On n’allait pas nous y reprendre après la très moyenne saison 3 mais Flash nous vend une saison 4 plus fun alors on y retourne.

Episode 2 – Mixed Signals

Dès qu’on entend les premières notes de Old Time Rock and Roll par Bob Seger, on sait déjà que les scénaristes de Flash iront avec de très gros sabots sur la piste du décontracté. Prétextant un Barry libéré de la Speed Force et donc très en joie de retrouver le quotidien, la série nous propose donc un personnage surexcité. Frôlant le ridicule, la première scène de cet épisode nous inquiète quant à la teneur de l’épisode. Même la vanne sur le fast watching est raté. La vanne sur Game Of Thrones est drôle cependant !
Le trailer vendait un épisode décalé avec un nouveau costume qui a quelques dysfonctionnements, il n’en est rien. Mixed Signals est juste un mauvais épisode. Il est même proche du niveau d’un épisode de Charmed avec un méchant sans épaisseur, une menace sans écriture et des personnages qui ne prennent pas le temps de développer une quelconque psychologie.

flash saison 4

Même en image arrêtée, ce n’est pas crédible

Tout va très vite, peut-être trop vite dans cet épisode. On se retrouve même avec une thérapie de couple ! Vraiment, si la série se veut légère, elle devra ne pas se satisfaire d’idées non travaillées. Les blagues sont mal placées (la scène du début, la remarque sur les magazines de Cisco, son arrivée sur la scène de crime) et l’épisode ne tient pas la route. Pour une saison 4, c’est impardonnable. En saison 1, l’épisode passerait sans problème… Le fil rouge avec le Thinker ne pointe qu’en fin d’épisode et on se dirige vraiment vers une série de vilains comme des étapes avant le big boss final. En ne se compliquant pas la tâche, la série devient simpliste.

 

Episode 1 – The Flash Reborn

Barry était parti dans la speed force, laissant Iris seule. On n’était plutôt pas trop ravis de devoir se farcir des retrouvailles. Et ce premier épisode se concentre dessus. Loin d’être cul-cul, l’épisode mise sur une histoire d’amour qui n’intéresse quasi personne. Les scénaristes s’entêtent à écrire le personnage d’Iris mais depuis 3 saisons, rien ne lui est arrivé d’intéressant. Même Caitlin se trouvait avec une intrigue qui avait un semblant d’intérêt. Le prisme du groupe de STAR Labs se retrouve encore et toujours au milieu de tout. Les menaces ne sont plus générales. Le danger n’est plus étendu. Quand une série commence à multiplier les drames et les affaires autour des personnages plutôt que de s’en servir pour faire vivre les personnages, on sait qu’une série commence à mal tourner.

Et cette saison 3 avait produit beaucoup trop d’atmosphère suffocante autour des personnages. En nous proposant une saison 4 plus légère, les scénaristes prennent le pari de nous faire plaisir. Si Flash peut retrouver le côté divertissant de la saison 2 et le côté léger de la saison 1, elle tendra vers quelque chose de mûre… et regardable.

Cet épisode multiplie tout de même les facilités et les défauts. La menace – ce samuraï volant – n’est pas des plus engageantes. La façon de faire revenir Flash est aussi extrêmement simpliste. Et que dire du réveil de Barry qui s’opère en une phrase déclic. L’épisode joue sur une non-attente. Et ce qui fonctionne alors pendant 40 minutes est de l’automatisme pur. Caitlin ne parvient pas à imposer une quelconque épaisseur au personnage, Joe fait de la figuration, Wally fait ce qu’il peut. Il manque beaucoup de personnages secondaires pertinents. Grant Gustin s’en tire plutôt bien dans un rôle pas évident à tenir. Il reste crédible et gagne en efficacité au fil des saisons.

La fin de l’épisode nous présente la nouvelle intrigue fil rouge : le Thinker. Le trailer de l’épisode 2 se veut plutôt décalé et comique, l’idéal est donc que ce Thinker agisse à distance, créant des obstacles pertinents à l’héroïsme de Flash et son équipe. On attend ça avec curiosité.