Après le meilleur cliffhanger de la série et un premier épisode traumatisant, The Walking Dead nous a proposé une saison 7 centrée sur le personnage du grand méchant Negan, avec pour seule question : le groupe de Rick va-t-il lui botter les fesses une bonne fois pour toutes ?

 

ATTENTION, SPOILERS !

La réponse est non. Nous sommes donc bons pour une autre saison centrée sur Negan et les efforts incommensurables de Rick et sa troupe pour en venir à bout. Une troupe qui a beaucoup souffert, s’est pas mal dispersée, mais se retrouve finalement réunie, avec le retour de Carol en toute fin de saison, un Daryl libéré délivré et une Rosita qui a enfin recouvré la raison. Ils pourront sans aucun doute compter sur le roi Ezekiel et probablement le groupe de femmes rencontré par Tara en milieu de saison. La fin de la saison 7 de The Walking Dead nous laisse donc entrevoir un groupe renforcé, un Rick plus déterminé que jamais et une Maggie qui prend de plus en plus de puissance. Cette dernière est véritablement devenue le bras droit de Rick et le testament ambulant de Glenn (et la mère de son enfant, accessoirement). L’évolution de ce personnage fait vraiment plaisir à voir.

Badass Maggie

Nous avions fait les malins pendant des mois… Qui va mourir ? Allez, on prend les paris ! Eugene, Glenn, Carl, Abraham… ? Qui va disparaître et quel personnage va perdre quelqu’un de proche ? Alors bien sûr, au moment de visionner le premier épisode de la saison 7 de The Walking Dead, nous n’en pouvions plus de ce suspens. Résultat : visionnage cauchemardesque d’un épisode traumatisant. Le groupe de Rick perdait non pas un, mais deux membres, dans des conditions absolument atroces, quasi un-regardables. Une horreur visuelle et psychologique. Je ne saurais pas dire si cet épisode est une grande réussite ou quelque chose d’insupportable. Sans doute les deux à la fois. Il était inévitable que tout paraisse fade, ensuite. Quoiqu’il en soit, si la suite de la saison baisse d’un cran (voire de deux ou trois) dans le gore, la violence psychologique est présente tout du long, par l’intermédiaire d’un Negan qui ma foi ne se repose jamais…

Personnellement, j’ai aimé cette saison sous forme de “préparation au combat”. D’abord la résignation du groupe, puis les doutes et la marche vers la vengeance. Si Rick a tout d’abord l’impression de n’avoir pas d’autre choix que de suivre les directives de Negan, lui et les autres membres du groupe vont vite refuser de collaborer. Ce n’est pas dans leur nature et la mort d’Abraham et Glenn rend évidemment toute alliance impossible à leurs yeux.

Si certains épisodes de la saison traînent trop en longueur et ne semblent rien apporter à l’action, ils nous permettent de découvrir l’évolution psychologique des personnages. En ce qui concerne la “lenteur” de la série, qui est l’une des critiques les plus récurrentes, elle ne me dérange pas. J’ai toujours eu l’impression que la série choisissait un rythme “réaliste”, qui puisse refléter la notion du temps des personnages. De ce point de vue, c’est plutôt réussi. On imagine aisément comme certaines missions hors d’Alexandria peuvent être longues (cf l’escapade finalement romantique de Rick et Michonne), comme certaines absences peuvent sembler interminables (cf l’épisode centré sur Tara, son rétablissement, sa rencontre avec le groupe de femmes puis son retour à Alexandria)…

La saison 7 de The Walking Dead nous a proposé d’intéressants développements au niveau des personnages. L’action reste au final assez “simple” et ne varie pas d’un iota, à savoir : Negan est méchant, tous contre Negan. On prend alors plaisir à découvrir d’une autre manière Daryl, Rosita, Sasha, mais aussi le pauvre Morgan en proie à ses démons intérieurs, et Eugene (qui est étonné par le retournement de veste ??). Une mention spéciale à l’épisode final et au traitement de la mort de Sasha. Toujours droite d’esprit avec un grand sens du devoir, on la découvre aussi tendre et amoureuse grâce à des flash-backs en compagnie d’Abraham, nostalgique et tirant du courage de ces souvenirs. Ce dernier épisode, comme certains autres de cette saison 7, se laisse aller à un peu de poésie dans ce monde de brutes. Et c’est touchant.

Pour terminer, je dirais que cette saison 7 de The Walking Dead fait des choix scénaristiques qu’elle assume jusqu’au bout. Sans doute aura-t-elle tout misé sur le premier épisode, ralentissant trop le rythme sur les suivants. Mais la pause est nécessaire, pour nous comme pour les personnages. Certains épisodes auraient pu gagner en puissance. Notons tout de même le côté inédit de cet arc scénaristique, qui pousse Rick et ses amis dans leurs derniers retranchements. On a évidemment hâte de savoir comment ils vont se débrouiller pour enfin zigouiller un Negan plus énervé que jamais…