Auteur : Adrien Myers Delarue

Les vacances du Petit Nicolas : détournement de mineurs

Nouvelle rubrique avec les navets ou nanars, bref les films ratés d’Hollywood et d’ailleurs. Tiré de l’oeuvre drôle et touchante de Sempé et Goscinny, « les Vacances du petit Nicolas » fait suite au « Petit Nicolas »de 2009. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, ce premier film avait le mérite de coller plus ou moins à l’oeuvre originale, de par un humour efficace et des références assez constantes aux moments forts des livres, évitant l’écueil nanardesque d’autres adaptations du même genre, comme le Marsupilami ou Boule et Bill. Réalisée une nouvelle fois par Laurent Tirard, cette suite porte le nom...

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Chronique d’un parigot à Avignon : DAY THREE 

Mardi.  Passé le réveil moins douloureux mais toujours difficile, tu entames ta troisième journée à la ville du théâtre, le monde du spectacle, bref le festival OFF d’Avignon. Sorti grandi de ton erreur quant au Duo Philo (voir article précédent), tu es décidé à faire plus attention aux critiques déjà prononcées à propos des pièces que tu choisis. Te basant donc là dessus mais aussi bien sûr sur les thèmes abordés par les pièces, tu as choisi « Mangez-le si vous voulez » (compagnie Fouic Théâtre), dont le rapide résumé t’intrigue (« ALAIN DE MONEYS ETAIT LEUR AMI D’ENFANCE, ET EN CE BEAU...

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Chroniques d’un parigot à Avignon : DAY TWO.

Lundi. Le réveil, à Avignon intra-muros, c’est dur. Et pour cause, vu l’heure à laquelle tu t’endors à cause des animations dans la rue, t’es un peu dans le cirage le lendemain matin.Tu vas vite regretter ton manque de sommeil. T’as choisi de faire ton intello parisien et d’aller voir une pièce appelée « Duo Philo, Débat Philé » (compagnie du VISAGE), qui se présente comme une discussion entre deux personnes, traitant de philosophie de manière humoristique. Et c’est, mesdames et messieurs, l’erreur de la semaine. Tu as en effet droit, dans ce débat, à la vision (croyez moi) peu ragoûtante de deux...

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Chroniques d’un parigot à Avignon : DAY ONE.

T’arrives à la ville du théâtre à 14h30 un samedi, tu crèves de chaud. Tu connais, bien sûr, t’y vas tous les ans, t’attends même que ça toute l’année. Cette fois, t’es avec un pote en coloc pour une semaine, avant de reprendre en famille la semaine d’après. Avec 300€ en poche tu vas devoir t’occuper de la bouffe, des produits ménagers (gracieusement non-fournis par ta logeuse), et bien sûr des spectacles. Une moyenne de 12€ par pièces avec tarif réduit, quand même. Enfin bref tu t’en fous, t’étais prévenu alors t’es pas là pour te plaindre, allez, vite, le...

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Transformers : L’âge de l’extinction : Rock the Bay.

Michael Bay, selon moi, est un de ces réalisateurs sujets à un paradoxe assez répandu dans le monde des blockbusters hollywoodiens: souvent bénéficiaire de scores titanesques au box-office mondial; il est pourtant victime d’un lynchage permanent par la presse culturelle, accusé, parfois à tort, de stupidité inquiétante. Quelques années après les évènements survenus dans La Face Cachée de la Lune, les Transformers, Autobots comme Decepticons, sont traqués par le gouvernement sous couvert d’assurer la sécurité de la race humaine. Mais le but des gouvernants, contrôlés par une société futuriste, n’est d’autre que de créer une nouvelle race de Transformers,...

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Mister Babadook : le gentil fantôme

On était en droit d’attendre beaucoup du premier film de Jennifer Kent, « Mr Babadook », acclamé à Gerardmer (si, si, c’est supposé être bon signe) et avec pour postulat de faire plus qu’un simple film d’horreur, à savoir une oeuvre intimiste et avant tout personnelle.  Le cinéma d’épouvante fait, depuis quelques années, peine à voir pour qui est accro à celui des années 80. Mis à part, quelques auteurs talentueux (Rob Zombie, Scott Dericksson, James Wan), peu de films du genre sortent en salles, et ceux pour qui c’est le cas font souvent peine à voir (le récent The Baby). Ne parlons pas des remakes des...

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Albert à l’Ouest, de Seth McFarlane : au Far West, rien de nouveau…

McFarlane, que cela soit dit, est typiquement à l’image des réalisateurs américains que j’ai du mal à apprécier, même avec la meilleure volonté du monde. Auteur d’une série plus ou moins identique aux Simpsons ou à South Park (sans pour autant réussir à atteindre leur niveau de qualité), il est également réalisateur d’un film assez drôle mais oubliable et sauvé par ses interprètes, le surestimé « Ted ». Albert à l’Ouest, nouveau McFarlane reprend le style narratif du précédent film: introduit par une voix-off rigolarde, il nous conte l’histoire d’un looser qui ne bouge jamais le petit doigt pour améliorer sa vie, si...

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Jersey Boys, de Clint Eastwood: the Scorcese Effect

Présenté au Champs-Elysées Film Festival, Jersey Boys sort aujourd’hui. Il est difficile de résumer en quelques lignes la carrière de Clint Eastwood. D’abord cowboy pour Sergio Leone, il s’est vite tourné vers la réalisation, avec une filmographie pour le moins éclectique : un drame avec « Million Dollar Baby », un biopic avec « J.Edgar », et j’en passe, Clinty a prouvé qu’il savait y faire dans de nombreux domaines. Et « Jersey Boys », son dernier né, ne fait pas exception à la lettre. Inspiré de la vie d’artistes musicaux pop-rock bien connu des 70’s, les Four Seasons, le film est une véritable réussite, et...

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Kiss of the Damned, de Xan Cassavetes: Real Vampires.

Adrien continue de couvrir le Festival des Champs Elysées avec Kiss Of The Damned, film toujours inédit dans nos contrées. Voici l’histoire d’une rencontre, entre un humain et un vampire. Ils tombent tout de suite amoureux mais ne peuvent construire une relation en raison de la nature vampiresque de l’un d’eux. Il va donc falloir que l’humain soit mordu pour devenir un vampire. Dissipons les doutes tout de suite: Kiss Of the Damned n’est pas un remake de « Twilight » (on évitera de critiquer ce dernier ici, tirer sur l’ambulance c’est pas notre genre… Hein?). Enfin si, tiens, c’est un...

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Ping Pong Summer, de Michael Tully : The Eye of the Tiger

Un film peut être réussi pour plusieurs raisons. Il peut être intelligent, faire réfléchir le spectateur, l’impressionner graphiquement, et plus encore. Ce qui me plaît, moi, au cinéma, c’est le fait de ressentir des choses, j’aime que le film me touche droit au cœur, j’aime quand je me sens concerné. Cela dépend du spectateur bien sûr, mais je crois que c’est une des choses les plus compliquées a transmettre au cinéma, les sentiments. Été 1985. Radford Miracle et sa famille posent leurs valises à Ocean City, Maryland pour les grandes vacances. Jeune adolescent solitaire mais sympathique, Rad est obsédé...

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