Après un samedi riche en émotions, nous revoilà partis pour cette dernière journée de la Convention Sherlocked, en présence notamment de Mark Gatiss et Benedict Cumberbatch. Mais bien d’autres guests sont aussi présentes et tout cela ne se terminera pas sans des révélations et un petit pincement de cœur. Partages, fou-rires, moments de panique et beaux moments d’émotion, Sherlocked est une convention intense dont on ne sort pas indemne.

Dimanche 25 septembre. 9.00 pm

Retour dans la file du S1. Je suis terriblement nerveuse car on commence la journée par une session photo avec Mark GatissOutre le côté impressionnant, tout ce que nous pourrons faire dans la journée dépend de notre rapidité sur ce photoshoot, d’autant plus que le Charmant Petit Monstre a rendez-vous pour une autre photo avec Benedict Cumberbatch juste après.

C’est là que l’organisation cafouille un peu. La présence des deux Lead Guests sur le seul dimanche va un peu créer le souk. Après 50 min d’attente, on touche au but. Un coup d’œil à la file qui reste… Oh dear !

Mark Gatiss est très avenant, on le sent moins à l’aise avec les gens mais il joue le jeu chaleureusement et avec humour. J’ai droit à un câlin. Je sors avec les genoux et les mains qui tremblent. Tout va bien.

Le Charmant Petit Monstre file conquérir Benedict tandis que ma deuxième acolyte et moi-même partons retrouver Steven Moffat sur le Second Stage.

Steven Moffat, Talk Re-Imagining Sherlock

Steven Moffat, Talk Re-Imagining Sherlock

11.00 am. Re-imagining Sherlock

Fidèle à lui-même, Mr Moffat se montre à la fois inspirant et pince-sans-rire. Il nous parle de sa découverte de l’oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle, de l’importance que cela a eu. De sa façon d’écrire, que parfois sur six versions, en réalité la seconde s’avère la meilleure à travailler.  Il évoque les différentes versions cinématographiques et télévisuelles de Sherlock Holmes, clamant son amour pour  Jeremy Brett et Basil Rathbone. Il n’oublie pas la version de Guy Ritchie arguant que le seul souci pour lui est le fait que Robert Downey Junior n’a absolument rien avoir physiquement avec le personnage décrit dans le canon.

Ce qu’on apprend : qu’en réalité, l’image que nous avons du personnage de Sherlock Holmes est due à une erreur de destinataire. Quand le Strand Magazine voulut trouver un illustrateur pour les aventures du grand détective, il envoya une missive originellement destinée à Walter Paget, frère de Sidney, mais ce fut ce dernier qui la reçut par erreur. Amusé de l’erreur, celui-ci accepta l’offre et se serait servi de son frère comme modèle pour dessiner Sherlock Holmes.

11.45 am. Mr and Mrs Holmes

C’est au tour de Wanda Ventham et Timothy Carlton, les bienheureux parents de Benedict Cumberbatch, de faire leur apparition sur le Second Stage. Et c’est assurément un grand moment. Jouant leur propre rôle dans la série, ils  évoquent tour à tour la singularité de la situation, la façon dont ils abordés les rôles. Ainsi que le souligne Wanda: « On  nous a demandé de jouer des parents ordinaires, mais quels parents ordinaires appellent leur fils Mycroft et Sherlock !  » Il faut avouer que là, elle marque un point. D’ailleurs, c’est une sacrée personnalité la madame ! Volubile, elle envahit la scène, interpelle le public. Lui plus réservé, fait étrangement penser à son fils. Ensemble, ils sont drôles et étrangement chaleureux. En quelques minutes, on a l’impression de prendre une tasse de thé dans leur cuisine. De leur carrière personnelle à celle de Benedict, le chemin se retrace naturellement à travers l’évocation de Sherlock et on perçoit tout à la fois leur complicité de couple et leur fierté de parents.

Wanda Ventham et Thimothy Carlton, (parents de Benedict Cumberbatch) Talk Mr&Mrs Holmes

Wanda Ventham et Thimothy Carlton, (parents de Benedict Cumberbatch) Talk Mr&Mrs Holmes

Et quand Wanda Ventham raconte la première fois qu’elle a visionné le pilote, sa conviction que là, la carrière de son fils allait décoller, on sent l’émotion.

Ce qu’on apprend: que Benedict est un grand romantique … comme son père. Merci Wanda !

Ils nous révèlent aussi que sans Martin Freeman, de son propre aveu, Benedict n’aurait pas réussi à porter aussi haut le rôle de Sherlock. C’est une véritable alchimie entre eux. Et les parents de Benedict semblent vouer une réelle affection et admiration à Martin Freeman.

Pause. Bol d’air. Toilettes. Je retourne jeter un œil du côté des autographes avec Mark Gatiss; Ce n’est pas gagné cette affaire. Il n’a pas encore commencé à signer en raison des sessions photos et il y a 200 pass Platinum, sans compter les VIP, avant moi… On verra ça plus tard.

Pour le moment, on doit filer à la session photo avec David Arnold et Michael Price, si on ne veut pas rater le prochain talk…Avec Mark Gatiss justement. Nouveau joli moment de complicité. Je n’en reviens pas. Et en dix minutes on parvient à boucler le truc. On court pour attraper le talk avec Mark et échec critique ! Il a été échangé avec celui du matin d’Alistair Petrie (Major Sholto) et Yasmine Akram (Janine). C’est très intéressant aussi et drôle. Mais on est un peu désappointées. C’était le seul talk de Mark et on l’a raté.

Retour du côté des autographes, je parviens par miracle à attraper celui de Mark Gatiss, dire au revoir à David Arnold et Michael Price, toujours souriants, et à me rendre au talk avec Benedict Cumberbatch. Cela tient de l’exploit. Il est à l’aise, joue et plaisante avec l’audience. Pas de questions du public cependant cette fois-ci. Mais j’ai du mal à me concentrer. Il est 4.20 pm C’est l’avant-dernier talk.

Benedict Cumberbatch Talk

Benedict Cumberbatch Talk

5.20 pm. What’s next for Sherlock?

Et voilà. This is itOn accueille Steven Moffat, Sue Vertue et Mark Gatiss pour un dernier tour de piste. Cette fois les questions viennent uniquement du public. On rit énormément et on aimerait que ce moment dure toujours un peu plus. Une jeune femme demande : avec tous ces gens qui viennent de partout pour la Convention et toutes ces amitiés qui naissent autour de Sherlock, est-ce-que vous réalisez ce que vous avez fait ?

Tonnerre d’applaudissements. On sent l’équipe émue. Ils sont unanimes, cela les touche énormément, donne un sens à leur travail, ils en sont fiers… Et Mark Gatiss d’ajouter : »Il faut dire à notre gouvernement que l’on veut rester tous ensemble.  » Et pan pour le Brexit! Au moins c’est clair.

Sue Vertue, Steven Moffat, Mark Gatiss, Clôture de la Convention. Talk What's next for Sherlock

Sue Vertue, Steven Moffat, Mark Gatiss, Clôture de la Convention. Talk What’s next for Sherlock

Ce qui ressort de leur propos, c’est que dans le monde où nous vivons, la fiction a une part de plus en plus importante, car justement elle permet de mettre en connexion des gens d’horizons et de cultures différentes. De les rassembler. De créer des amitiés.

Mais nos génies diaboliques se dépêchent de chasser l’émotion en lâchant quelques indices sur la saison 4. Nous maintenir sur la braise est leur petit jeu préféré. Ainsi nous sont donnés les noms des deux premiers épisodes de la saison 4 :

  • S4 E1 :The Six Thatchers
  • S4E2 The Lying Detective

D’après les premières spéculations, The Six Thatchers ferait référence à la nouvelle The Six Napoleons où il est question de six bustes de Napoléon qu’un fou détruit méthodiquement sans que l’on sache pourquoi.  The Lying Detective serait inspiré de The Dying Detective, nouvelle où John trouver Sherlock mourant d’un mal mystérieux… A vous de mener l’enquête. Le résultat sera dévoilé en janvier 2017 sur BBC one.

Le temps est venu de dire au revoir au ExCel. Un peu partout, on traîne, on discute. Personne ne veut vraiment partir. Mais on se promet déjà de revenir si nouvelle convention il y a.

En dépit de quelques rares et inévitables cafouillages, Sherlocked est un grand moment d’émotion, à l’organisation bien gérée. Refermant cette parenthèse, j’aimerais dire merci à toutes les personnes impliquées, casting et équipe technique de la série, membres de l’organisation. Leur gentillesse, leur prévenance contribuent à faire de cette convention un moment exceptionnel et particulier. Et comme le disait quelqu’un, on ressort de là, encore plus fan de Sherlock qu’on ne l’était en y entrant.

See you next time London !