Série issue de l’esprit de James Roland, producteur assistant de nombreux projets, Blood Drive est un vibrant hommage aux films Grindhouse.

Vous avez entendu ce terme avec les films Boulevard de la mort (Death Proof) réalisé par Quentin Tarantino et Planète Terreur (Planet Terror) réalisé par Robert Rodriguez en 2007. Ces films étaient déjà un hommage à ce courant des années 60/70 regroupant des métrages misant à fond sur la violence, le sexe et l’action.
Blood Drive est la nouvelle série SyFy. La chaîne continue de proposer des projets de plus en plus originaux : Z Nation (2014), 12 Monkeys (2015), Dark Matter (2015), Killjoys (2015), The Expanse (2015), The Magicians (2015), Wynonna Earp (2016), Van Helsing (2016) et Channel Zero (2016).

Il fallait bien deux épisodes pour juger ce début de série. Blood Drive est une course de voitures qui fonctionne au sang et à l’adrénaline. Nous sommes dans un 1999 dystopique  et un flic, Arthur Bailey (Alan Ritchson vu dans Blue Mountain State dans le rôle de Thad) est partenaire avec Grace D’Argento (Christina Ochoa) dans cette course et enquête sur HEART, l’organisation derrière tout ça.
On y retrouve aussi Colin Cunnigham (Stargate SG-1) dans le rôle de l’excentrique Julian Slink.

blood drive

Blood Drive ne recule devant aucun excès sanglant pour jouer à fond sur l’aspect grindhouse. Tout est sale, moite et dérangé à défaut d’être dérangeant. La mise en scène est originale, n’hésitant pas à placer la caméra n’importe où ou n’importe comment. On peut adhérer au concept ou être un peu plus hermétique et se demander où va ce projet. Il est vrai que le premier épisode va assez vite et ne présente la course qu’avec un aspect secondaire. Le deuxième épisode est dans la même veine. On ne connait rien des autres participants et tout repose sur les scènes un peu chocs. Et c’est déjà là que l’on ressent une petite redondance. Blood Drive mise à fond sur le physique des actrices avec des plans sur les derrières et les scènes de boucherie (littéralement) sont très graphiques. Il reste des fulgurances dans la réal ou le scénario qui nous font dire que les idées sont là mais pourra-t-on durer 13 épisodes en étant intéressant ?

L’idée que Arthur et Grace soient liés via une puce qui les fait souffrir dès qu’ils sont séparés de plusieurs mètres est plutôt bonne et donne un peu plus de suspens aux épisodes. Il y a aussi le personnage de Julian Sink qui apporte excentricité mais aussi énervement. C’est tout à fait le genre de personnage qui cabotine et brasse du vent pendant tout l’épisode mais qui a une aura étrange. Il faudra persévérer pour voir le potentiel de la série. Elle touche à la science-fiction et peut aisément offrir une série touche-à-tout jouissive si James Roland, le créateur sait où il va. Le gore est là, le sexe (auto-censuré) est là, l’action est là, Blood Drive doit désormais proposer autre chose qu’un concept.