Manon termine sa couverture de l’Etrange Festival avec le palmarès et le film de clôture, Mutafukaz.

L’Etrange Festival s’est terminé dimanche soir, avec un film d’animation en clôture, Mutafukaz, de Guillaume Renard et Shojiro Nishimi. Mais revenons brièvement sur le palmarès de cette édition. Au niveau des court-métrages, le grand prix Canal + est attribué à Other People’s Heads de Stephen Winterhalter qui voit donc la chaîne lui acheter ses droits. Le prix du public est revenu à Un ciel bleu presque parfait de Quarxx.
Quant aux long-métrages, c’est La Lune de Jupiter de Kornél Mundruczó qui a remporté le prix nouveau genre, par Canal + cinéma. Le film avait divisé la critique à Cannes. On l’apprécie cependant pour sa mise en scène grandiose et son sous-texte politique, qui permet une adhésion empathique du spectateur sur un point d’actualité. En salles le 22 novembre 2017.

Du côté du prix du prix du public, on retrouve sans protestation Les Bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra, la jolie petite surprise de ce festival que nous avions déjà présenté précédemment, un film sorti de nulle part aux idées surprenantes. En 2017, le cinéma peut donc encore utiliser le mythe du loup-garou à travers une histoire d’amour sans être ridicule – il suffit de bien savoir s’y prendre.

Enfin, c’est Mutafukaz qui clôture cette édition. Angelino vit à Dark Meat City avec son meilleur ami Vinz. La ville craint, leur appartement est moche, ils ne parviennent pas à garder un travail et son persuadés d’être bons à rien, jusqu’au jour où Angelino se met à voir des ombres étranges derrière certaines personnes dans la rue. Au croisement entre le buddy movie et le film néo-noir, Mutafukaz propose une aventure de science-fiction non pas dépourvue d’un flegme qui lui confère un certain charme. Il y a d’excellentes idées (notamment dans les apparences des personnages), des dialogues bien écrits et des gags irrésistibles, le tout sur la quête d’identité du héros. On regrette cependant que le dénouement semble un peu expédié alors que certains points auraient gagné à être davantage exploités. Le film n’a pas de distributeur français, on ne sait donc pas encore si on pourra un jour voir cette sympathique histoire sur nos grands écrans.

Manon – @MnFrankenstein