UnREAL est encore jeune mais a connu déjà l’immense succès et la dégringolade en seulement 2 saisons.

Une des meilleures séries de la saison 2015 était devenue l’une des pires l’année d’après. Après des mois de réflexion, la série revient en 2018 pour une saison 3 qu’on souhaite réussie.

Episode 5 : on ronronne encore mais en milieu d’épisode, on essaye d’accélérer les choses, de trouver une seule intrigue qui permet à tous les personnages d’exister et c’est enfin une bonne pioche. On retrouve un peu de fraîcheur, de de rythme et d’intérêt. Il reste désormais à voir si la saison va enfin démarrer. Everlasting n’est toujours pas ce qui apporte du fun dans l’épisode, on sent même qu’elle passe au troisième plan tellement le déroulé même de l’émission n’a plus aucune once d’intérêt. Les personnages sont enfin dans leurs cases, celles que l’on aime.

Episode 4 : c’était encore assez moyen, limite ronflant. Des personnages secondaires s’ajoutent encore, d’autres disparaissent, les intrigues sont donc « renouvelées » mais n’intéressent personne. Tout semble en phase de sommeil pour exploser dans les derniers épisodes. Les psychologies des personnages sont changeantes, jamais constantes. Elles sont prétextes pour des rebondissements vains. On a hâte que des vraies choses se passent… Plus personne n’existe réellement dans cette saison.

Episode 3 : après une moitié laborieuse à base de scènes insignifiantes, tout le monde commence petit à petit à baisser sa garde.  De nouvelles intrigues se dessinent même. La mise en place est lente mais portera ses fruits si on garde cette même volonté de casser le positivisme de certaines scènes. Tout est encore trop plan plan pour que la saison décolle. On cherche encore ce qui cloche. Le casting est-il peu engageant ? Ce pauvre Cameron Brancoft, acteur never been découvert dans Code Eternity il y a 20 ans et qui est apparu dans le rôle de Dr. Gaines / Leviathan dans Supernatural, est le seul nom « connu » dans les seconds rôles et il n’a eu que deux phrases de script. Est-ce la Bachelorette qui subit plus qu’elle n’agît ? Ou sont-ce simplement les rôles principaux qui essayent de sortir de leurs personnages déjà trop coincés ?

Episode 2 : rien de neuf sous les projecteurs. Les ressorts dramaturgiques sont les mêmes et les intrigues sont pauvres. On peine à s’intéresser à cette Bachelorette. Aucune scène ne sort du lot et on s’ennuierait presque. On met ça sur le fait que c’est le début de saison et qu’on garde les cartouches pour la suite. Faire de Quinn une écorchée vive est un peu forcée. On s’y attend et il manque un grain de folie.

Episode 1 : Après le Bachelor blanc, le Bachelor noir, voici la Bachelorette. Pour une série qui se veut féminine et féministe, cette saison 3 est un défi de taille. Place aux hommes mis en pâture et à une femme qui contrôle tout. D’ailleurs, elles sont trois à se partager la tâche puisqu’on a plaisir à revoir la lunatique Rachel et l’impitoyable et jouissive Quinn. Shiri Appleby et Constance Zimmer campent toujours leurs rôles à la perfection.

On retrouve donc la production de la saison 15 d’Everlasting avec une Bachelorette et 20 hommes qui se sont donné le mot pour se vêtir de leurs habits pro comme le cowboy, le pilote ou le jockey… C’est folklorique et prend autant de « plaisir » que lors de la découverte de candidats d’émissions de Real TV.

unreal saison 3

L’épisode n’est pas des plus surprenants. Le scénario suit les lignes toutes tracées du season premiere qui doit remettre de l’ordre dans les relations entre les personnages sans encore bousculer la hiérarchie et redistribuer les cartes. C’est du UnREAL pure souche avec ce qu’il faut de bons mots crus de Quinn ou d’yeux vers le ciel de Rachel. L’épisode est même un peu trop sage mais il vaut mieux ce parti-pris que de se ruer vers des intentions crues voire putassières. Mais n’était-ce pas déjà le cas dans le 2×01 avant que l’on comprenne que la saison parte dans des travers indigestes?
Alors patientons et régalons-nous de personnages encore intactes à l’aura persistante et prions pour que, comme le dit Quinn, l’on est une bonne saison.