Fut un temps, il était impossible d’avoir les séries avant tout le monde. Vous deviez attendre 10 mois pour avoir une saison d’une série en prime time ou au mieux, vous avez deux ou trois saisons au rythme quotidien et en boucle. C’était le temps où M6 était votre chaine préférée, où vous faisiez des nuits blanches pour regarder Les Contes de La Crypte ou que vous demandiez à papa et maman de rester encore un peu pour finir l’épisode de Docteur Quinn du mardi soir ! C’étaient ces bonnes années 90 !

Nous en avons mangé de la série en dose quotidienne, des séries oubliées, des sitcoms obscures, des séries qui paraissaient ne plus finir alors qu’elles n’ont fait que 7 épisodes…

Je ne parlerais pas des séries comme Sois Prof et Tais-toi, Les Années Collège, Un Toit pour Dix, Incorrigible Cory, La Fille de l’équipe… non je vais parler des séries qui ont un peu marqué par son traitement, son concept ou sa durée significative (rarement plus d’une saison) ou alors par sa qualité rare ! Quelques fois vous vous direz : « aaah mais oui », des fois « ah mais non »

La Famille Green – 1999-2000
VO : Get Real – 22 épisodes de 45 minutes
Créée par Clyde Phillips et diffusée sur la FOX et France 2 en fin d’après midi.

Rarement une série familiale ne m’avait autant plu. On suit la famille Green dans leur vie de tous les jours avec les parents Mitch et Megan qui tentent de sauver leur couple, Meghan, l’ado qui tente d’avoir une vie amoureuse  Cameron, le grand frère qui croque la vie à pleine dent et le jeune Kenny, le petit frère qui essaye d’exister.

Le pitch ne fait pas rêver mais l’originalité vient de la forme. Dès les premières minutes on est en terrain connu. En effet, Clyde Philips est l’homme derrière Parker Lewis ! Il prend la même formule et l’adapte à la sauce dramédie familial pour notre plus grand bonheur. Les acteurs s’adressent au public et présentent un peu la situation. Les transitions se font dans des mouvements de caméras bien sentis et il y a une certaine atmosphère qui se dégage de la série qui met de suite en confiance.
Meghan s’adresse à son public en promettant de ne pas être aussi introspectif qu’Angela 15 ans ou aussi intelligent que Dawson’s Creek.
Get Real ne tente pas de jouer avec son public, elle le prend juste sous on aile et promet que les aléas de la vie sont presque fatalistes. Chacun a ses problèmes et ce sont les chocs des générations qui feront le reste.

A retenir aussi le casting avec une star en devenir. Anne Hathaway bien avant son explosion cinématographique, joue Meghan. Sa jeunesse étonne et son petit air de Joey Potter new age fait mouche.

Eric Christian Olsen (NCIS LA), Taryn Manning (Orange is the new black) ou encore Jesse Eisenberg (Social Network, Zombieland, Batman V Superman) s’ajoutent à la liste.

Get Real tiendra en haleine peu de spectateurs et s’arrêtera après 20 épisodes sur FOx laissant deux épisodes jamais diffusés. En France, on aura la chance d’avoir une diffusion quotidienne qui se terminera par un cliffhanger (le fameux « C’est là! ») ! Tout au long de la saison, les membres de la famille s’entrechoqueront et offriront de la comédie bien pensée et du drame bien senti.

A quand une rediffusion ?


Un Agent Très Secret  – 1999 – 2000
VO : Now And Again– 22 épisodes de 45 minutes
Créée par Glenn Gordon Caron (Clair de lune) et diffusée sur CBS et France 2 tous les dimanches à 17h

Eric Close (Dark Skies, Without A Trace), Margaret Colin (Independence Day) et Dennis Haysbert (24) tenaient le haut de l’affiche, sans oublier John Goodman dans le pilote qui interprète le même rôle que Eric Close. Je vous explique l’histoire : « Un homme ordinaire, cadre dans une compagnie d’assurances, 45 ans, tombe d’un quai de métro à N.Y. et meurt. Mais meurt-il vraiment ? A l’insu de sa femme et de sa fille, son cerveau est recueilli sur les lieux de l’accident par un service secret du gouvernement des Etats-Unis et implanté dans le corps d’un jeune homme de 26 ans créé artificiellement et ayant la force de Superman, la rapidité de Mickaël Jordan et la grâce de Fred Astaire… Le seul problème, c’est qu’il lui est interdit, sous peine de mort, de faire savoir à quiconque appartenant à son passé qu’il est vivant, et croyez moi c’est difficile quand on est un homme qui aime par dessus tout sa femme, sa fille, et sa vie passée » Vous avez saisi ? Le petit speech de début d’épisode résume à lui tout seul le sujet.
Il y a tant de choses à dire sur cette série géniale ! Je vais tenter de faire un petit résumé. Derrière le titre Un agent très secret se cache une série loin des poncifs des séries d’actions. La nouvelle série de Glenn Gordon Caron (Clair de lune) est un petit bijou liant drame, action, romance, science-fiction, comédie. Les critiques l’ont prouvé : « When The X-Files meet The Six Million Dollar Man  » ; « One of the smartest shows on TV » ; « The year’s most surprising romance/comedy/sci-fi drama » ; « The best thing by far on any of the networks » et j’en passe… Osant même diffuser le générique dix minutes après le début de l’épisode, la série joue avec des codes déjà malmenés dès le pilote. Une musique très stylisée, non tapageur, fluide, des couleurs propres, un jeu strict mais fabuleux, des scènes bien construites, des dialogues sans déchet, les 22 épisodes de la série doivent être vus et revus. Dès le pilote, on se prend d’affection pour tous les personnages campés par des acteurs impeccables, John Goodman en tête malgré son apparition éclair. Loin de déballer les scènes d’actions à la Superman, Caron parvient à mixer la romance, la science-fiction, la comédie et le drame dans des scénarios excellents. Des épisodes comme « Plus un mot » ou « Un petit air familier » sont des petits chefs-d’oeuvre d’émotion. On se prend vite d’affection pour Lisa et Michael, ce couple fauché en pleine histoire. La relation entre le cobaye et le docteur est aussi exceptionnelle avec la détresse d’un homme qui aime sa famille face à la forte personnalité du docteur Morris qui le garde en « détention ». Régime alimentaire draconien, exercices physiques et missions spéciales sont le quotidien de Michaël, même si au hasard de ses aventures, il rencontre sa femme, ce qui nous vaut des scènes cocasses, drôles et touchantes. De là réside l’une des grandes et nombreuses forces de la série. On n’oublie pas Roger Bender, l’ami de Lisa, qui par son jeu subtil et son humour, nous décroche des sourires réguliers. Les dialogues et autres joutes verbales entre Michaël et le docteur sont des bijoux d’humour grinçants de cynisme. Je vous mets au défi de ne pas rire à l’une des réflexions de Michael. Bien sûr, il vous faudra connaître la série pour pouvoir bien l’apprécier et la comprendre, qui, au fil de 22 épisodes, nous fait découvrir la vie de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres.

D’excellentes critiques qui la considéraient comme la meilleure série depuis X-files ainsi que des audiences honorables n’ont pas suffi pour que la série continue. Elle est annulée au bout d’une saison par ces incultes de CBS. Le dernier épisode laisse en suspens les spectateurs. L’ultime scène de la série n’aura pas de suite.


Young Americans  – 2000
8 épisodes de 45 minutes
Créée par Steve Antin et Greg Berlanti (Flash, Arrow, Everwood) et diffusée sur The WB et M6

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Diffusée en juillet 2000 sur la WB et un an après sur M6 le dimanche dans sa fameuse case de 19 heures, on retrouve dans Young Americans Greg Berlanti, l’homme derrière quelques épisodes de Dawson et le créateur de Everwood. Cette série raconte la vie d’étudiants lors de la session estivale du lycée Rawley. Les cours sont finis pour la plupart sauf pour eux qui restent dans les locaux pour finir leurs exams, rattraper des cours ou faire connaissance avec le lycée. La série a été vendue comme un spin-off de Dawson mais en fait, le personnage de Will est apparu dans trois épisodes de la saison 3 de Dawson pour faire un peu de pub.

Sur les 8 épisodes de la saison, un seul est à jeter et encore ! C’est une véritable suite d’histoires, de tranches de vies. Chaque épisode fait avancer la série (contenant donc que 8 épisodes- une saison complète), ce qui peut paraitre débile de nos jours pour une série mais là, le peu d’épisodes fait qu’on est en face d’une fenêtre ouverte sur la vie de 5 jeunes. Pour une série d’été, le peu d’épisodes est un atout. A première vue, on pourrait croire à un clone de  » Dawson  » mais il n’en n’est rien ! Apparue durant la saison d’été 2000 sur la WB,  » Young Americans  » est une série à l’atmosphère très différente. On se sent réellement aux côtés des personnages tant l’ambiance est bien retranscrite : le lycée de Rawley durant l’été, la musique, les décors, nous plongent totalement dans l’ambiance, on se demande même si c’est encore l’été de l’autre côté de notre fenêtre quand on la regarde. Des jeunes face à eux-mêmes pendant les vacances avec chacun un énorme secret. C’est l’histoire de Will, Scout, Bella, Jake et Hamilton. Nous sommes loin des personnages « normaux » de  » Dawson  » ou de  » Felicity « . Jake, par exemple, se déguise en homme pour pouvoir étudier à Rawley, Bella et Scout, qui semblent proches, découvrent qu’ils sont beau-frère et belle-sœur… Ces personnages très différents les uns des autres sont tout de suite appréciés pour leur justesse et leur crédibilité. La série aborde les thèmes récurrents de l’amour, de l’adolescence, du futur, de la famille… mais sans trop en faire, on est loin du vrai mélo. Revenons sur la musique qui est très particulière. Elle est quasi acoustique à 90% ! Pas une seule musique avec un son électronique ! C’est souvent des ballades à la guitare et des voix douces. Un enchantement avec une grande place pour le chanteur Nick Drake. On finit sur une musique reprise de Over The Rainbow magnifique pour clôturer la série.

La WB n’a pas jugé nécessaire de renouveler la série pour une seconde saison. Les audiences étaient correctes pour l’été… Cela aurait été intéressant de suivre ces étudiants le temps d’un seul été, chose jamais faite à la télé. Mais c’était peut-être ça que la WB n’a pas trouvé intéressant…


What About Brian – 2006-2007
25 épisodes de 45 minutes
Créée par Dana Stevens et diffusée sur ABC et TF1

Produite par JJ Abrams après le succès de Felicity et Alias, …Brian est un drama parlant de trentenaires et de leurs tracas. Sorte de Dawson dix ans après, de Melrose Place moins friquée, la série est un très honnête drama avec toutes les thématiques qui vont avec : amourette, sexe, boulot, avenir, famille, choix de vie… Barry Watson, sorti tout droit de 7 à la maison, porte la série sur ses épaules et s’en sort vraiment bien. Le personnage est de suite attachant et il ne deviendra jamais un boulet comme l’est souvent les héros de séries basées sur le mélo (Dawson, Ally McBeal, Grey’s Anatomy). Il est entouré par des acteurs plutôt sympathiques comme la charmante Sarah Lancaster (Chuck), Amanda Detmer, Matthew Davis ou encore Rosanna Arquette qui voulait une nouvelle carrière à la télé. En saison 2, la série accueillera les bombes Tiffany Amber Thiessen et Krista Allen !

La première saison de 5 épisodes (un sixième n’a jamais été diffusé) est parfaite dans le genre. Le fameux triangle amoureux est vraiment bien exploité et a son lot de situations, de tragédies et de drames et comme toujours, la suite est moins glorieuse. La saison 2 est moins bien construite, Sarah Lancaster est quasi absente et la dynamique entre les personnages est moins ressentie. Néanmoins les histoires sont intéressantes et la série est toujours agréable, le charme a simplement disparu. Il y a cette petite densité dramatique quand un triangle amoureux prend 80% de l’intérêt de la série. Ce genre d’intrigues nourrit quelques épisodes mais il ne peut durer éternellement. Le syndrome saison 2 est donc vérifié ici.
NIveau contenu, Brian et son pote Dave travaillent dans une boite de création de jeux vidéos et on sent le côté cheap des produits. La production n’a vraiment pas voulu rendre ça crédible tellement les jeux paraissent désuets. Autre détail, le mari italien de Rosanna Arquette semblait tellement fade en saison 1 qu’il a été remercié en saison 2 à juste titre. Et comment la production a t-elle fait ?

On le fait mourir accidentellement !

What About Brian reste une série plaisante avec des acteurs au capital sympathie énorme et des histoires où tout le monde se reconnaîtra.


Le Bureau – 2006
8 épisodes de 22 minutes
Créée par Nicolas & Bruno (Messages à caractère informatif) et Ricky Gervais et diffusée sur Canal+

Adaptation française de la série The Office, Le Bureau est une réussite. Si, si ! Je la défendrai jusqu’au bout. Injustement boudée et annulée après 8 petits épisodes, la série permet à François Berléand de jouer un Gilles Triquet, patron d’une société de fabrique de papier, d’une connerie abyssale. Oui, la série copie colle les épisodes de la version anglaise. Bon. Mais la série est vraiment french touch par moment, il fallait faire confiance à Nicolas & Bruno. Le ridicule propre à la franchise The Office est vraiment restitué fidèlement avec cette french touch. Nicolas &Bruno avait déjà touché juste dans leurs Messages à caractère informatif et utilisaient déjà l’humour de ce style avec brio. La comédie workplace est un genre qui n’a jamais explosé en France et il serait dommage de passer outre cette tentative. Les acteurs ne jouent pas mal, ils jouent des personnages pathétiques et les situations collent vraiment bien avec le type d’humour recherché. J’ai regardé The Office UK bien après la version française et US. J’ai ri tout autant, je me suis senti en terrain conquis (le pilote est vraiment le même pour les trois versions) malgré quelques défauts comme dans beaucoup de séries françaises (le jeu naturel… aïe).

Les épisodes sont inégaux mais on se plait à ne pas avoir à bosser avec cette équipe de bras cassés ou plutôt ce boss qui fait tout pour ridiculiser autrui et décrédibiliser son travail.


Un Toit pour Trois – 1998 – 2001
VO : Two Guys, a Girl and a Pizza Place puis Two Guys and a Girl  – 81 épisodes de 22 minutes
Créée par Danny Jacobson et diffusée sur ABC et France 2

un toit pour trois
Two Guys and a Girl met en scène Ryan Reynolds avant qu’il ne devienne Deadpool et Nathan Fillion avant qu’il ne devienne Castle. Arrivée au même moment que Zoe, Duncan, Jack and Jane avec Selma Blair et Michael Rosenbaum diffusée sur M6, Un Toit pour trois est un des ersatz de Friends qui pullulaient sur les écrans et peu d’élus ont pu continuer plus de deux ans. Après avoir préféré Zoe et sa bande, je me suis laissé prendre au jeu d’Un Toit Pour Trois qui avait la particularité de proposer des gimmicks dès le départ avec les test de médicaments de  Berg, les faux souvenirs de Mr Bauer ou encore cette pizzeria qui comme dans 2 Broke Girls et sa cafét, marchent au ralenti malgré les clients.

Ryan Reynolds était déjà en forme et proposait son jeu tout en fumisterie et mimiques. Le duo Pete et Berg était savoureux et les quelques histoires d’amour donnaient un peu de piquant. A noter que Nathan Fillon était de la partie en petit copain de Sharon.
La sitcom était très plaisante  mais comme beaucoup de séries de ce genre à cette époque, les dynamiques s’écroulaient après deux saisons et les audiences aussi. A l’instar de Caroline in the city, Une Fille à Scandale, Veronica’s Closet ou Dharma et Greg, la série était « révolutionnaire », cartonnait puis tombait dans l’oubli.

La série est très méconnue et reste dans les cartons des chaines de séries comme Série Club mais je doute qu’elle soit rediffusée un jour.

 


Brisco County – 1993-1994
26 épisodes de 43 minutes
Créée par Carlton Cuse (Lost, Le Flic de Shangaï) et diffusée sur la FOX et sur M6 les mardis soirs

Brisco met en vedette le fameux Bruce Campbell, second couteau du cinéma de genre depuis le succès de Evil Dead et petit protégé de Sam Raimi. Brisco est un cowboy qui va devoir faire face au méchant Bly qui cherche à posséder une sphère qui permet de voyager dans le temps. Ce mix entre western et science-fiction donne une fraîcheur certaine à cette série qui va à cent à l’heure.
Comédie bon enfant, Brisco arrive au moment où les séries étaient du divertissement mixant les genres (MacGyver, Lois et Clark...). Avec ses faux airs de produit issu de la tête de Sam Raimi (qui produirait après Xena et Hercule), Brisco avait de quoi dérouter. Le western a donné des séries légendaires comme Les Mystères de L’ouest, Bonanza et même Docteur Quinn qui commençait à devenir célèbre. Les années 94-97 ont vus les mythes revisités avec le succès de Lois & Clark et Hercule. Robin des bois, Conan ou Sinbad devenaient des héros de série bas de gamme, limite kitsch au budget rachitique. Brisco n’était en rien raté ou ratable. Pendant une bonne vingtaine d’épisodes, la quête de Brisco est jalonnée de suspens, de SF et  de comédie romantique de fort bon niveau.

Les personnages haut en couleur comme Dixie, la charmeuse ou encore Socrate Poole, professeur Tournesol-like sans le côté savant fou, apportaient beaucoup de fraîcheur à cette série. Même Tempête le cheval intelligent était intéressant ! Bruce Campbell s’en donnait à coeur joie et prenait plaisir à camper Brisco, Lucky Luke moderne.

La série était découpée en chapitre et chaque coupure pub en concluait un. Si le côté SF était le petit plus indéniable, il n’était que le fil rouge d’aventures rythmées et drôles. Proche des Mystères de L’ouest pour son côté décalé, la série a perdu de sa superbe dès que le méchant Bly disparaît les six derniers épisodes se concentrent alors sur des histoires moins hystériques, moins intéressantes et la série se conclue faute d’audiences.

 


Caraibes Offshore – 1994
VO : Thunder in Paradise– 22 épisodes de 45 minutes
Créée par Douglas Schwartz et diffusée en syndication et sur M6

Je ne m’attarderai pas sur cette série qui n’a vraiment rien pour elle mais quand M6 achetait toutes les séries du monde, il y avait dans le lot des Caraibes Offshore avec Hulk Hogan. Le concept est simple : Hulk Hogan aidé par des amis fidèles combattent le crime au soleil avec leur bateau de haute technologie.

Sorte de K2000 sur mer, d’Alerte à malibu qui croise Supercopter, Caraibes Offshore est une série comme on a pu en voir beaucoup trop à cette époque entre Agence Acapulco, Models Inc ou Los Angeles Heat, c’est à dire une série totalement décomplexée, qui offre 40 minutes de pure détente avec un minimum de qualité. Je me souviens juste d’un morphing (grande découverte de l’époque) de piètre qualité avec Hulk Hogan dans un épisode sur le vaudou.

Le pilote en deux parties fut proposé, comme pas mal de séries de l’époque, en prime time sur M6 (dans la case du mardi) puis quotidiennement à 19 heures. La particularité qui me dérangeait était que le bateau, simple offshore, pouvait se morpher en bateau futuriste avec moultes armes et qu’une fois à l’intérieur, un QG avec écrans géants et 30 metres carrés au sol (loi carrez) était disponible… Joli.

La série n’aura pas duré mais il restera au moins un générique :

 


Drôle de chance – 1995- 1996
VO :  Strange Luck – 17 épisodes de 45 minutes
Créée par  Karl Schaefer (Eerie Indiana, Dead Zone, Eureka) et diffusée sur FOX et sur M6

Je me souviens d’une émission Culture Pub sur la promotion des séries aux USA et elle parlait des futures séries de la chaîne M6 avec notamment Strange Luck. Bizarrement ce sera mon premier véritable souvenir. Je ne sais plus de quoi parlait la série si ce n’est de Chance Harper qui a survécu à un crash d’avion quand il était petit et qu’il est désormais sponsorisé par la loi de Murphy (de l’emmerdement maximum). En tant que photographe freelance, il se trouve toujours là où il ne faut pas. A l’instar d’un Gary Hobson (d’ailleurs le style du héros et le contexte ainsi que la VF se rapprochent), Chance tente de s’en sortir avec son don / sa poisse. Souvent on le verra acheter des tickets à gratter et ne jamais gagner…

La chose dont on parle le plus sur la série est ce clin d’oeil à X-Files dans l’épisode 11 où le frère du héros lui propose de contacter Mulder « un ami au FBI ». En français, ce sera un beau « Mouldère » qui le remplacera.

17 petits épisodes et la FOX enterre la série sans grande conclusion. Une mythologie s’installa peu à peu et une certaine noirceur arrivera avec des personnages cachés dans des grands manteaux et des chapeaux en sortie d’une ruelle sombre et au brouillard pesant. La touche X-Files était vraiment palpable sur la série. Seulement la mythologie se concentra sur le gimmick le moins intéressant des séries : rechercher sa famille.
Aujourd’hui, il paraîtrait désuet de rediffuser la série qui n’est pas vraiment d’une grande qualité, la musique est ringarde et les enjeux moult fois plus ambitieux dans d’autres séries.


FreakyLinks – 2000-2001
13 épisodes de 44 minutes
Créée par David Goyer (Dark Knight, Blade) et diffusée sur FOX et M6

Freakylinks est un gros gâchis. Non pas que le potentiel était mal exploité mais la série a été annulée alors qu’elle proposait une série fantastique différente. Croisement entre un Blair Witch et un X-Files, on suivait Derek et ses amis du site freakylinks.com enquêtait sur des légendes urbaines avec leurs caméras.

Le style caméra à l’épaule et légende urbaine fonctionnait vraiment sur certains épisodes et la mythologie en place (qu’est-il arrivé au frère de Derek) tenait en haleine. J’ai le souvenir que la série a donné quelques vocations à certains fans comme reprendre la série en version réelle et créer son propre freakylinks. Hélas si la série a eu de l’impact c’était seulement sur le court terme. L’annulation n’a pas permis à la série de rester dans les mémoires plus longtemps.

Ethan Embry jouait le rôle de Derek, son côté un peu foufou servait bien la série et le reste du cast, bien que composé par les ingrédients habituels d’une bande à savoir une fille et un black, s’en sortait plutôt bien.

Au programme des légendes, des fantômes, des créatures de l’ombre, des vampires et un fil rouge intrigant, Freakylinks parcourait le bestiaire avec les moyens du bord. Souvent dans les non-dits et le secret, la série était le pendant punk de X-Files. Aucune rediffusion n’a eu lieue depuis à ma connaissance et c’est bien dommage.

A venir dans la partie 2 : F/X effets spéciaux, Cooper et Nous, Le Magicien, Jake 2.0…