L’histoire des buzz est splendide. Quand quelque chose parcourt Internet, les réseaux sociaux et prend des proportions énormes, on parle de buzz. Mais parle-t-on vraiment de quelque chose de “nouveau” ?

L’histoire se passe cette semaine. Depuis quelques jours, les médias du monde entier relayent une vidéo. Coup de chance pour Green Day qui se paye une pub gratos et coup de maître pour une vidéo qui fait le buzz alors que le contenu n’est en rien exceptionnel ou nouveau.

Retour sur le buzz, la vidéo montre le public du Hyde Park en Angleterre attendre le début du concert de Green Day. La musique est là pour faire patienter. Le tube de Queen, Bohemian Rhapsody, se fait entendre et le public reprend alors en choeur le titre du début à la fin avec un entrain certain. La vidéo est filmée depuis la scène par la caméra de l’équipe du groupe. Le plan est splendide, on ressent la foule, on ressent les vibrations… et la communion.
Tout est donc coché dans la liste de la vidéo à partager. Et ça a marché. Tous les médias partagent la vidéo.

Le problème n’est pas tant la vidéo mais le traitement que l’on a fait de cette vidéo. Les médias en parlent comme d’un événement spontané pour les InRocks,
du début d’une tradition pour RTL2

La vérité ? Green Day a une setlist pré-show avec Blitzkrieg Bop des Ramones et Bohemian Rhapsody de Queen. Et vous savez quoi? Le public chante sur ses chansons que ce soit le EH OH LET’S GO des Ramones ou les paroles de Queen. Alors oui, à l’Accor Arena Hotel où Green Day a joué cette année, le public a repris la chanson avec moins d’efficacité, oui, le public du Download Festival l’a repris aussi….

Bref, un public de concert reprend souvent les chansons connues et cultes.

Donc, non, nous ne sommes pas là face à quelque chose d’inhabituel, juste quelque chose de beau. Il faut juste savoir traiter l’information. Le B.A.BA du journalisme. Ca rappelle un peu le clapping qui a été popularisé par les supporters de l’équipe d’Islande de football lors de l’Euro 2016 (mais qui existait dans quelques stades européens) et qui ensuite a été repris par les équipes qui ont poursuivi la compétition dont l’équipe de France. On reprend quelque chose et les médias réécrivent l’Histoire…