Congrès de Paris, en ce week-end du 3-4 novembre 2018. Qu’en avons-nous pensé ? Et bien c’était bien, c’était beau, c’était rafraîchissant.

Et c’est dommage que ce soit déjà fini. Oui, parce que deux malheureuses journées, c’était pas assez, franchement !

De son nom entier Pretty Guardian Sailor Moon  The Super Live , ce spectacle a été organisé par 2.5 Dimensional Musical  qui existe depuis 2013. C’est la première fois qu’ils se produisent en France, dans le cadre de Japonismes 2018. Notons au passage que Sailor Moon est un manga qui a commencé à être prépublié en 1991, dessiné et écrit par Naoko Takeuchi, qui était au départ pharmacienne de formation… Quand on vous dit qu’il faut croire en ses rêves !

Malgré une salle en partie vide (ENCORE !) les enfants et les nostalgiques se sont donnés le mot pour assister au spectacle. Et dès les premières secondes, ça en jette. Sur un écran géant façon toile de cinéma, des images sont projetées pour représenter l’univers, les planètes, et les ténèbres qui les menacent. Des flammes violettes et noires envahissent l’espace, tandis que nous voyons des silhouettes d’acteurs bien vivants danser derrière. C’est déjà assez impressionnant en terme d’effets spéciaux. Chose très intéressante, ils ont également tenu à créer un générique avec les images du vrai manga original pour présenter tour à tour les différentes sailor, avec leur phrase signature : « Sailor Jupiter power… MAKE UP ! ». Et beaucoup d’autres détails ont été ajoutés pour rester dans l’esprit de la série, comme Usagi ( le vrai prénom de Sailor Moon ) en train de courir en tenue d’écolière car elle est en retard pour aller à l’école ! Ou quand elle oublie de rendre ses devoirs et qu’elle s’énerve devant les jeux vidéo d’arcade ! Les effets spéciaux étaient efficaces du débat à la fin, avec des images de jeux vidéos en 8 bits projetées sur des paravents mobiles, des changements de costumes à toute vitesse avec les Sailor qui passent de la tenue d’écolière à des kimonos… Bref, il y aurait beaucoup à en dire.

C’est seulement dommage que les Sailor ne soient pas là au grand complet : il manquait en effet Sailor Neptune, Uranus, Saturne et Pluton. Pour les profanes, il s’agit de ces personnages-là, les « Outer-Senshi ». De plus, elles sont vraiment badass.sailor moon

À à la fin du show, cependant, les actrices (toutes japonaises au passage) sont passées nous faire des « coucou » à grands coups de poses « kawaii » dans le public. J’ai même pu faire un « tope-là » à Sailor Jupiter. Et là, surprise ! Le personnage de Tuxedo Mask ( l’amoureux de Sailor Moon ) s’est approché de nous, et il s’est avéré que c’était en fait…une femme. Très réussie en plus. Et oui, car j’ai omis de dire que les 2.5-Dimensional Musical sont une troupe entièrement féminine. Et c’est d’autant plus intéressant que le thème du « cross-dressing » est très abordé dans l’univers de Sailor Moon , ainsi que les relations homosexuelles. Sailor Uranus est souvent habillé en garçon et elle sort avec Sailor Neptune. Pour un dessin animé qui est sorti dans les années 90, on peut dire que cette série est largement en avance sur son temps.

À la fin, nous avons eu droit à une explosion de serpentins et de cotillons qui nous sont joliment tombés dessus. Nous nous sommes jetés au milieu des sièges pour en ramasser, comme autant de trophées. Les goodies coûtaient un peu cher, mais c’est la loi du marketing… Que dire si ce n’est que ce bain de jouvence fait vraiment du bien en ce mois de novembre très froid qui s’annonce. Ce retour aux années 90 était un vrai bonheur, avec des acteurs qui dansaient de manière survoltée, qui s’écriaient au milieu des moments dramatiques, et qui ont respecté les poses bien connues de nos personnages préférés. Il existe bien une suite avec les autres Sailor et Sailor Galaxia, c’est « Pretty Guardian Sailor Moon: Le Mouvement Finale ». À quand une représentation en France ?