Annulée puis sauvée par NBC, Timeless a obtenu une saison 2 grâce aux fans. Et il est impensable de ne pas avoir une saison 3.

Lors du Comic Con de San Diego, l’équipe de Timeless a remercié les fans pour leur soutien qui a permis d’obtenir une saison 2. malgré des audiences basses ( entre 3 et 4 millions), Après la promo de l’épisode, la vidéo ci-dessous dévoile toute l’histoire et le cheminement des actions de fans. On aime ce genre de choses !

C’est donc la saison 2 qui commence cette semaine avec un épisode qui n’hésite pas à bouleverser un peu le schéma de la série. Le charme de Timeless est d’offrir un high concept qui n’est pas traité avec prétention. Cet esprit 90s fait plaisir à voir et la saison 1 était très divertissante malgré des rebondissements un peu éculés. En faire une histoire de famille n’est pas des plus originales.

Episodes 9 et 10 : A peine la série avait trouvé sa vitesse de croisière que la saison se termine. A peine la mythologie esquissait des intrigues qu’elle se voit abruptement terminée. Concrètement, le carnet de Lucy / Flynn n’a servi à rien et le retour de Nicholas Keynes dans le présent a été un pétard mouillé. Ce ne sont que des histoires personnelles qui ont engendré le plus d’intrigues et de contenus. Ce n’est pas un mal puisque ça a permis de rendre les personnages épais et le public a pu exprimer enfin de l’empathie envers eux.

Si l’épisode 9 nous ramène à l’époque de la Guerre de Secession sans grande passion, le second est rythmé et hautement dense. Tout va très vite, les personnages sont vraiment au coeur de l’intrigue, l’époque importe peu. On construit encore autour de chacun une aura d’intérêt grandissant mais ce n’est que frustrant arrivé à la dernière minute et ce cliffhanger assez jouissif.
On pouvait s’attendre à tout mais Timeless bouscule ses propres règles et nous apporte Lucy et Wyatt du futur dans un Lifeboat upgradé. On saute de son fauteuil. La règle qui veut que l’on ne peut pas aller dans une timeline où on existe (ou quelque chose d’approchant car c’est assez flou) est brisée !

TIMELESS — “The General” Episode 209 — Pictured: (l-r) Sakina Jaffery as Agent Denise Christopher, Abigail Spencer as Lucy Preston, Joseph Patterson as Connor Mason, Malcom Barrett as Rufus Carlin, Goran Visnjic as Garcia Flynn — (Photo by: Eddy Chen/NBC)

Après tout ça, on sort donc diverti, frustré et enragé car la série est en passe d’être annulée. Mettons ça de côté et posons-nous les bonnes questions : Comment un personnage aussi badass qu’Emma a pu tuer de sang froid deux des méchants principaux ? Les scénaristes savaient que ça ne menait à rien de les garder ? Pourquoi l’équipe va en 1888 avec tous les sièges du lifeboat pleins si c’est pour ramener Jiya ? La réaction de Rufus est un peu étrange à ce moment-là. Faire de Jessica un nouveau sleeper agent de Rittenhouse est encore une fois une solution de facilité mais… who cares ? Pourquoi l’équipe ne va pas en 1885, époque où Jiya atterrit en premier lieu ?

Voir l’équipe chercher des traces de Jiya dans l’Histoire est assez incroyable. On voit tout de suite qu’en un quart de seconde, la série peut prendre une dimension autre. Si Timeless reste gentille sans grande prise de risque la plupart du temps, cet épisode se permet l’insolence de taper du coude et d’imposer une attendue redistribution des cartes.
Même si le sort de Rufus était quasi certain, on ne peut s’empêcher de trouver l’exécution faiblarde, on ne cherche pas vraiment à dissiper les doutes par de longues scènes de discussions. Timeless va droit au but… et peut apparaître comme un peu bêbête. Au diable les réflexions, la série ne perd pas son temps (!). Ce fut une saison 2 un poil plus dense que la première avec des pistes d’intrigues intéressantes qui n’ont pas été assez mises en avant. IL faut éviter les histories personnelles au centre des attentions et plutôt en faire des intrigues périphériques qui amènent un plus. On espère vraiment une saison 3, la série ne fait qu’esquisser son potentiel. Les personnages sont là, le casting est bien dessiné, les dialogues sont toujours d’un naturel déconcertant et la série peut prendre son envol.

Episode 8 : En 1981, l’équipe arrive à peine quelques minutes avant l’événement du jour : la tentative d’assassinat de Reagan. Mais c’est plutôt du côté de l’agent Christopher alors encore policier que tout ce petit monde s’affaire. Rittenhouse et son agent infiltré tentent de la tuer pour éviter que le projet Lifeboat ne se monte. On passe à côté des éventuels paradoxes ou problèmes temporels pour éviter un script trop tordu et… cohérent. L’épisode a un rythme assez bon et voir un duo Lucy / Jiya est plutôt intéressant. On bouleverse encore une fois les dynamiques et ça fait plaisir. On attend encore un développement du fil rouge sachant qu’il ne reste que 2 épisodes finaux (et oui) et que la série est en passe d’être annulée ! La série commence à peine à prendre ses marques, ce serait une perte affective assez grande pour les spectateurs. L’audience est décroissante et c’est vraiment incompréhensible. La qualité ne faiblit pas, la série fait toujours avancer ses intrigues. Mieux, les personnages commencent enfin à prendre de l’épaisseur et l’empathie apparaît enfin chez le spectateur. Ce serait dommage de lâcher un concept aussi simple, jouissif et un casting attachant qui joue enfin des personnages attanchants.

 

Episode 7 : Episode à l’écho fort puisqu’il parle de la parole des femmes. Retour en 1919 avec les manifestations pour le droit de votes des femmes. Le discours peut un peu forcer le trait pour coller à l’actualité mais rien ne pêche dans un épisode bien équilibré avec les forces réparties sur plusieurs personnages. Lucy, Wyatt et Emma s’en sortent très bien. On notera que les relations entre tous les personnages s’étoffent encore et offrent un aspect soap pas désagréable.

Episode 6 : En route vers les années 30 sur fond de rock et de blues. L’épisode est plutôt symapthique à suivre notamment grâce au renouvellement des équipes. Avec Jessica, Flynn et maintenant Mason, les voyageurs temporels ne sont jamais les mêmes. Les dynamiques changent et le ton aussi. On apprécie d’autant plus que Paterson Joseph qui joue Connor Mason est fantastique et déploie une panoplie d’expression assez incroyable. Et comme pour toute cette saison, le présent a aussi du poids avec une mission pour Wyatt qui va infiltrer Rittenhouse, ça n’apporte rien, ne fait rien avancer mais ça donne un peu d’épaisseur à des épisodes qui peuvent paraître plan plan avec ce schéma une époque = une mission.
Malgré les efforts très généreux de la série, le public disparaît de plus en plus, chaque épisode est moins suivi que le précédent. Mais pourquoi? Timeless ne s’embarrasse de rien, avance à un rythme intéressant et propose un casting très éclectique et flamboyant.

La séquence de fin est finement jouée, sur fond de chanson un peu à contre emploi, on fait le tour des personnages avec un certain plaisir et on voit des esquisses de relation plus que réjouissante.

Episode 5 : Miser sur Kennedy est toujours une bonne idée et cet épisode est le meilleur de cette saison. Même si l’acteur est mal choisi, on se plonge dans cette intrigue qui propose quelque chose de nouveau : le passé surgit dans le présent. L’épisode gagne en intensité à mesure que l’on avance, on aime beaucoup ce jeu de chat et de souris, ce personnage emblématique qui interagit avec la modernité, le destin tragique et surtout cette dimension historique forte avec ce président bien aimé, cette tentative de le sauver et ce côté Code Quantum fort. Dans la série des années 90, les personnages historiques donnaient toujours un autre cachet à l’épisode et Timeless a eu du nez pour proposer cet épisode rythmé, ambitieux et osé car il crée désormais une nouvelle réalité.

Mieux, Jessica apporte quelque chose de spécial au groupe, on ressent de nouvelles rancoeurs, les relations changent, évoluent et permettent à la série de ne pas rester dans un schéma qui était déjà un peu coincé.

Episode 4 : Encore un épisode qui se base sur une période plutôt qu’une histoire. On s’ennuie un peu avec cette chasse aux sorcières, prétexte à ne rien proposer de neuf. La partie avec Jessica et Wyatt est la plus intéressante. On change de dynamiques, de propos, d’objectif et ça apporte un peu de sang neuf car la série en a déjà bien besoin. On mise aussi sur le destin tracé, qu’on ne peut pas changer, ça amène de nouveaux questionnements et surtout étoffe l’univers.

Episode 3 : Nous voilà dans les années 40 pendant l’âge d’or d’Hollywood. Notre trio débarque pour récupérer la bobine de Citizen kane. Il n’y a pas de grosse enquête et c’est surtout dans les relations entre Wyatt et Lucy que l’épisode se penche. Le dernier tiers sera même consacré au temps présent. On se doutait un peu de la fin mais cela donne un peu plus de grain à moudre aux personnages qui auront beaucoup de conflits à gérer. Faire resurgir Jessica est une idée attendue et si le personnage de Wyatt était un peu fade, on s’attend à des combats intérieurs et un triangle amoureux assez excitant. L’épisode reste moyen, profite des décors en studios pour économiser un peu dans leur budget serré.

Episode 2 : Un peu en deçà de l’épisode précédent, cet épisode vaut pour l’ambiance des années 50 qui fait plaisir à voir. Les dialogues font

mouche et le casting prend vraiment du plaisir. Du côté de Denise et Connor, on essaye d’étoffer le background de ce dernier et donner du temps d’écran à deux personnages qui restent encore dans l’ombre. Rien à redire vraiment sur cet épisode qui fait le travail. C’est rythmé, les révélations ou avancées ne pleuvent pas. On sent tout de même que le budget a été réduit. Les décors sont minimalistes et les incrustations lors des poursuites sont un peu maladroites.

La toute fin ouvre de belles perspectives qui, on l’espère, seront développées plutôt que révélées dans l’ultime épisode. On a confiance en Timeless qui n’a jamais fait traîner les choses. L’exception qui confirme la règle est la malédiction de Jiya. Ses visions sont intrigantes, on a hâte d’avoir un épisode un peu pleu complexe et conceptuel sur cette idée !

Episode 1 : Cet épisode nous met devant le fait accompli : quelqu’un a saboté l’opération Lifeboat et c’est dans un bunker que Rufus et Wyatt tentent de réparer la machine. Lucy a disparu, aux prises avec Rittenhouse… et sa propre mère. C’est en 1918 en pleine guerre mondiale en France que ce petit monde débarque. Ce sentiment d’urgence pour retrouver Lucy donne un certain rythme à l’épisode qui reste avare en révélations. A la recherche de Marie Curie, Lucy, sa mère et Emma Whitmore tentent de sauver un soldat. Le personnage d’Emma Whitmore est plutôt badass et devient une menace assez excitante et intéressante. Et quand on sait que Garcia Flynn est toujours de la partie, on comprend que les cartes vont être redistribuées avec des alliances improbables. En attendant, l’épisode est plaisant, offre même des dialogues croustillant comme quand la fille de Marie Curie, dans un français parfait (c’est rare dans les séries) parle de trempage de biscuit, expression bien française.

TIMELESS — “The War to End All Wars” Episode 201 — Pictured: (l-r) Susanna Thompson as Carol, Johnathan Stanley as Mac, Abigail Spencer as Lucy Preston — (Photo by: Justin Lubin/NBC)

C’est vraiment dans le dernier tiers que l’on comprend que la saison 2 va explorer de nouvelles pistes avec des agents de Rittenhouse disséminés à plusieurs époques sans oublier les malaises étranges de Jiya qu’on avait entraperçus lors du final de la saison 1. La saison 2 va s’orienter vers un aspect formula show moins traditionnel avec des bases qui touchent le fil rouge. La quête des agents Rittenhouse donnera un peu de sel et d’épaisseur aux intrigues. La mythologie se développera plus rapidement et nous offrira, sûrement, une belle conclusion. Les audiences sont encore confidentielles, il n’y a pas eu d’effet de curiosité (comme souvent dans les séries repêchées). Les scénaristes doivent être déjà au taquet pour proposer un beau développement. Profitons !