La récurrence des critiques faites à J.K Rowling pour le cast de Grindelwald (Johnny Depp ayant été part d’une sordide affaire de violences conjugales) n’allait pas empêcher la suite de Fantastic Beasts de sortir. Warner nous propose un premier aperçu de la future nouvelle preuve qu’Harry Potter ne mourra jamais.

Les excellentes critiques obtenues par le film et son succès financier très honorable dans le monde entier n’ont pas été entachés par l’accueil froid (et à mon humble avis assez inexpliqué) du film chez nous. Reste qu’il avait su réveiller une fanbase solide, qui en voulait encore plus. Pas de feu plus vert possible pour Warner, qui a pu être confortée dans son idée d’installer quatre films de plus dans le siège confortable et aussi extensible que le sac d’Hermione du monde magique d’Harry Potter. Pour nous ici, cette première installation était une réussite conséquente, en équilibriste constant et maîtrisé entre hommage et création. Autant dire que ce nouveau volet est une attente.

On retrouvera donc Norbert, toujours muni de sa mallette pleine de créatures, amené à retrouver ses comparses du premier épisode pour affronter la menace qui pèse sur le monde, toujours personnifiée par Grindelwald. Il sera aidé dans son combat par Albus Dumbledore, ancien amour du mage noir, tiraillé entre ses sentiments et son sens du devoir et des responsabilités (la bande annonce lui fait déjà dire qu’il ne le combattra pas lui même). Les enjeux sont énormes et on peut de nouveau s’attendre à une continuation sombre et mature de l’univers.

Sur la bande annonce en elle-même, elle déborde toujours de détails démontrant la grande connaissance de Yates de l’univers, et rend bien compte des enjeux précédemment évoqués. Jude Law, contre toute atteinte, en impose en Albus Dumbledore, toujours pourvu de sa bienveillance et de ses contradictions destructrices. On a le sentiment, vu la manière dont les personnages sont iconiques, que le premier film est déjà devenu un classique, et ce n’est pas pour déplaire. Les figures connues de tous (Poudlard, Dumbledore) s’accompagnent de nouveaux éléments énigmatiques (Léna Lestrange en tête), et Yates adopte toujours son style tranché de mise en scène, fait de pâleurs et d’ombres, qui semble toujours autant diviser les amateurs de l’univers.

Attendez vous à ce qu’on vous parle des Crimes de Grindelwald et de l’univers, en attendant sa sortie en France le 16 novembre 2018 !

AMD