2001

Réalisé par Jamie Blanks

Avec David Boreanaz, Denise Richards, Marley Shelton…

Treize ans après une humiliation dont elle était l’instigatrice, Shelley est froidement assassinée par un tueur au masque de Cupidon. Les autres filles font ensuite le lien avec celui qu’elles ont humilié au bal et en viennent à la conclusion que Jeremy revient se venger des malheurs qu’elles ont causés dans le passé.

En 2001, le slasher post-modern était déjà en phase décroissante. Le genre avait été épuisé en peu de temps et les projets comme Mortelle St Valentin ont enterré le genre.

Nous sommes en 2001 et Scream a déjà sorti ses 3 films et Destination Finale renouvelle déjà le genre. Mortelle Saint-Valentin débauche Jamie Blanks, auréolé de son Urban Legend pour un énième slasher sans saveur. Outre les grosses sorties, les rayons des vidéoclubs pullulent de projets sans âme. Ce film adapte une nouvelle et engage les acteurs qui n’ont pas eu l’occasion d’être engagé sur la vingtaine de films de ce genre. Il reste donc David Boreanaz qui cherche une porte de sortie post-Angel, Denise Richards, qui essaye toujours de rebondir malgré son rôle de James Bond Girl deux ans auparavant. Elle a attendu deux ans pour juger si les offres venaient à elle. Et elle s’est résigné… Nous avons aussi Marley Shelton, habitué de films de série B qui obtient le premier rôle. La trop rare Marley réapparaîtra dans Scream 4. Jessica Caufiel (Urban Legend 2) et Jessica Capshaw (la sitcom Merci les filles que moi seul connait, Grey’s Anatomy) complètent la bande de filles.

 

N’oublions pas Katherine Heighl qu’on associe beaucoup au souvenir du film mais qui est la première victime du film dans une scène d’introduction assez moyenne.

Mortelle Saint-Valentin est un slasher assez pauvre, avare en violence et surtout qui peine à construire une quelconque tension, un quelconque suspens. Pire encore, la révélation du meurtrier est un peu éventé. Quand on engage une tête connue et qu’on ne l’utilise que partiellement, il faut s’attendre à ce que son rôle devienne important vers le climax du film…

C’est donc sans énergie que le film se déroule, ne jouant jamais sur une ambiance malsaine ou tendue. Pire, Denise Richards n’est même pas l’atout charme du film. D’ailleurs, les personnages partent sur des clichés un peu éculés et s’en éloignent petit à petit pour terminer sur des identités interchangeables. Pauvre slasher…

Quelques années après la lente descente aux enfers du genre, le slasher a repris des couleurs avec notamment des remakes inspirés. Allez plutôt voir du côté de Meurtres à la Saint Valentin (My Bloody Valentine) remake du film des années 80 avec Jensen Ackles. 

Mortelle Saint-Valentin est ressorti en édition blu-ray aux USA cette année.