Fin d’arc pour Dragon Ball Super et donc fin de l’excitation ?

Dans les épisodes précédents, nous avions assisté à une fin d’Arc au sommet, avec tous les ingrédients dignes d’un vrai Dragon Ball Z. Vegetto en Super Saiyan Blue, un Trunks maniant une épée en mode Genkidama, le méchant charismatique, l’aide des civils, une montée en puissance fabuleuse, tout y était. Mais cet épisode 67 était-il la suite de trop ?

dragon ball super

 

Hélas hélas hélas. On dirait bien que les travers de Dragon Ball Super sont revenus. Alors que les deux derniers épisodes étaient magnifiques à plus d’un titre, tout part en mode What the Fuck avec l’épisode 67. Pour commencer, Zamasu n’est pas mort. Il se condense comme une fumée pour devenir « l’univers lui-même ». C’était tellement… bizarre à regarder, qu’il vaut mieux montrer les images qui parlent d’elles-mêmes. Zamasu rit d’un rire dément qui résonne partout sur terre, et il extermine toute la population. Même sans corps, il en est réduit à un principe désincarné pour continuer à tuer. Cela aurait pu être une bonne idée si elle avait amenée de manière intelligente et bien construite, comme dans l’univers de Madoka où, pareillement, un individu avec de nombreux pouvoirs se transforme en une loi de l’univers. Malheureusement, c’était mal amené, pour un rendu plus maladroit qu’autre chose. Alors que l’exécution de Zamasu par Trunks était parfaite, je pense qu’il aurait mieux valu s’arrêter là, au lieu de gâcher une si belle fin. Sans être mauvaise, cette suite est loin d’être à la hauteur.

 

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Et malheureusement, nous avons droit à un énième Deus Ex Machina qui montre que les héros ne peuvent rien faire sans les Dieux. *Soupir* Goku appelle Zeno grâce au petit bouton instantané qu’il a reçu. Cela convoque le Zeno du futur qui ne connaît pas Goku, mais qu’à cela ne tienne, il accepte de détruire « ce monde qu’il juge horrible ». Exactement comme les nombreuses prédictions des fans l’avaient laissé penser, c’est bien Zeno, le Dieu de Tout, qui détruit Zamasu. C’est franchement dommage, car ce n’est plus Trunks, le dernier exécuteur. C’est du gâchis, à ce stade.

 

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Le problème c’est que Zeno détruit l’ensemble de l’univers de Futur Trunks pour détruire Zamasu. Ce qui fait que Trunks et Mai n’ont plus aucun endroit où vivre. Ça fait un pincement au cœur car Zamasu a vraiment tué tout le monde cette fois, y compris la population civile qui était si courageuse et attachante dans les épisodes précédents, ( R.I.P. Haru et Maki, les mignons petits enfants… ). Même Yajirobé est mort ! Non seulement c’est soudain, mais il n’y a pas de réelle implication psychologique ou émotionnelle pour faire le deuil. Tout s’enchaîne trop vite et d’une manière trop légère pour que ça soit crédible. Les survivants retournent dans le présent grâce à la machine de Bulma ; et une énième réunion avec le Dieu Beerus et l’Ange Whis a lieu. Le Zeno du futur et le Zeno du présent deviennent amis, mais le spectateur, sans doute trop déçu, s’en moque en fait.

 

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Whis explique qu’un autre univers pourra être créé dans le futur, à condition qu’il se charge de tout. Il pourra aller dans le futur juste avant que le futur Zamasu se mette à tuer tout le monde ( encore un Deus Ex Machina ! ). Cela n’enchante pas Beerus, mais Whis lui rappelle qu’il a déjà créé un anneau du temps en tuant le Zamasu du présent, et il n’a donc pas son mot à dire. Le seul problème, c’est que Mai et Trunks risquent de se retrouver avec des doubles d’eux-mêmes dans le futur, vu que personne n’aura été tué. Mais ils acceptent cependant. La Future Bulma sera de retour, ainsi que Yajirobé, les enfants, et les autres civils. Futur Goku ou Futur Vegeta ne reviendront pas, étant déjà morts depuis longtemps. Dommage.

 

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Future Mai et Future Trunks remontent dans leur machine à voyager dans le temps, non sans avoir été comblés de boîtes à capsules par Bulma. Le Gohan du présent fait un dernier salut à Trunks, et ce dernier, très ému, se remémore Futur Trunks, son mentor de toujours. Il se sent coupable de ne pas avoir sauvé tout le monde, cette fois. Mais Gohan lui souhaite bon courage malgré tout. C’est la seule fois que l’on peut dire que Gohan sert à quelque chose dans cet Arc ! Mais franchement, FRANCHEMENT, il aurait pu mieux faire. On attend de pied ferme qu’il se remette aux entraînements et que son personnage reprenne du galon. On peut toujours rêv… espérer, je veux dire.

 

A présent, une nouvelle interrogation prend forme : à quoi ressemblera le prochain Arc de Dragon Ball Super ? Après l’épisode 67 qui marque la fin de l’Arc Black, quelques épisodes fillers sont attendus. Akira Toriyama est d’ores et déjà en train de tabler sur le prochain cycle d’aventures, mais il y a de fortes chances qu’elles portent sur un prochain tournoi intergalactique. Goku doit toujours battre Hit. Ce serait vraiment fantastique si Vegetto revenait. J’ai oublié de préciser que Whis est le fils du Grand Prêtre qui veille sur Zeno, comme cet épisode le révélait. Cela aura peut-être de l’importance par la suite.

 

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Pour conclure, l’Arc Black aura été le plus fabuleux de la saga Dragon Ball Super, certains n’hésitant pas à dire que c’est le meilleur de TOUTE la saga Dragon Ball et de Dragon Ball Z. Parce que l’antagoniste était exceptionnellement travaillé au niveau psychologique. Malheureusement, à mes yeux, cet Arc s’est achevé à l’épisode 66. L’épisode 67 a fait un peu n’importe quoi, c’est parti dans tous les sens avec un Zamasu devenu chimérique, caricatural, pas crédible, un peu comme un Broly qui se déforme et qui devient de plus en plus monstrueux et ridicule au fur et à mesure. Et c’est vraiment du gâchis. Il aurait mieux valu que Trunks le tue pour de bon, et que l’épisode 67 serve de belle conclusion à tout cela, qu’elle parachève le tout. Mais on a voulu rajouter trop de choses par-dessus, et parfois, il vaut mieux s’arrêter sur un moment parfait que de vouloir en rajouter. Le soufflé est retombé comparé à la perfection de l’épisode précédent.

Voici un trailer de l’épisode 68, qui s’annonce comme un filler :