La sortie de Dans le Noir le 24 août a prouvé une fois de plus que les courts-métrages adaptés en longs ne sont jamais une bonne idée. Tour d’horizon des courts devenus trop longs.

On commence donc par Lights Out de David F. Sandberg. Ce court sans budget mais avec une idée géniale a fait frissonné 11 millions de personnes sur Vimeo en 2013.

Seth Rogen et Jay Baruchel sont amis depuis Freaks and Geeks, la série de 1999 (peut-être avant mais on en doute). Ils ont rarement rejoués ensemble sauf dans This Is The End, le film barré de 2013. Seth et Jay ont joué dans un court inspirant le long-métrage. Intitulé Jay & Seth vs the apocalypse, le court-métrage date de 2007, soit 6 ans avant le film.

 

Pixels a été un flop artistique et financier pour Sony en 2015. Multipliant les Razzie Awards, Pixels était pourtant basé sur un court-métrage multi-primé du français Patrick Jeantourné en 2010.


Film méconnu, Cashback est un film indépendant assez magique. Poésie, fantasme et humour se marient parfaitement dans ce film de Sean Ellis. Nommé pour l’Oscar du meilleur court-métrage en 2004, Ellis transforme le court en long en 2006. Moins percutant que son court-métrage, le film ajoute beaucoup d’humour mais restitue toute la portée charnelle et artistique du court.

Neill Blomkamp a fait son trou à Hollywood depuis District 9, film de science-fiction qui voit l’Afrique du Sud accueillir des aliens. Le film de 2009 est nommé à l’Oscar du meilleur film (étonnant pour un film de SF!). Alive In Joburg est le court qui a inspiré Disctrict 9. Blomkamp est évidemment derrière la caméra.


Blomkamp a continué de s’inspirer de ses propres idées avec Chappie qui a puisé dans le court-métrage Tetra Vaal datant de 2003.

Evidemment, nous n’oublions pas Sam Raimi et Evil Dead qui n’est autre qu’une version plus maitrisée de Within the woods, court déluré de Raimi datant de 1978. Evil Dead arriva 3 ans plus tard.

En France, il existe des cinéastes qui se sont permis de transformer leur court en long. C’est le cas du duo Éric Toledano et Olivier Nakache qui, bien avant Intouchables, ont été animateurs en colonies de vacances.  Leur expérience a été le sujet de l’un de leurs premiers courts intitulé Ces jours heureux tourné en 2001. On y retrouve Lorànt Deutsch, Omar Sy et Fred Testot. 5 ans plus tard, Nos Jours Heureux sort dans nos salles avec Jean-Paul Rouve à la place de Lorànt Deutsch.

Si une idée va mieux en format court, c’est évidemment pas pour la mettre et l’étirer sur 1h30. Certains réalisateurs ont peut-être gagné en narration, ont pu développer leurs idées. Mais rares sont les films qui réussissent à étaler l’histoire quand l’idée est beaucoup plus high concept que d’ordinaire. Lights Out n’a pas été l’exception.