Gagnant tous les Teen Choice Awards 2017, Riverdale semble petit à petit gagner en assurance, du moins du côté des fans.

Avec une audience qui a quasi doublé sur CW (960.000 personnes pour le dernier épisode de la saison 1 contre 1.76 pour le 2×02), RIverdale gagne le pari de devenir le teen show le plus côté.
Après une saison 1 qui a subi le même sort qu’un soufflé raté, Riverdale propose une saison 2 plus longue (22 épisodes contre 13), peut-être synonyme d’intrigues qui traîneront en longueur.

On avait laissé Archie avec son père, une balle dans le corps au Pop’s Diner. La saison reprend immédiatment après quand Archie l’emmène à l’hôpital. Désormais, le grand mystère de la saison 2 est de savoir qui est ce mystérieux tireur qui a osé viser Luke Perry !
Sans grand intérêt pour le personnage de Fred Andrews, cette situation apportait un faux suspens. Nous avons repris la saison 2, histoire de saisir la teneur de cet événement. Verdict? Archie se trouve désormais hanté par cette scène choc et le public malgré lui aussi. Le voilà donc investi d’une mission : traquer ce meurtrier.

La grande ligne narrative de la saison 2 touche alors tous les personnages. Le pop’s doit être sauvé puisqu’il est désormais le lieu d’un crime et le tueur court toujours et aligne les victimes. La série s’oriente vers un Whodunit et cette affaire plombe un peu l’intérêt des personnages.

Déjà qu’on ne croyait pas en leur amitié ou à leur romance, mais cette saison 2 ne s’intéresse plus à rendre justice aux personnages. Pire encore, l’écriture semble vraiment maladroite et bancale. L’épisode 2 propose des scènes sans lien, sans contexte. Reggie devient dealer pour une élève que l’on n’avait jamais vue, tout ça pour introduire son lien avec Archie tout de suite après. Incohérent dans l’écriture. Idem pour la scène où on voit Josie pom-pom girl, l’idée sort de nulle part mais est prétexte à un petit dialogue qui désamorcera la situation de l’épisode 20 minutes après. Des problèmes d’écriture et de montage étaient déjà aperçus lors de la saison 1. On se demande si Netflix n’a pas la main sur les scripts et, préférant des durées aléatoires, coupent dans le lard ensuite pour que CW ait des épisodes de 40 minutes. On perd même des intrigues qu’on pensait importante comme pour la mère de Cheryl qui se retrouve sur pied en moins d’un épisode.

L’aspect bancal se retrouve aussi dans la manière dont les choses sont proposées. Un « spectacle » pour sauver le Pop’s n’est pas une intrigue très engageante et se trouve même un peu cul-cul… non ? Surtout que tout se passe comme prévu, tout semble facile pour tous les personnages qui n’ont aucun obstacle. Les études, l’argent, l’amour sont faciles à Riverdale… On était prévenus dès la première scène de la saison 2 avec Veronica qui se réveille dans son lit avec une pose pin-up, les jambes bien allongées, la coiffure parfaite et le drap à peine froissé…. Et voir Hermione Lodge de plus en plus jeune à chaque épisode, faisant passer Veronica pour plus vieille qu’elle, Cheryl habillée pour la Fashion Week du matin au soir, Jughead travailler ses cernes, Archie torse nu à n’importe quelle occasion et voir les Pussycats réussir un spectacle sans répéter, nous pousse à conclure que Riverdale est un monde parfait où un meurtrier n’entachera jamais la joie de vivre des pom-pom girls et la passion du football des Tigers (nom totalement donné au hasard, on a bon?). Il y a 20 épisodes restants pour proposer beaucoup de choses. Espérons.