Jumanji a droit à sa suite reboot 22 ans après l’original avec Robin Williams. En salles le 20 décembre !

Evidemment, les stars d’aujourd’hui pour les blockbusters sont de la trempe d’un Dwayne Johnson. Fini le duo d’enfants face à Robin Williams, amuseur des temps jadis et place à un quatuor d’adultes.
Jack Black, Karen Gillan, Kevin Hart et Dwayne Johnson sont donc les nouveaux héros de ce Jumanji moderne.

Fini aussi le jeu de plateau cher à nos souvenirs. C’est d’ailleurs un changement peu gênant au final sauf durant la scène d’explication. Le plateau est récupéré par un jeune en 96 qui joue au jeu-vidéo. Le jeu s’adapte alors et ne propose plus un plateau mais une cartouche. On ne cherchera pas plus loin le pourquoi du comment. 20 ans après, 4 lycéens en retenue découvre la console et joue au jeu, ils sont alors transportés dans la jungle de Jumanji où Van Pelt, le fameux méchant de l’original, les attend.

jumanji critique

La bonne idée qui nous saute aux yeux est que l’aspect vidéo-ludique est bien retranscrit. Les gimmicks comme le nombre de vies, les cinématiques, les niveaux et même les personnes non-joueurs sont intégrés à l’histoire et donnent un cachet plutôt plaisant au film. Et il faut l’avouer, le reste n’est qu’un film d’aventures. Si on enlève la marque Jumanji, le film fonctionnerait à l’identique. L’aspect nostalgique ne marche que rarement et il serait même plus pertinent d’avoir fait ce film au début des années 2000 qu’en 2017 où le film de Jake Kasdan n’apporte, finalement, pas grand chose.

Le scénario est très linéaire (comme un jeu vidéo au final) et ne faiblit pas dans le rythme. Les acteurs s’en donnent à coeur joie, les joutes verbales entre Bravestone et Finbar permettent à The Rock et Hart de renouer avec leur efficace duo (qu’on a vu dans Central Intelligence) et Jack Black est formidable en jeune fille. Précisons que les personnages sont des avatars choisis par les lycéens ! Si un gringalet devient Dwayne, la jeune fille adepte de son téléphone devient un petit rond.
La morale de l’être et du paraître n’est pas ressassée tout le long du film puisqu’elle est quasi évidente dès le départ. Et le scénario est assez malin pour ne pas tomber dans le piège de l’utilisation des clichés et arrive à subtilement détourner chaque tentative en scènes comiques.

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Pour le côté sensations et divertissement, le film fait le minimum syndical avec trois grosses scènes d’action dont un final qui tente de passer pour ce qu’il n’est pas en ajoutant une scène de bravoure un poil tirée par les cheveux. Il reste des scènes peu inspirées avec une attaque de motos, d’animaux et des courses poursuites. On ne se plaindra pas non plus des décors naturels même si quelques fonds verts piquent un peu en fin de métrage. Le principe de vies restantes permet de donner un peu d’originalité aux moments clés. Mais il est difficile de nous surprendre avec aussi peu de rebondissements ! Peu de surprises et peu de suspens sont le lot de ce Jumanji qui assure sans risque.

Dwayne Johnson et ses comparses s’amusent, on n’a jamais vu un acteur comme The Rock prendre autant plaisir à faire des films somme toute funs. Le film divertira les plus difficiles et on ressort ni trompé sur la marchandise, ni frustré. C’est même l’un des rares films à adapter aussi bien les structures du jeu-vidéo. Tout ce qu’on peut souhaiter à Jumanji est qu’il arrive à tenir la distance et à devenir un classique comme l’original… Il est suffisamment carré et léger pour parvenir à plaire à beaucoup, surtout en cette période.