TABOO saison 1, épisode 1 à 4: une revenge série ?

TABOO saison 1, épisode 1 à 4: une revenge série ?Score 65% Score 65%

Une mini-série prometteuse, diffusée depuis Janvier sur la BBC1 et FX, produite par Ridley Scott, Taboo nous replonge dans le Londres du XIXème siècle à la découverte du personnage mystérieux de James Delaney incarné par Tom Hardy.

Taboo est un projet qui tient particulièrement à cœur à l’acteur qui essaye de monter cette série depuis plusieurs années avec son père et Steven Knight avec lequel il a déjà collaboré dans Locke et Peaky Blinders. La première saison proposera 8 épisodes de 59 minutes sur FX, aucun media français n’a prévu sa diffusion actuellement.

   taboo

 

Le héros de Taboo revient en Angleterre après un exil de 10 ans en Afrique, entre temps de l’eau a coulé sous les ponts…Son père est décédé et avait épousé une jeune actrice laissant un héritage à se partager non sans tumultes. Avant tout, Taboo reste très flou sur le passé de Delaney avant son départ de Londres, mais veut clairement nous faire comprendre que ce périple l’a transformé à la fois physiquement et psychologiquement en un homme qui semble venir d’outre tombe. Cette métamorphose s’exprime par ses séquences fantasmagoriques, des sortes de réminiscences oniriques laissant entrevoir des silhouettes, des ombres…

   

 

A la moitié de la saison 1, le mystère reste entier sur les faits obscurs qui se sont déroulés en Afrique. La série évoque surement un emprisonnement dans le cadre de traite négrière, un marquage au fer rouge avec d’étranges symboles. L’homme en est ressorti plus sombre et empli de névroses qu’il exprime par des actes hyper violents (non sans rappeler les méthodes du contemporain Jack l’éventreur).

Pour ceux qui suivent la filmographie de l’acteur que personnellement j’affectionne beaucoup, on reconnaitra que James Delaney est dans la lignée de nombreux rôles déjà incarnés précédemment par l’acteur d’où une certaine redondance et facilité qu’on peut reprocher à Hardy.Une personnalité similaire rimant avec une interprétation très proche : On pense bien sur à Peaky Blinders, Quand vient la nuit, Des hommes sans loi, The Take, Legend ou encore Mad Max, The revenant.

   

 

Des rôles de bad boys charismatiques peu loquaces qui déchargent leur haine de façon très percutantes, Hardy se contente alors de jouer avec des regards intenses et des grognements. Il en est de même dans Taboo, même si les dialogues sont plus fréquents car il est le personnage central de la série, Delaney est un revenant marginal qui se la joue discret, se démarquant peu des roles cités ci-dessus, ce qui comblera les fans mais agacera les autres. En espérant quand même de voir autre chose dans ses futures collaborations.

Les raisons du voyage sur le contient Africain restent inconnus mais surement pour fuir la misère; Delaney  revient en position de force en homme riche et va mettre des bâtons dans les roues de puissants qui ne vont pas se laisser faire et rendre coup pour coup.

Taboo est loin d’être une œuvre révolutionnaire. Après la diffusion de 4 épisodes, le voile n’est pas encore levé, les mystères préservés même si les indices concernant les tumultes en terres lointaines commencent à apparaitre, la série prend trop de temps à s’installer; son rythme est peu haletant si bien qu’elle risque de perdre des spectateurs en cours de saison, même si la mini-série possède un magnétisme indéniable.

Visuellement, Taboo est une réussite avec une reconstitution tout à fait crédible de l’Angleterre Victorienne opposant la crasse et la misère des rues Londoniennes à l’atmosphère cosy des salons bourgeois. Quelques effets numériques existent tout en demeurant discrets. La mise en scène est léchée avec une luminosité travaillée , une ambiance troublante omniprésente en osmose avec le script. Steven Knight nous offre des images brutes sans concessions, mais avec un degré de violence dosé pour ne pas devenir gore.

Les seconds couteaux ont la gueule de l’emploi et assurent le job (Stephen Graham, David Hayman, Michael Kelly). Les personnages féminins ne sont pas cantonnés à de simples potiches et ont une importance dans le script. La série ne s’éparpille pas en multipliant inutilement les protagonistes.

   

 

On a le sentiment que ce héros torturé revient sur sa terre natale pour régler ses comptes, faire table rase du passé pour mieux renaitre des ses cendres. Hardy place ses pions, fait avancer l’intrigue tranquillement sans trop dévoiler son jeu. Une mini-série prometteuse qui est pour le moment un peu enlisée assurant le coté visuel, péchant un peu sur le rythme.

 

Caducia

Review

65%

Prometteuse
65%

About The Author

Laisser un commentaire

Free WordPress Themes, Free Android Games
%d blogueurs aiment cette page :