On n’avait plus vu McG depuis 4 ans et le voilà sur Netflix avec un film décomplexé et plutôt fun, The Babysitter.

McG nous était apparu au grand public avec Charlie et ses drôles de dames en 2000. Mise en scène décalée, divertissement dans la plus pure tradition du genre, le film avait ouvert la voie à de grandes choses pour McG. Mais après une suite à ce film 3 ans plus, il s’était calmé et nous a offert We Are Marshall, s’est essayé à Terminator Renaissance puis a osé deux films sans prétention Target (This Means War) et 3 Days to Kill.
Producteur de Chuck, Supernatural, Shadowhunters ou de la récente séries L’Arme Fatale, McG semble s’être cherché quelques temps. IL était à deux doigts de réaliser Superman FlyBy sur un script de JJ Abrams il y a de ça plus de dix ans !
The Babysitter lui permet de nous proposer un film jouissif et sans complexe.

The Babysitter raconte la petite vie de Cole, 12 ans. Sa meilleure amie est Melanie et son pire ennemi, Jeremy. Ses parents absents pour le week-end, Cole fait la connaissance de sa babysitter, Bee. Leur relation semble magique et Bee devient une amie plus qu’une babysitter. Poussé par Melanie à l’espionner pour savoir si elle se fait des mecs pendant qu’il dort, Cole découvre l’impensable.

N’ayant pas vu la bande-annonce, j’étais à mille lieux de penser à ce retournement de situation. Le film partait sur une base de film coming of age très sympathique avec un personnage principal attachant et très bien joué par le jeune Judah Lewis. Sa relation avec Melanie était sincère et même un peu original puisque la relation n’était pas ambiguë. Quand le film opère un virage serré, The Babysitter devient un ride qui ne faiblit jamais. Bee et sa bande deviennent une menace pour Cole et le film se transforme en Home Alone (Maman j’ai raté l’avion) horrifique. Passé la surprise, The Babysitter enchaîne les morceaux de bravoure avec une énergie communicative. Cole devient un Kevin plus guerrier, moins naïf. Son évolution est palpable et sa dernière scène l’élève au rang de nouveau héros badass moderne. Le seul petit hic se trouve dans l’emballage.

babysitter netflix critique

 

The Babysitter souffre de gimmicks qui ne sont pas de grosses faiblesses mais qui n’apportent rien. Par intermittence, on nous propose à l’écran des inscriptions présentant les personnages. Jusque là, rien d’envahissant ou de pénible. Le petit hic est de le faire pour deux ou trois moments du film. Un gros WHAT THE FUCK s’inscrit lors du basculement narratif vers l’horreur. C’est totalement vain et anecdotique ! Se donnant des faux airs de grindhouse, de film cool, décalé, The Babysitter n’a pas besoin de ses artifices et McG aurait du s’abstenir.
Autre défaut dans le scénario avec une certaine incohérence à voir le héros s’obstiner à défendre sa maison alors qu’il est plusieurs fois hors de danger.

Reste que le film ne déçoit pas. Samara Weaving s’en sort très bien en babysitter menaçante, charmante et terrifiante. Même Robbie Amell et Bella Thorne trouvent des rôles à leur mesure. Cette dernière s’en sort d’ailleurs avec les honneurs tellement son personnage subit un traumatisme à l’ironie pertinente. Outre le casting, la mise en scène est plutôt carrée. La photographie offre de beaux moments comme cette scène de course où on passe d’un décor boisé, un peu brumeux à une route éclairée par la Lune, le tout dans un travelling très propre. Les scènes gores sont simples et efficaces et arrivent presque par surprise. C’est une belle valeur ajoutée pour ce film qui mélange habilement les genres. McG revient en forme et ça fait plaisir. C’est beau, c’est maîtrisé de A à Z et ça ne s’alourdit de rien !

Réservez ce film pour vos soirées pop-corn, The Babysitter passera très bien l’épreuve !