La saison 2 a débuté sous de bons auspices pour la plupart des spectateurs. Ici, j’ai été mitigé mais l’épisode 2 m’a séduit.

J’ai compris pourquoi l’épisode 1 m’avait déçu. Outre le fait que l’effet de surprise s’est dissipé, j’ai saisi la mécanique de la série. Si l’épisode 2 est mieux que le premier, c’est avant tout car la série s’est recentrée sur son essence  : la place de soi au milieu des autres. L’épisode 1 semblait ne proposait que des problèmes collectifs sans remettre en question l’individu. Cet épisode 2 mise tout sur les fêlures individuelles et la vision de l’autre. Enfin, on retrouve la puissance de This Is US.

Kate se retrouve face à elle-meme par rapport au regard de sa mère. Kévin se retrouve face à lui-même et le regard de Sophie importe. Randall a besoin de Beth pour avancer. Les quêtes personnelles sont ce qui fait de This is Us une série aussi parlante. Les situations fonctionnent mieux et l’empathie s’impose face aux aspects mélo si on prend ce terme comme péjoratif. Il y a tout de même le personnage de Becca qui se complaît à devenir irritant pour Kate et pour nous également.

Cet épisode parle aussi de Jack et de de sa relation avec deux de ses chères compagnies : sa bouteille et sa fille. Son rapport paternel est de plus en forte et on sent bien pointer une relation qui arrivera au climat de la mort de Jack pour bien appuyer le propos. Evidemment, on sera pris dans les filets de l’émotion.

Ce sont dans les moments simples que la série gagné des points. C’était étrange d’avoir cette séquence musicale avec Jack au ralenti qui boxe et même Jack version soldat au Vietnam… La série rôde encore sa vitesse de croisière mais on y croit.