Il y a 15 ans apparaissait Smallville, nouvelle série ado de la WB qui nous parlait d’un superhéros bien connu.

Le parcours : Pilote diffusé le 16 octobre 2001 sur la CW. 10 saisons et 216 épisodes

Le résumé : Superman a été un adolescent, voici son histoire.

Le background : Grand fan de Superman, j’ai attendu la série avec impatience. J’étais là à la première diffusion sur M6 et là à la dernière diffusion en mai 2011

Amenez-moi le pilote : Smallville est un projet très The WB, ancêtre de la CW. A cette époque encore, la chaîne était la préférée des 15/24 ans avec des teen shows comme Dawson, Buffy, Roswell ou Angel ou des séries assez légères comme Charmed ou 7 à la maison. Avec le succès de Roswell et celui de Spider-Man au cinéma, pourquoi ne pas faire une série de super-héros version teenage ? 4 ans après la fin de Lois et Clark, Superman revenait enfin en série live mais sous une forme osée. Et si Clark Kent n’était pas encore Superman et qu’il était ami avec Lex Luthor, l’ennemi juré du superhéros ?

Par ce pitch simple et excitant, Alfred Gough et Miles Millar abandonnent l’idée d’une série sur Batman pour se tourner vers le plus grand superhéros du monde. Et en octobre 2001, nous découvrons ce premier épisode qui portait déjà tous les ingrédients de la série, du moins pour ses 5 premières saisons. Une photographie colorée, de la musique pop rock (le générique est très efficace), des acteurs gravure de mode peu convaincants qui jouent des ados de 15 ans et un sous-texte évident sur la puberté. Clark est un jeune ado maladroit, mal dans sa peau car il ne sait toujours pas où est sa place. Ses parents l’aident comme il peut entre sa mère bienveillante et son père un peu trop moralisateur. Il est amoureux de la jeune et jolie Lana Lang, la fille populaire par excellence qui sort avec le quaterback de l’équipe. Son ami est noir, sa meilleure pote un peu geek et il rencontre son futur ennemi par accident. Tout est là, on vous dit. Tom Welling joue un Clark Kent timide et réservé et arrivera un tout petit peu à trouver un peu d’épaisseur dans son jeu au fil des saisons quand Michael Rosenbam était déjà très efficace.

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Très codé teen, ce pilote parvient à raccrocher les wagons de l’originalité en jouant avec les codes connus du comics. Le personnage de Superman et son univers sont reconnaissables. Les dialogues (« Are you a man or a super man? »), les vêtements (Clark porte toujours du rouge et du bleu) enfoncent des portes ouvertes mais l’idée du médaillon en Kryptonite ou l’amitié entre Lex et Clark font partie des petits plaisirs geek. Ce premier épisode comporte également le traditionnel accident de voiture qui sera l’un des gimmicks les plus connus de la série avec la perte de mémoire.

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Bienvenue sur Terre est un premier épisode qui pêche par son manque cruel d’audace puisque tout est fait pour que les préoccupations adolescentes soient au coeur de la série. A l’époque, c’était une tendance marquée et marquante qui était excusée. Aujourd’hui, cela passerait mal. Sa forme peu innovante avec son Monstre de la semaine sera répétitive au fil des premières saisons mais la série rebondira et trouvera un rythme juste et une identité plus mature après 5 saisons. A ce jour, ce pilote est une preuve que la WB était une chaîne à l’identité forte, à la promesse toujours tenue qui a produit des séries générationnelles qui ont marqué à différents niveaux la production teen et le genre fantastique. Smallville s’est terminée avant que les superhéros ne débarquent dans nos écrans et 3 ans après le début de Marvel au cinéma et reste encore à ce jour l’une des adaptations les plus abouties du mythe Superman.