Après plus de 25 teasers, la saison 6 d’American Horror Story a enfin dévoilé son identité et on plonge en pleine maison hantée…

Tout était gardé secret sur le thème de cette saison et ce n’est que le soir de la diffusion que les spectateurs ont pu découvrir l’histoire de cette sixième année de la série de Ryan Murphy.
Intitulée My Roanoke Nightmare, cette saison 6 met en scène Sarah Paulson, Cuba Gooding Jr. et Angela Bassett aux prises avec des forces démoniaques.

Roanoke est le nom de colonies mystérieusement disparues au 16è siècle. Déjà cité lors de la saison 1, Murder House, Roanoke fait donc son retour sous la base d’un documentaire réalité. C’est l’année d’un nouveau commencement pour la série qui avait souffert avec une saison 5 très inégale malgré la venue de Lady Gaga. Lily Rabe, Andre Holland et Adina Porter jouent les personnages « réels » qui ont vécu les événements narrés. Dans la reconstitution, Sarah Paulson, Cuba Gooding  et Angela Bassett reprennent les rôles. Le début peut dérouter avec une sorte de teasing des épisodes en guise d’introduction des deux premiers. Notons aussi l’absence notable de générique.

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Outre le plaisir de revoir Gooding et Paulson réunis après American Crime Story, Roanoke ne parvient pas à imposer son intrigue totalement abandonnée à une surexposition de faits et des tunnels de dialogues assez clichés qui nous font dire que les plus belles heures de la série sont derrière elle. Après 4 saisons plutôt bien construites qui allaient du bon (Covent) au très bon ( Asylum), American Horror Story semble peiner à renouveler ses intrigues. Les Miller s’installent dans une maison abandonnée au milieu d’une forêt. Les événements d’hantises rappellent l’ambiance d’Asylum ou de Covent dans un décor à la Murder House. Les personnages sont aussi peu fouillés entre le couple en difficulté et la flic paumée. Ces personnages dysfonctionnels sont encore bien trop stéréotypés contrairement à ceux, archétypaux, entrapercus et rencontrés durant les 5 saisons de la série.

Effectivement, les deux épisodes tournent autour du traumatisme que vit Shelby Miller (Sarah Paulson) soutenue par son mari et sa belle-soeur et le schéma semble déjà étriqué au bout d’une heure. Il manque sérieusement de personnages secondaires pour offrir une vraie atmosphère, un univers et un sujet riche. Ce n’est pas l’apparition grossière du génial Denis O’Hare en Dr. Elias Cunningham dans une scène de narration trop soulignée rattachant les bouts de ficelle qui sauvera encore les bases fragiles de cette saison.

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Il faudra s’écarter du territoire balisé de l’histoire de maison au milieu de nulle part pour que la saison 6 propose une identité forte qui sortira la série d’une certaine complaisance. Il était rare que les précédentes saisons d’AHS mettent du temps à démarrer et à happer le spectateur. Hôtel était l’exception. Espèrons que Roanoke soit vraiment un renouveau attendu.