Sériephilie

Les règles de Girlfriends’ Guide to Divorce

A l’occasion de l’annonce du renouvellement pour une saison 2 de Girlfriends’ Guide to Divorce, petit retour sur la saison 1 jusque-là.

GG2D a été lancée cette année par Bravo comme l’adaptation des livres de la série par Vicki Iovine comme leur première scripted serie originale.

Le public principal recherché est évidemment le même que celui des séries de ABC comme Desperate Housewives, ou les séries de Lifetime à la Drop Dead Diva, la ménagère femme au foyer. Au démarrage, la série a rassemblé un peu plus d’un million de téléspectateurs, chiffre honorable pour la chaîne. Le pilot est loin d’être exempt de défauts, mais sa grande qualité est sa réussite à présenter des personnages faciles à s’identifier. Et l’atout Lisa Edelstein (et Paul Adelstein) n’est pas à minimiser. C’est le retour du Dr Cuddy à l’écran dans un rôle principal. Bonjour la vie luxueuse des gens riches de Los Angeles, adieu les blouses blanches de Plainsboro. Le plot est simple, auteure à succès pour son livre de guide parental, Abby McCarthy crise en pleine tournée littéraire promotionnelle. Son mariage bat de l’aile, son mari s’est trouvé une actrice deux fois plus jeune que lui, autour d’elle ses amies sont divorcées ou sur le point de l’être… Bref, rien ne va plus, et elle va tout faire pour reprendre sa vie en main.

B97399094Z.120141201174603000G4I7L2PO.20
©Bravo

Gardons à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une série qui se veut digne d’un Emmy, mais qui se veut être un divertissement qu’on regarde certainement pas plus d’une fois. Ce qui m’étonne le plus dans les épisodes qui sont déjà passés, c’est leur capacité à faire du très bon (des scènes pleines d’émotion) comme du très mauvais (à pleurer d’incompréhension) au sein d’un même épisode. On dirait qu’ils expérimentent leurs storylines au fur et à mesure qu’ils écrivent, et quand ça ne marche pas, ils n’essayent pas de trouver une solution mais ils passent directement à autre chose sans rien boucler. L’exemple parfait est le départ de Lyla (Janeane Garofalo) qui ne tient que du ridicule, ou encore les histoires à dormir debout de Phoebe (Beau Garrett). Edelstein a la cinquantaine, et le personnage d’Abby retranscrit bien cette étape de la vie d’une femme, et c’est ce qui parle sûrement au public…

girlfriends-guide-to-divorce-season-1-103-02
©Bravo

Malgré tout, les stéréotypes sont juste au coin, du frère gay d’Abby (Patrick Heusinger) à l’avocate sans cœur (Necar Zadegan), on est bien loin du soap digne d’être un guilty pleasure. Là, GG2D ne fait lieu que d’un divertissement où on prend à peine plaisir à revoir des têtes connues. Heureusement, il y a des éclairs de génie par moment, et on continue à garder un œil sur la série pour ça… Ou alors parce qu’on est vraiment accro à ce genre de dramédies faciles. Il n’y a aucun rythme ni suspens, mais juste les déboires de ces personnages.

(P.S. : Il ne reste plus que 3 épisodes avant la fin de la saison, et on ne sait toujours pas quel est l’intérêt de la série, mais oui, ça fait passer le temps. Petite touche d’originalité, chaque titre d’épisode est une « règle » tirée de l’ouvrage d’Abby.)

Aki

Une énième fangirl de Whedon, obsédée par les comédies musicales, la nourriture et les drames britanniques.

2 réflexions sur “Les règles de Girlfriends’ Guide to Divorce

  • viola

    Je ne suis pas d’accord, je pense que la série trouve son rythme et parle à de nombreuses personnes. Je crois que c’est de que je préfère. Énormément de choses sont vraisemblables (si l’on exempt le fait que cela se passe à hollywood). Bien sûr que ce n’est pas digne d’un emmy mais ces toujours compréhensible et les scen artistes savent ce qu’ils font. Certains passages sont pleins d’incompréhension, mais cette incompréhension est souvent relevée par l’un des personnages. Pour ce qui est du départ de lyla, je dois avouer que je ne sais pas exactement où je me situe, mais au moins elle est toujours mentionnée, elle n a pas été effacée du scénario, et ça j’apprécie. Tant de series ‘digne d’un emmy award’ effacent leurs person âges, et ÇA c’est incompréhensible à mes yeux. De nombreuses séries ne font pas attentions aux détails si insignifiants parce qu’ils sont occupé s avec la plus grande image si dramatique. Girlfriends guide a le mérite d’essayer. (Avec des rates, c’est bien vrai. Comme la disparition des enfantà lorsque cela devient nécessaire par exemple. Mais cela a peut être été réglé, si l’on e croit le dernier épisode diffusé -donc le 10 à l’heure où j’écris ca-
    Ils essaient également d’avoir une diversité de personnages et de casser les stéréotypes et les codes. Abby n’est pas un modèle, elle a des torts, son mari n’est pas un monstre etc. Même certains personnages qui me semblaient un peu limites au début (max, delia et phoebe) s’étoffent peu a peu.
    Je ne pense pas que max soit un stéréotype. Et il devient de plus en plus sympathique au fil des épisodes, à mon avis, alors qu’au début il n’était que le frère un peu donneur de leçons. Son couple avec Ford est traditionnel sans l’être réellement, et moi je demande à voir la suite de ça.
    Delia n’est pas ‘l’avocate sans coeur ‘ elle est just forte, et elle ne se confie pas. Je crois qui la été un peu prouvé ces dernières semaines que c’était plus que ça.
    Les meilleurs atouts de la série sont pour moi Lisà Edelstein, Alanna Ubach et Paul adelstein qui sont des acteurs plutôt remarquables.
    Et je suis d’accord, cette série n’est pas la série du siècle, mais je pense que beaucoup la juge trop durement (tout comme chaque série qui n’est pas un drama que je qualifierait de traditionnel à la the good wife et breaking bad ou récemment how to get away with murder, d’après ce que je peux lire sur internet…)
    J’espère que la série durera encore plusieurs saisons et j’ai hâte de voir que cela va donner et ce qui arrivera aux personnages.
    Pour moi, cette série est différente de ce qu’il y a actuellement à l’écran en terme de séries scriptées et j’en avais bien besoin, elle m’aide à travers certaines épreuves, bien que je sois pas divorcée ou même mariée. Elle me parle pour de nombreuses choses, et notamment pour ce qui est de l’acceptation et des choix personnels juges de façon irrationnelle par des tiers.
    J’en profite également pour mentionner quelque chose que j’ai souvent lu. Le coup des ‘c’est pas plausible, ça m’est pas arrivé.’ juste parce que VOUS ne l’avez pas vécu, cela ne veut pas dire que personne ne connaît ça. Notamment en ce qui concerne les critiques de j’ai lu sur Will, qui étant plus jeune que Abby, n’aurait jamais été intéressé. C’est faux.
    Pareil pour Abby qui refusait de parler de ses problèmes à son frère ou vraiment. .. n’importe quel sujet abordé.

    Répondre
  • Akiha

    Quel commentaire !
    Je reconnais volontiers la même chose concernant les âges, et c’est ce qui rend les personnages si identifiables d’ailleurs et la série grand public. Et je ne dis pas que les situations sont incompréhensibles, mais plutôt la manière dont ils gèrent ces situations, qui peuvent être illogiques.
    Pour moi, c’est une série qu’on regarde une fois et qu’on n’a pas forcément envie de revoir. D’où le « pas la meilleure série, ni la plus mauvaise ». Je ne pense pas qu’on la juge « durement », mais objectivement, les intrigues ne sont pas aussi abouties que les séries que tu cites justement « The Good Wife » ou « Breaking Bad »… Et cela, même si les acteurs sont brillants (je ne doute pas de ça non plus).
    Et personnellement, je continue également à la suivre, malgré tous les défauts que je lui trouve, il y a bien une raison :’).

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *