La saison 2 de This Is Us sera-t-elle à la hauteur de la 1 ? Verdict.

Episode 4 – Still There

Episode classique, peut-être trop. La scène sur le racisme semble même totalement surfaite. Néanmoins, il reste encore de belles choses. Kevin sent toujours l’ombre de son père au-dessus de lui, Kate prend la confiance (et nous cache quelque chose en fin d’épisode), Randall gère encore avec des pincettes la venue de Deja. D’ailleurs, cette story-line peine encore à convaincre. On sent une volonté de recréer une cellule familiale fragile. Malgré les efforts des scénaristes pour proposer des scènes touchantes, le personnage de Deja n’impose encore aucune empathie.


Et cette histoire de varicelles semble anecdotique mais renvoie toujours cette image de famille unie et cela fonctionne encore. Tant mieux… A part le combat personnel de Kevin et celui de Kate, Randall semble un poil en deçà des attentes. C’est donc un épisode dans la moyenne basse que nous offre la série.

Episode 3 – Déjà Vu

Voilà un épisode qui manie aussi bien le drama que les émotions qui doivent en découler. L’épisode parvient à bien jauger les histoires personnelles avec les affaires quotidiennes. Tout se dose très bien pour tout le monde. Petit bémol pour Randall cependant, si sa story line est assez expédiée, il y a clairement un surlignage un poil forcé. Son discours envers Deja est parfait, simple et sincère mais il est totalement annihilé par son ultime phrase. On vend une vie de rêve à Deja sachant pertinemment qu’elle doute qu’elle restera… et elle y croit. Et quand Randall dit que sa mère ne reviendra sûrement pas Deja change d’attitude. L’incohérence de la situation renvoie encore aux difficultés que cette story line aura à surmonter cette saison.

Pour le reste des personnages, l’émotion est là. La guest Sylvester Stallone aurait pu être une fantaisie inutile mais son discours envers Kevin est vraiment poignant. On sent une écriture plus subtil pour Kevin avec en plus l’utilisation de Kate en support plutôt qu’en cible. Et du côté de Jack et Becca, leur couple est vu encore autrement avec une Becca qui prend les choses en main. Son personnage prend un peu plus d’épaisseur en étant là pour Jack.

La saison va dans des contrées plutôt appréciables. La nostalgie joue beaucoup sur cet épisode avec l’image du père et les souvenirs de Kevin. C’est dosé ni trop fort, ni trop peu. Le juste équilibre est apprécié.

Episodes 1 et 2

La saison 2 a débuté sous de bons auspices pour la plupart des spectateurs. Ici, j’ai été mitigé mais l’épisode 2 m’a séduit.

J’ai compris pourquoi l’épisode 1 m’avait déçu. Outre le fait que l’effet de surprise s’est dissipé, j’ai saisi la mécanique de la série. Si l’épisode 2 est mieux que le premier, c’est avant tout car la série s’est recentrée sur son essence  : la place de soi au milieu des autres. L’épisode 1 semblait ne proposait que des problèmes collectifs sans remettre en question l’individu. Cet épisode 2 mise tout sur les fêlures individuelles et la vision de l’autre. Enfin, on retrouve la puissance de This Is US.

Kate se retrouve face à elle-meme par rapport au regard de sa mère. Kévin se retrouve face à lui-même et le regard de Sophie importe. Randall a besoin de Beth pour avancer. Les quêtes personnelles sont ce qui fait de This is Us une série aussi parlante. Les situations fonctionnent mieux et l’empathie s’impose face aux aspects mélo si on prend ce terme comme péjoratif. Il y a tout de même le personnage de Becca qui se complaît à devenir irritant pour Kate et pour nous également.

Cet épisode parle aussi de Jack et de de sa relation avec deux de ses chères compagnies : sa bouteille et sa fille. Son rapport paternel est de plus en forte et on sent bien pointer une relation qui arrivera au climat de la mort de Jack pour bien appuyer le propos. Evidemment, on sera pris dans les filets de l’émotion.

Ce sont dans les moments simples que la série gagné des points. C’était étrange d’avoir cette séquence musicale avec Jack au ralenti qui boxe et même Jack version soldat au Vietnam… La série rôde encore sa vitesse de croisière mais on y croit.