Catégorie : Critiques de films

[Critique] Elizabethtown (2005)

Film de Cameron Crowe (Jerry Maguire, Almost Famous, Vanilla Sky), ce film possède un solide casting et une histoire proche des sujets de prédilection du réalisateur (quête d’identité, place dans la société) mais voilà il y a Orlando Bloom… Je ne sais pas ce qu’il devient d’ailleurs ce bon vieux Legolas / Will Turner mais c’est une grosse erreur de casting pour ce film. Jamais crédible, assez peu souvent juste il peine à incarner efficacement ce jeune designer qui vient de subir un gros échec professionnel qui va lui retomber dessus dans quelques jours. Comme l’avaient souligné les Cahiers du Cinéma à l’époque (je ne les citerai pas souvent) , Orlando Bloom est démissionnaire dès le départ. Kirsten Dunst, Claire, est un petit rayon de soleil. Jouant une fille assez délurée mais restant tout à fait supportable, elle ajoute cette part de magie que les films de comédie romantique de bonne facture arrivent à faire transparaître. A travers un personnage, un couple est tiré vers le haut. Si les vingt premières minutes sont assez bancales, avec des situations survolées et jamais pertinentes, le film prend de plus en plus son envol et devient clairement de plus en plus intéressants. Le personnage d’Orlando Bloom, Drew, tente de se suicider quand il reçoit un appel de sa soeur : son père vient de mourir, il faut retourner dans la ville de...

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[Critique] Away We Go (2009) de Sam Mendes

Je me suis décidé à regarder ce film pour trois raisons : la musique, le casting et le sujet. Au final, l’une m’a déçu, le second m’a plu et le dernier m’a interrogé. Sam Mendes a fait l’excellent American Beauty (1999), les non-vus Jarhead (2002),  Les Sentiers de la perdition (2005) et Les Noces Rebelles (2008). On ne peut pas dire qu’il a fait des mauvais films mais il rend justice à de bons scénarii. Away We Go, sur un scénario de quasi inconnus, met en scène un jeune couple, bientôt parents, qui cherche le bon endroit pour installer sa future famille alors que les parents du mari, Burt (incarné par un parfait John Krasinski, The Office), décident de partir de leur petite ville. Verona, la future mère, (Maya Rudolph, Saturday Night Live) qui a perdu ses parents, décide d’aller voir sa famille, ses proches dans tous les coins des Etats-Unis pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Se considérant comme ratés, le couple va alors commencer son road-trip. A travers différentes villes (introduites par des intertitres Away To …) , nous faisons la connaissance de couples à différents moments de leur vie et le moins que l’on puisse c’est que Verona et Burt ne sont pas si ratés que ça. Les seconds rôles (au hasard Catherine O’Hara ou Maggie Gyllenhaal) sont parfaitement interprétés et donne à ce film un...

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[Critique] Kaboom (2010) de Gregg Araki

Kaboom est la dernière hallucination cinématographique de Gregg Araki, un de ces réalisateurs élevés au rang de demi-dieux par des cinéphiles en manque de sensations. Enfin c’est ce que je crois ! Je n’ai pas vu ses films à part ce fameux Kaboom, disponible depuis cette semaine en DVD et blu-ray, mais ce film a tout pour plaire et déplaire. L’histoire est pour ainsi dire simple : un jeune, Smith, se définit comme un « non-déclaré » sexuel. Son colocataire, Thor, un grand blond hétéro, le fait fantasmer. Son amie Stella, lesbienne assumée, est sa bonne conscience. Smith a un rêve récurrent dans lequel il voit deux filles qu’il va bientôt croiser dans la réalité. Il rencontre London, petite blonde délurée qui va lui ouvrir l’esprit. Raconté comme ça, le film a tout l’air d’être un teen movie un peu déjà-vu. Mais là où ça se complique c’est que Gregg Araki est derrière la caméra. Attendez-vous donc à un film un peu plus barré. Et je m’attendais à mieux. C’est totalement barré certes, mais ça sonne creux. Faire du bon gros délire est un art en soi mais encore faut-il que ce bordel ait une quelconque résonance dans l’esprit du spectateur. Ici, le second degré est totalement absent, ce qui plombe pour beaucoup l’ambiance du film car au gré des scènes plus ou moins décalées, le film perd de sa force. Finalement, le fil rouge du film se dessine peu à peu et...

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[Critique] The Romantics (2010)

Un film réunissant Katie Holmes, Josh Duhamel, Elijah Wood, Malin Akerman, Adam Brody et Dianna Argon aurait dû être un sommet pour le fan de série. Eh bah pas du tout. Outre le casting, l’histoire est totalement dénué de compassion, sentiments. Indigne pour un film de ce nom. The Romantics est tiré du roman du même nom écrit par Galt Niederhoffer qui signe le scénario et la réalisation ! Autant dire qu’elle connaît son sujet et qu’elle a livré une adaptation ultra fidèle ! Si le bouquin est comme le film , j’ai peine pour lui. L’histoire est simple : la veille du mariage de Lila (Anna Paquin) et de Tom (Josh Duhamel), leurs amis (deux couples et Laura) arrivent pour la célébration. On apprend que Laura (Katie Holmes) est l’ex de Tom et qu’il y a une petite histoire derrière ce mariage. Voici les vingt premières minutes en gros, ensuite pendant 50 minutes, ils passent la soirée à boire et errer sur le bord de la plage à discuter du mariage, du passé mais sans vraiment rentrer dans le sujet, les scènes sont tellement courtes que rien n’est évoqué avec intérêt. Seul l’instant du toast pré-mariage permet de mettre à mal la relation Lila / Laura. Pendant son toast, Laura fait un lapsus et au lieu de dire Tom et Lila, elle dit Tom et Laura, ce qui pousse Lila à aller bouder et finir la soirée dans sa chambre à manger un caramel, boire un verre et fumer une clope (véridique, la scène est...

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[Critique] 127 Hour de Danny Boyle (2010)

Danny Boyle est considéré comme un bon réalisateur voire très bon mais ne conjugue jamais ses talents avec des résultats au box-office faramineux. Outre Slumdog Millionnaire (aidé par les Oscars), aucun de ses films n’a vraiment fonctionné. Pour 127 Hour, Boyle obtient sa deuxième nomination de suite en tant que  meilleur film. On peut rapprocher le film de Buried (2009) avec ce personnage bloqué malgré lui pendant une grosse partie du film. Mais si les ressemblances sont là, 127 Hour et sa partie hallucinée font clairement pencher la balance vers du Boyle. Le film débute avec un générique que j’ai trouvé très bon les premières secondes mais finalement peu engageant par la suite. Qu’a t-il voulu montrer? La solitude du héros et la multitude des gens partout en tout temps ? Le héros n’est pas présenté comme seul dès le départ, la caractérisation n’est pas suffisante, Aron est juste un gars qui mord la vie à pleine dent, impression renforcée par le rythme de ce début de métrage qui est très bon grâce à un montage inspiré. La partie à trois est un peu courte mais fraîche et n’apporte que peu de choses à part, encore et toujours, un peu de caractérisation de personnages. Nous basculons ensuite dans le côté calme et isolé du film. L’accident d’Aron se passe et nous voici pour une heure de solitude. J’ai eu du mal avec les quelques séquences...

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Rien à Déclarer (2010)

De Dany Boon, avec lui-même et Benoit Poelvoorde.   Ce film était très attendu pour une seule et unique raison : le nouveau film de Dany Boon après l’ultra-succès de Bienvenue chez les Ch’tis. Au final, il reste quoi ? Une comédie très honnête avec un casting de têtes dont le choix logique de Benoit Poelvoorde en tant qu’agent de douane belge. C’est assez bien réalisé, d’ailleurs Boon se permet un plan séquence assez inutile au début du film qui a dû couter pas mal d’argent, écrit correctement, l’histoire suit agrablement son cours et les sous hsitoires s’emboîtent plutôt pas mal, mais c’est mal joué. Etrangement, ce mal français de jouer le texte plutôt que le rôle est flagrant, au moins dans la première moitié du film. Ce n’est pas faute de faire dans la gravité avec le personnage de Poelvoorde (on y reviendra) mais hors grosses scènes de comédie, les acteurs s’en sortent avec peu d’honneur. Les gags jouent le plus souvent sur les engueulades Belge/Français, un peu sur la connerie du personnage de François Damiens (surestimé) et trop peu sur l’excellent Laurent Gamelon. A un moment du film, le personnage de Benoit Poelvoorde, ultra raciste, tire sur un malfrat, s’en suit le regard désaprobateur du personnage de Dany Boon. Ce court instant exprime beaucoup sur la gravité de ce personnage qui aurait pû aller très loin. Peut-être...

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