Qui dit lundi, dit Rick and Morty

Cette semaine dans Rick and Morty, on nous propose un épisode concept qui rappelle les épisodes spéciaux de Halloween des Simpson. D’ailleurs Rick en fait référence au début de l’épisode. Morty’s Mind Blowers nous offre une déclinaison du concept des Interdimensional Cable, ces épisodes qui nous dévoilent les programmes TV des autres univers.

Après un épisode sérieux, profond et noir, Rick and Morty nous propose une soupape de décompression. Le concept est savoureux : Morty découvre une pièce secrète où Rick entrepose tous les souvenirs qu’il a effacés de la mémoire de Morty. Ce dernier souhaite savoir ce qu’il a oublié. Chaque fiole renferme un souvenir. Nous voilà partis pour 20 minutes de pure imagination, de délires scénaristiques, de scènes nous rappelant que le duo vit des aventures que nous ne voyons pas; comme souvent lors de prégénériques qui nous plongent en pleine action.

C’est avec un plaisir incroyable – et une frustration certaine – que nous découvrons chaque fiole, chaque mini-aventure qui prouve que l’univers est grand et que chaque idée aurait pu donner un formidable épisode. L’intelligence de l’épisode est de proposer un code couleur pour les fioles. Les rouges, les violettes, les bleues renvoient à une raison précise d’utiliser la machine à effacer la mémoire. De scènes en scènes, on se rapproche de plus en plus vers la thématique de la saison : Rick est toxique pour Morty. Cet épisode qui se voulait indépendant se rattache avec brio à l’ambiance générale de cette saison 3. Le rythme s’accélère, l’épisode s’emballe et le scénario impose un événement impensable…

Entre Morty et son ver, la torture un peu spéciale envers une créature, le sacrifice dérangeant et ultra cruel, cet épisode 8 nous offre la panoplie la plus complète de ce que propose Rick and Morty. Généreuse au possible, cette série peut être fière de proposer un épisode aussi simple mais terriblement riche. Même dans sa conclusion, l’épisode n’oublie jamais son cahier des charges avec cette urgence, ce climax désamorcé sans pression par un personnage qu’on n’attendait pas. Durant une scène, la série ne recule devant rien en lâchant le plus simplement du monde que Rick and Morty doivent encore une fois changer d’univers pour toujours. Cette maîtrise de l’urgence des conséquences joue avec nos nerfs et notre zone de comfort.

C’est beau, c’est grand, c’est Rick and Morty !