Basé sur le roman The Magicians de Lev Grossman, la série éponyme nous plonge dans une école de sorci… de magiciens avec coups bas, concurrence et mystères mystérieux. La série est sur SyFy France depuis le 4 octobre.

On ne donnait pas cher de la série The Magicians. Diffusée sur SyFy, ne donnant aucun indice sur une possible originalité et portée par un casting assez peu engageant, The Magicians crée la surprise avec étonnement.

Quentin Coldwater, jeune adulte en marge du monde, découvre qu’il est un magicien. Invité dans une université : Brakebills, il va, avec l’aide de ses nouveaux amis, entrer dans une histoire qui le dépasse.

Les premières minutes sonnent faux, comme si on était plongé dans un téléfilm bas de gamme. Cette sensation ne s’amenuise pas quand on voit débarquer les deux héros qui sont vite séparées et dont le jeu n’apporte aucune garantie de voir un produit de qualité. Jason Ralph n’est pas très engageant que ce soit dans son style, son allure ou son jeu mais il dégage quelque chose, une sorte d’empathie qui lui va bien. Et il faudra bien le supporter. Restent que les deux premiers épisodes sont plutôt plaisants. Le premier bouffe à tous les râteliers comme Narnia ou Harry Potter mais, rapidement, la série prend ses marques mais ne parvient à retenir l’attention qu’à la toute fin quand une grande menace se présente. Stylisée, charismatique et arrivant avec une mise en scène troublante, ce Big Bad donne alors toute sa force à l’intrigue et on le sait : un grand méchant aide à faire un grand héros.

the magicians

Le second épisode ose faire un épisode contemplatif avec une longue exposition. De plus, diviser l’épisode en deux intrigues avec d’un côté la vie de Quentin à l’école et celle de Julia, son amie, embrigadée dans un groupe qui semble marginal aux institutions magiques, offre deux traitements différents. Julia se retrouve dans une intrigue qui n’engage pas vraiment beaucoup d’intérêt et Quentin est dans la gestion des conséquences de l’arrivée du Big Bad. Dans toute série, l’épisode 2 se doit de réintroduire, réexposer, relancer les intrigues du premier mais The Magicians se permet le « luxe » de faire un « épisode 3 » plus posé, moins pertinent. On sent que les personnages sont encore maladroitement gérés que ce soit dans leurs relations ou dans leurs positions mais on sent que la série n’est pas écrite par-dessus la jambe (a contrario de Shadowhunters). Chaque personnage cache une vérité qui sera à coup sûr très intéressante à dévoiler.

On donne vraiment une chance à The Magicians pour nous bluffer et offrir une série sur la magie qui pourra faire oublier tout ce qu’on a eu depuis Charmed.